Et puis si, c'est important quand même, ça va totalement dans la continuité de ce qu'il fait depuis 25 ans, en le poussant à l'extrème. Quand un cinéaste pousse à l'extrème un procédé récurrent dans sa filmo, c'est jamais insignifiant. Surtout dans le cas de ToL, cet espèce de messe d'outre-tombe qui mêle temporalité, espace et personnages dans une réflexion commune, c'est quand même quelque chose !
Je trouve ça moche et chiant, norage les poulets ![]()
Je dirais même plus, la ligne rouge.
Putain ça c'est du cinéma ! Qu'est-ce que c'est beau... !
J'avais vu les quatre premiers films de Terrence Malick. J'avais moyennement aimé Les Moissons du Ciel, avais adoré La Balade Sauvage et Le Nouveau Monde, et me prend une claque monumentale à chaque visionnage de La Ligne Rouge. Mais The Tree of Life, on me l'avait vendu comme beaucoup plus radical, et un peu parodique du style Malick. Force est de constater qu'il n'en est rien. La poésie de ces images sublimes et de cette musique envoûtante opère toujours pour moi, et je ne l'ai pas trouvé tellement plus radical que ses précédents films. J'irais même jusqu'à dire, d'ailleurs, que je ne le trouve pas encore assez radical. Car là où Malick montre toute l'étendue de son talent, c'est lorsqu'il ne raconte rien, ou plutôt qu'il raconte par le visuel. Ce sont les 40 premières minutes et les 20 dernières de The Tree of Life, véritables orgies cinématographiques auxquelles j'aurais mis la note de 10/10 sans l'ombre d'un doute. Tout le reste, c'est un petit peu en-dessous. Rien qu'un petit peu, bien sur, car Terrence a l'art de tout sublimer, et que cette histoire de lien père-fils est traitée avec beaucoup de pureté et d'humilité (en plus de me parler particulièrement). Mais je le préfère tout de même dans sa veine plus radicale, lorsqu'il tend vers le tout contemplatif. C'est pourquoi j'attend impatiemment de voir A la merveille, qui va encore plus loin, parait-il. Pour autant, je n'oublierais pas de si tôt The Tree of Life, qui va probablement me hanter plusieurs jours durant.
Et au fait, je ne savais pas qu'il y avait des dinosaures dans ce film. BMG ? ![]()
C'est le deuxième film de Malick que je regarde (après La Ligne Rouge) et je dois dire aimer particulièrement cette façon qu'il a de filmer, je ne sais pas comment vous l'expliquez, j'espère que vous me comprenez. ![]()
Après pour le reste je dois vous avouer n'avoir rien compris : les plans sur la nature, l'espace, les 10min de fin. En fait c'est quoi que le réalisateur fait ? Le message qu'il essaye de passer de transmettre à travers tout ça ?
Après même si cela paraît assez déroutant pour moi, et assez incompréhensif, j'ai plutôt apprécié ce film.
Les 40 premières minutes (environ) c'est la création du monde. Enfin la vision qu'en a Malick évidement.
Et oui il a une façon de filmer totalement unique et carrément virtuose c'est évident !
Tu avais aimé La Ligne Rouge ?
Rien a dire, si ce n'est, chef-d'oeuvre ultime. Le plus puissant film vu jusque là.
Ce film est magnifique. C'est le summum de ce que peut m'offrir le cinéma personnellement. Mon film préféré, tout simplement.
Il faudrait que j'écrive un truc sur ce film un jour, il est tellement important pour moi ... j'aimerai bien savoir si des gens ont ressentis comme moi quelque chose de très puissant après le visionnage, ça était une véritable révélation pour moi, c'était ... waah.
Ce film et le rapport à la vie dans sa dimension cosmique me rappelle le bouquin "Poussières d'étoiles" de Hubert Reeves, c'est superbe et poétique.
Mais à vrai dire le moment du film où on suit l'évolution physique (et psychologique) des enfants m'a rappelé tellement de souvenirs qu'il est mon moment préféré du film...(sans oublier Die Moldau qui accompagne une des scènes...).
Pareil, ce fut un choc mon ressenti devant ce film. J'ai pas arrêter de pleurer comme une madeleine devant. La symbiose musique et images est très réussie, les thèmes et la beauté aussi, tous ceux ci en symbiose. Un film unique et qui m'a touché droit au coeur.
