Si je devais comparer ce film à la peinture, je dirais qu'il correspond au mec qui chie bleu sur une toile après avoir avalé 1L de Javel et dit ensuite que c'est l'art et qu'il faut interprété.
Message d'amour et de religion à gerber dignes d'une subtilité moyenâgeuse. Un lenteur absolue dans lequel Malick se complait en essayent de nous perdre dans des méandres métaphoriques qui semblent uniquement là pour faire durer le film plus d'1h30. La façon de filmer Sean Penn avec des zooms venant du sol pendant que lui tourne sur lui-même avec la cravate au vent, c'est juste risible. Cette putain de pelouse verte me donne envie de bruler les jardins des voisins.
Reste les belles images et la musique qui sont à sauver. Enfin belles images, quand elles ne sont pas d'un coup couper par un noir de plusieurs secondes, pour repartir vers un plan avec la caméra qui glisse rapidement vers un personnage sous extasie, suivi ensuite d'un noir et... etc.
Quand j'en vois qui disent "j'ai pleuré devant ToL" moi je lis "J'ai pleuré devant Michael Bay". Non pas que je compare les deux réalisateurs, mais ça me semble autant crédible.
Bon je sais que la moitié du forum se masturbe devant ce film une fois par mois, mais franchement pour moi c'est de la branlette intellectuelle. Les moissons du ciel m'avaient laissé totalement indifférent, ne m'ayant même pas offert le luxe de ne pas aimer. Heureusement que ToL est là, je vais pouvoir classer Malick dans "réalisateurs méga chiant" une bonne fois pour toute (après tout j'ai maintenant 2/5 de son oeuvre).