Bonjour ,
Certains d´entres vous connaissent ce Film trés sympathique ?
Pour ma part j´etais trés pressé de le voir et j´ai enfin pu le visionner il y a deux jours sur CinéFX . Je n´ai pas été déçu , il est vraiment bon !
J´aimerais savoir ce que vous en pensez .
Merci
Je le range dans la catégorie des films sympas à tendence nanar mais pas dans le sens d´une injure...
Le titre original c´est pas " Death Race 2000"??C´est avec Stallone non?
Et David Carradine. ![]()
Oui exactement .
Perso G pas franchement aimé jsuis d´accord avec zabriskir, C quand meme un peu un nanar...
J'ai pu le voir hier,étant fan de Stallone,c'est pour sa que je l'ai regardé lol,bah j'avoue un peu con con mais marrant,après il est vieux ce film,et l'histoire bof,mais a regardé une fois !
Derrière ce titre français un peu nanar, il faut l'avouer, se cache un film tout à fait honorable. Alors certes ce n'est pas un grand film, mais il arrive à divertir, à avoir un concept tordu et décalé, et à y aller jusqu'au bout. En fait ce qui me dérange plus dans le film c'est qu'ils aient tenté d'y mettre un peu de politique, j'aurai préféré que personne ne remette en question cet univers, pour le rendre encore plus glauque. Jouer la carte de l'immoralité à fond, là du coup la fin est plus convenue et classique. En tous cas ce course à la mort de l'an 2000 est un film bien foutu, avec des bonnes idées, très plaisant à suivre et assez fun, avec pas mal d'humour noir, c'est bien plus intéressant que le remake de Paul W.S. Anderson (en même temps, c'est pas dur).
Nan mais c'est d'la merde en fait.
Une bonne série B de temps en temps, ça fait du bien. D’autant plus que le synopsis était réellement alléchant sur le papier : une course menée à travers les Etats-Unis où tuer des passants rapporte des points. Combien de fois j’ai rêvé de ce moment quand ces satanés piétons traversaient au rouge devant ma voiture grâce à l’effet de masse et pensant que je n’allais pas les écrabouiller. Ce film m’offre enfin ce rêve sur grand écran ! Et dans sa globalité, Death Race 2000 m’a beaucoup plu malgré un bémol de taille sur lequel je reviendrai plus tard. Ce film est vraiment dynamique, déjanté et bourré d’idées immorales qui ont satisfait l’amateur d’humour cynique qui sommeille en moi. La répartition des points avec les bonus pour les bébés écrasés, c’est génial ! J’ai pas mal ri d’ailleurs devant ce spectacle loufoque qui repoussait toutes les limites morales pendant une bonne partie du métrage. L’Euthanasia Day, franchement, il fallait y penser. La voilà la solution pour le système de retraites !
Et mine de rien, ce film était assez visionnaire sur le devenir de la télévision et le rôle des médias en général. Finalement 40 ans avant l’avènement des Anges de la téléréalité, Death Race 2000 mettait déjà en exergue les irrésistibles envies voyeuristes du téléspectateur. Le problème du film est toutefois d’avoir trop voulu politiser son contenu. Finalement, j’aurais préféré rester dans cet univers sans foi ni loi ni morale car il demeurait malgré tout sacrément fun. Et le simple traitement de cette course, sans révolutionnaires autour, aurait quand même permis de mettre en avant cette satire du spectacle télévisuel. Mais là on se retrouve avec un dénouement plus classique et convenu dans un ensemble qui accumulait pourtant pas mal d’idées originales tout en ayant un vrai mordant. Du coup, je trouve un peu dommage le fait que cette dénonciation soit finalement aussi explicite, surtout qu’il y a quelques séquences où une critique implicite se dessine à merveille. La seule scène où la veuve éplorée, dont le mari vient de se faire zigouiller, exprime sa fierté à la télévision était suffisante par exemple.
Bon après, je n’ai pas tellement boudé mon plaisir face à ce film vraiment déjanté et énergique. Le tout est globalement très bien rythmé et la mise en scène reste efficace à défaut d’offrir de purs moments de poursuites intenses. Après, au vu du budget, les moyens techniques devaient être assez limités j’imagine. Mais toutes les idées de scénario et l’humour noir compensent aisément cela. Et puis voir Stallone en roue libre qui incarne un antagoniste ronchon, ça n’a pas de prix. L’interprétation est globalement sympathique, tout comme le physique de la copilote du personnage de Carradine ou encore celui de la nazie (vive les aryennes). Vraiment un bon petit moment de cinoche décomplexé dans l’ensemble bien qu’il aurait gagné à l’être encore plus.
Si vous avez toléré La Course à la mort de l'an 2000, franchement je ne déconseille pas "La Course à la mort de l'an 2050" que je viens de voir et qui se laisse tranquillement regarder.
