Ouais il me fait peur aussi, il poste en mode machine ![]()
Je suis donc pas le seul à le trouver effrayant.
Il y a des gens de plus en plus bizarre sur ce forum ![]()
Bizarres ? Mais non !
Il y a Warren buffet aussi, qui garde plein d'ancien poste pour les reposter plus tard dans ses avis, ou qui fait plein de liaisons hasardeuses ![]()
J'ai pas compris votre trip sur ce pauvre forumeur,vraiment
.
Ben il poste toujours de la même façon, très mécanique ![]()
Je me suis revisionné cette oeuvre de Fincher un peu par hasard, le constat est le même qu'au premier visionnage, c'est un film qui touche au chef d'oeuvre, a quelques détails près on tient peut-être le meilleur de la filmo de son auteur, du moins, ce film représente pour sûr un tournant dans une carrière déjà très riche, de par sa durée d'abord et aussi les thèmes qu'il aborde, puisqu'après avoir exploré brillamment les recoins les plus sombres de l'esprit humain, Fincher se lance à présent dans le récit d'un conte à la puissance poétique troublante, un film qui n'est ni une ode à la vie, ni une complainte des souffrances encourues par nos aînés au cours de leurs nombreuses années passées sur cette terre, simplement l'histoire d'une vie riche et passionnante, racontée à travers les yeux d'un homme qui aura eu la chance de vivre tout ce qu'on peut rêver de vivre...
L'étrange Histoire de Benjamin Button, film vaguement basé sur une nouvelle de 1922, écrite par F. Scott Fitzgerald, il s'agit d'un drame riche en ironie, à la fois drôle et amer, sur la fatalité et l'indignité du vieillissement, ainsi que le fossé qui existe entre l'âge que nous ressentons et l'âge que nous avons réellement.
Petit résumé du synopsis:
Brad Pitt joue Benjamin, né au dernier jour de la Grande Guerre, avec un corps de vieillard de 80 ans, et rapidement abandonné par son père (Jason Flemyng) choqué, et en colère suite à la mort en couches de sa femme.
Il est pris en charge par Queenie (Taraji P Henson), la gardienne d'une maison de retraite, vite adopté par les résidents, il se liera d'amitié à l'âge de 12 ans avec Daisy, petite-fille d'une femme âgée, de 7 ans sa cadette (en apparence seulement), qui deviendra, sans qu'il le sache, la femme de sa vie....
Un film réellement très riche, beaucoup, beaucoup de personnages nous sont présentés, qui ont tous un caractère qui leur est propre, certains apparaissent, disparaissent, réapparaissent, et c'est la que le film frappe fort, on nous présente une vraie odyssée de 2h40 avec une multiplication de personnages, et aucun n'est inutile, tous ont leur part de l'histoire, tous laissent une trace, comme le décrit une très belle séquence, la vie n'est qu'une succession de lignes, de chemins qui s'entrecroisent, se choquent, se rejoignent, sans que l'on puisse en avoir aucune maîtrise, mais jamais aucune rencontre n'est inutile, le monde est en perpétuel changement, toujours en mouvement, et rien ne dure éternellement, c'est pour cela qu'il faut profiter de l'instant présent, et garder les instants passés en mémoire. Ce film est un peu une version moins sentimentale de Forrest Gump, le personnage principal est placé comme au centre de tout ce qui se passe autour de lui, l'histoire est racontée à travers ses yeux. Sa particularité est simplement qu'il rajeunit physiquement pendant que les gens qu'il aime vont dans l'autre sens, ce qui n'est pas du tout une forme d'immortalité, mais plutôt une métaphore visuelle de la sagesse, de la richesse que l'on acquiert au cours de toute une vie, non pas par nos possessions, mais bien par nos expériences.
La sagesse acquise par Benjamin, sa chance, c'est d'être un témoin autant qu'un acteur. Ce sont aussi tous ces gens qui gravitent autour de lui, a travers les époques, un prédicateur revivaliste qui l'aide à marcher pour la première fois, un retraité qui a été frappé par la foudre sept fois, et surtout Daisy, femme passionnée et volontaire, tous ces gens qui lui permettent d'amasser les expériences et lui font saisir l'importance, une fois sa vie accomplie de pouvoir enfin "lâcher prise" ou également comment "nos vies sont définies par des opportunités".
Brad Pitt c'est un acteur qui a longtemps misé uniquement sur sa belle gueule, mais je pense que c'est tout de même un très bon acteur, avec un vrai caractère. Son caractère ici est encore plus magnifié malgré un très lourd (mais habile) maquillage numérique, il livre une prestation étonnante de pureté juvénile sous l'apparence d'un vieillard, et une démonstration de sobriété sous les traits d'un jeune homme sortant tout juste du lycée, certainement l'une de ses meilleures performances, avec Seven et Fight Club, point commun entre les trois: Fincher, comme quoi rien n'est dû au hasard.
D'ailleurs en parlant de Fincher, ce film c'était une réelle surprise en qui me concerne lors de mon premier visionnage, Fincher c'est un réal plutôt connu pour ses films froids et pessimistes, ce film est un contre-pied total à l'ensemble de son oeuvre.
