Je viens de me prendre une véritable claque. Mon premier Araki qui ne sera sûrement pas le dernier.
Araki mène son sujet d'une main de maître. Autant le dire tout de suite, je n'ai pas aimé ce film. Et pourtant... Je dois lui reconnaitre bon nombre de qualité. Malgré le fait que je n'ai pas vraiment passé un bon moment en le regardant, je suis fasciné par ce film. Il est d'une technique proche de la perfection.
Je me fascine rarement pour un film dont je n'ai pas aimé le sujet, et pourtant...
Comme il a été précédemment dit, il aborde la pédophilie sous un angle totalement différents des nombreux clichés que l'on pourrait lui coller.
Deux adolescent qui tentent de se reconstruire en prenant des chemins diamétralement opposé, l'idée peut paraitre basique, déjà utilisé. Mais là où de nombreux réalisateurs ce sont cassé les dents, il en fait quelque chose de ( si j'ose dire ) parfait. Je n'avais jamais qualifié un film avec ce terme là, et je ne pensais pas le faire pour un film que je n'ai pas du tout aimé. Et pourtant, je viens de le faire.
Le choix des acteurs est très bien, et nous n'aurions pas été autant traumatisé si cela avait été le contraire mais la force du film ne réside pas grâce à cela.
Comment a-t-il pu réussir à faire un tel film avec une intro où l'on aperçoit une soucoupe volante ? Amazing.
Les scènes sont très crues, brut de décoffrage, ça touche en plein cœur, elles donneraient presque envie de tourner la tête, mais nous ne le faisons pas, absorbé par des plans accrocheurs qui confirment encore une fois mes dires sur ce film.
Un film qui déplait, qui rend mal à l'aise mais doté d'une mise en scène magistrale et d'un sujet tourné d'une manière... Arakienne ?
4.5/5