Magnifique ce film.
Scorsese, catholique pratiquant, étale à nouveau sa fascination pour le monde spirituel dans cette biopic sur le Dalaï Lama se concentrant sur la jeunesse de ce dernier. Il en émane une sorte de magie, d'harmonie quasi divine, comme si le film tendait vers la même pureté recherchée par les moines bouddhistes.
L'un des principaux intérêts du film, dans un premier temps, demeure dans la prise de recul de Scorsese à l'égard du Dalaï Lama. Il ne le représente pas sous l'angle sacralisé et dogmatique de cette religion, au contraire, il dépasse toute conception thaumaturgique dans le but de montrer l'enfant qui se cache derrière cette entité élevée au rang de réincarnation céleste par ses pairs. Un enfant dont la vie sera sacrifiée sur l'autel de la dévotion, lui ôtant ainsi tous les plaisirs de la jeunesse, chaque jouissance ayant été remplacée par des responsabilités lourdes de conséquences. Comment l'enfant a-t-il vécu ce changement radical de statut? C'est toute la question de ce film, qui se penche également sur la confrontation entre un pays apôtre de la non-violence et de la spiritualité, et son antithèse limitrophe, la chine communiste, conquérante et irréligieuse de Mao.
Un pur moment de cinéma, qui puise entre autre sa force dans le splendide thème musical de Philipp Glass.
Cette scène!!
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http://www.youtube.com/watch?v=H2EpIPtNzjM&feature=related
8,5/10