Ici, il a amorti sa nervosité clinique pour mieux servir le scénario d'Eric Roth (qui était également le scénariste de Forrest Gump soit dit en passant) qui touche toujours des aspects malheureux, découlant du vieillissement, mais ne les poursuit pas, se concentrant plutôt sur ce qui fait la beauté de la vie.
Le film est particulièrement fascinant au niveau technique: premièrement au niveau de la direction photo, avec cette palette de couleurs d'une magnifique sobriété, parfaitement adaptée à ce récit d'un passé glorieux que nous connaissons tous sans l'avoir vécu, véritable ode à l'âge d'or de l'époque de nos grands-parents, et également bien entendu au niveau des maquillages, outre la performance réalisée sur le faciès de Brad Pitt, on nous montre une vision fascinante et tout à fait plausible de ce à quoi Cate Blanchett pourrait ressembler à 25 ans, et dans 25 ans, ce n'est pas une actrice que je trouve très belle en règle générale, mais ici j'ai été absolument conquis, et elle parvient à incarner à la perfection l'archétype de l'âme soeur, la femme pour qui on abandonnerait tout.
En somme, un film que je qualifierai de majestueux, mélancolique plutôt que fiévreux, joyeux et euphorique. C'est un film sur le temps qui semble presque hors du temps, une véritable traversée des époques au message universel, une oeuvre à la beauté saisissante, qui a réussi à capturer l'essence même de la vie, et qui nous offre à réfléchir sur notre propre place dans le monde, comment sommes-nous arrivés la ou nous sommes? quel est le chemin qu'il nous reste à parcourir? quelle direction donner à notre vie? Et bien plus encore...
Une histoire de rencontres, de vies qui s'entrecroisent, qui entrent en gravitation, une histoire sur la vie, sur la mort, mais surtout sur l'accomplissement, une histoire résolument joyeuse, malgré son propos réaliste, qui encourage à donner un sens à sa vie avant toute chose, et à se donner sans limite aux gens que l'on aime, le genre de films à se regarder quand on est triste, histoire de se donner la pêche!
Et si vous ne l'avez pas vu, un seul conseil: foncez!
Même si j'appréciais slumdog, je comprends pas pq il a raflé autant d'oscar face à ce chef d'oeuvre... Alala les oscars
On est d'accord. Et ça risque d'être la même chose avec Gone Girl.
bon film, mais pas un chef d'oeuvre selon moi. Après le vieillissement des personnages est très bien fait.
Je regrette pas d'avoir loupé expendables 2 pour ça ![]()
Quand on voit les deux personnages se baigner, faire du bateau, ça fait tellement pub pour un parfum ou un shampoing, les deux mannequins, tranquillement.
Slumdog était excellent aussi, il est plus remarquable pour moi, c'est pas vraiment de la fiction, ça raconte la vie des habitants d'un pays, le train de vie, les habitudes, ça dénonce un peu (pauvreté, traitement des femmes), et la BO comme Paper Planes tout le monde s'en souvient.
J'ai jamais vu Fight Club mais ça donne envie, beaucoup en parlent.
Le 01 février 2015 à 23:51:35 Rosamund_Pike a écrit :
On est d'accord. Et ça risque d'être la même chose avec Gone Girl.
C'est déjà assuré vu qu'il n'est nominé que dans une catégorie ![]()
Fin c'est surtout l'oscar du meilleur acteur et réalisateur qui aurait dû avoir
Difficile d'en parler à chaud mais j'ai trouvé que c'était un excellent film.
Failli pleurer à plusieurs moments, on se dit que la vie passe super vite et on ressent une pointe de nostalgie après.
Très bonne histoire, et Brad Pitt décidément, à l'instar d'un Di Caprio, choisit très bien ses rôles et ses films (peu de déchets) compte tenu du fait qu'on pourrait le ranger dans la catégorie "je plais aux filles et j'en joue".
De très bons personnages je trouve, Benjamin, Daisy, le père, la fille, l'amante en Russie, le Pygmée... Mention spéciale à la mère adoptive, le capitaine et Brad bien sûr.
Etonné au début que ce soit Fincher qui l'ai fait, mais petit à petit je me dis "en fait ça m'étonne pas".
16/20.
Qui note ses films sur 20 sérieusement ? ![]()
Moi ![]()
The game c'est une tuerie ! ![]()
The Game c'est de la commande, pour moi on le sent pas trop investi et le scénario est très médiocre.
Je ne t'en empêche pas ![]()
J'ai jeté un oeil sur Imdb du coup
"Jonathan Mostow was originally set to direct the film in 1993 with Kyle MacLachlan as Nicholas Van Orton and Bridget Fonda as Christine."
Donc voilà ça m'étonne pas, c'est un projet qui traînait depuis un moment, pas quelque chose de personnel à la base (bien sûr je ne dis pas qu'un projet doit être entièrement personnel pour être réussi, juste que je ne sens pas Fincher impliqué à fond sur ce film). Puis bon, les scénaristes de Catwoman, Terminator 3 et Traque sur internet ![]()