J'ai essayé d'appréhender le cinéma de Malick avec La Ligne Rouge, et ça a pas du tout pris sur moi, j'ai retenu les 10 premières minutes sur l'île "paradisiaque" où la symbiose entre les images et le son créée en effet un vrai sentiment d'évasion, on a quasiment l'impression d'être hors du temps. Le problème, c'est une fois qu'on arrive au côté cru, cauchemardesque de la guerre, passée une relative excitation je me suis poliment ennuyé puis ait fini tout bonnement par m'endormir au bout d'1h15-1h30 ![]()
Le truc c'est que je comprenais (du moins j'en avais l'impression) ce que le film voulait nous dire et transmettre, mais tout était enveloppé dans une telle torpeur ambiante que j'ai dû résister à plusieurs reprises pour ne pas sombrer, ce que j'ai fini par faire (après il devait être genre 1h-2h du matin à ce moment-là, peut-être que les Malick et leur format ne conviennent pas trop à mes séances nocturnes).
Quoiqu'il en soit je suis un peu hésitant maintenant pour Tree Of Life, rien que pour la Palme je suis curieux de le voir mais si c'est la même merde que pour l'autre en encore plus radical j'ai pas de très bons pressentiments ![]()
J'ai longtemps appréhender le revisionnage de ce film, quand je l'ai découvert ma culture cinématographique était très faible, non pas qu'elle soit extraordinaire aujourd'hui et au vu des avis que j'ai pu entendre dans mon entourage sur ce film depuis ("film prétentieux ne racontant rien") l'appréhension augmenta.
Personnellement je pense que le film a deux visages, le premier montre la jeunesse de Jack, de sa relation avec ses frères, sa mère et son père qui est une figure autoritaire en essayant d'éduquer ses enfants dans le respect de la religion.
Le deuxième visage du film est lui basé sur "les visions" de Jack adulte, visions qui se basent sur le souvenir de son enfance. Plusieurs personnes ont du analyser cette partie mieux que moi alors j'en rajouterais pas plus.
Quand on assemble ces deux "visages" on a un film qui titille à la fois le chef d'oeuvre et l'ennui, on ne peut pas l'analyser à chaud, c'est un film qui nous pousse à la réflexion, c'est pour cela que je l'avais beaucoup estimé la première fois et que je défendrai encore malgré que ce soit pas forcement mon Malick préféré.
Relance du topic pour dire qu'on vient d'apprendre à l'instant que va sortir l'''Extended Cut ''de ''The Tree of Life'', 50 minutes en plus, projeté à la Mostra 2018 et disponible après chez Criterion.
Dieu existe, il habite à Austin. ![]()
Elle aura fini par sortir, je n'y croyais plus ![]()
J'ai attendu longtemps cette version longue que l'on nous avait annoncée dès la sortie du film en salles, mais boarf, je suis passé à autre chose, là. Fallait battre le fer pendant qu'il était chaud ![]()
Ça doit bien faire trois ans que j'essaye d'écrire dessus, sans succès.
Pour, jusqu'à présent, n'en tirer que deux modestes phrases qui balbutie un début d'explication de l'impact et l'effet que ce film à eu et à sur moi:
"Que ce chef-d'oeuvre me berçe, si je t'observe, que ce jet d'oeil me perce
Que ce chef-d'oeuvre me perce, si je t'observe, que ce jet d'oeil me berce !"
Le 25 juillet 2018 à 13:38:21 serval94 a écrit :
Elle aura fini par sortir, je n'y croyais plus
J'ai attendu longtemps cette version longue que l'on nous avait annoncée dès la sortie du film en salles, mais boarf, je suis passé à autre chose, là. Fallait battre le fer pendant qu'il était chaud
Après cette version longue c'est juste une version alternative, pas un vrai director's cut qui est supposé rendre obsolète la version cinéma
La version longue sort début septembre chez Criterion, https://www.criterion.comm/films/28576-the-tree-of-life
La nouvelle couverture est pas mal mais ils auraient dû mettre Sean Penn à la place de Chastain, c'est lui le personnage principal.
Je me souviens plus de Pitt.
Pitt est génial dans ce film.