Ça reprend l'esprit (produit par Roger Corman, comme l'original), et c'est toujours aussi con, mais marrant de suivre ce bordel ^^
Revu, après avoir appris le décès de Corman
A mon sens, sans dire que l'on a affaire à un grand film (il a trop de défauts pour cela), force est d'admettre que La course à la mort de l'an 2000 se révèle être un film, par bien des aspects, visionnaire. Mais ce contexte évident, la critique du divertissement grand spectacle misant sur le morbide et le voyeurisme, a été trop relevé pour que je m'attarde dessus. Oui, la téléréalité, l'exutoire en réponse à la médiocrité, tout ça est hyper intéressant. Sauf que ça suffit pas à faire un bon film, et en particulier, on en a déjà vu des films qui disent "regardez à quel point ça devient immoral, c'est un scandale" en simple petite touche de vernis, parce qu'en réalité, c'est ce qu'ils veulent vraiment
Mais DR 2000 évite cet écueil avec sa principale force: l'humour. Déjà en évitant de tomber dans le piège d'un véritable voyeurisme (et sans doute d'une censure vénère) en camouflant la violence avec une belle dose d'humour. Beaucoup de morts provoqués par le personnage de Stallone sont véritablement hilarantes à voir, tout comme certaines de Frankenstein, évidemment. Sincèrement, le coup de l'euthanasie, je m'en remettrais je pense jamais.
En ajoutant le trio de commentateurs, quelques punchlines bien sentis et le concept quasi-absurde même de la course ou de certains personnages (notamment une certaine Mathilda, belle adepte de la croix à six côtés comme j'aime l'appeler), il va s'en dire qu'on se fend la poire. Sincèrement, si ce film avait été vendu comme une comédie, je n'aurai pas crié à l'arnaque.
Je dirai ensuite que, pour une série B Roger Corman (à comprendre, avec des moyens relativement limités), le film s'en tire plus qu'honorablement. Sincèrement, pour un film des années 70 à petit budget, faire un tel film était plus que casse gueule (environ 500.000$, pour 9 millions pour Jaws, sorti la même année, histoire de comparer vite fait). Et franchement, ça va. Certaines scènes sont relativement spectaculaires et, dans l'ensemble, le film est quand même très correct sans avoir besoin de beaucoup de tolérance, malgré des faux raccords et autres problèmes techniques parfois manifestes. Et même dans d'autres aspects, le film s'en tire bien au lieu de lever le pied. La bagarre entre Carradine et Stallone, franchement, c'est bien mieux foutu que beaucoup de films de castagne actuellement (nonobstant la musique, que je trouve HS).
Je trouve que ça tient beaucoup à une relative sobriété, notamment dans le montage. Peut être que des limitations techniques l'ont imposé, mais je trouve que le réalisateur fait sacrément fort et avait, apparemment, confiance dans ce qu'il a filmé. Si en conséquence certains effets très limites, fatalement, se voient, ça permet avant tout de plutôt bien suivre l'action la plupart du temps avec relativement peu de cuts. Même si on regrettera que, peut être là aussi pour éviter quelques censures, certaines scènes de "hit" soient parfois assez mal filmés. Je pense notamment à la scène du toréador face à Calamity Jane (une conductrice costumé en cowgirl) qui, à bien des niveaux, n'est clairement pas bonne. Je ne crois ni aux esquives, ni au fauchage de la voiture.
Même sur l'érotisme (qu'on est obligé de souligner, c'est trop présent), ben là aussi, le film s'en sort. Et pas seulement car on voit de belles pépés, mais avant tout car le film dose bien là aussi quelques aspects voyeuristes. Ca ne tombe pas dans le vulgaire avec de simples plans nichons mis pour le plaisir, alors que le contexte aurait été tentant de basculer là dedans. Ca permet d'introduire non seulement une petite part de décadence coupable qui sert le propos du film, mais aussi une relative douceur voire une fragilité, notamment avec Frankenstein et sa copilote, tous deux contraints de se mettre à nu dans tous les sens du terme alors qu'ils veulent à tout prix cacher leur rôle. Ca accentue leur complicité.
Cependant, je trouve que le film souffre de défauts. Mais, surtout, des défauts frustrants, car tout le paradoxe du film est justement de réussir là où c'est le plus casse-gueule, mais de se rater sur des points que je trouve assez évidents.
Je suis en premier lieu assez d'accord sur les propos du dessus. La présence de politique, ou plutôt d'une résistance, fait assez chier, surtout compte tenu de la fin. J'ignore s'il aurait fallu aller jusqu'au bout, avec un Frankenstein qui n'est pas lui aussi un rebelle, mais juste un vainqueur. Le film, sur ce point, prêche par facilité. Ca se finit bien, tout le monde survit, la dictature "communiste" est brisée et les Etats-Unis redeviennent les Etats-Unis. C'est naze vu que le film aurait pu se finir avec juste une victoire de Franky sans perdre de sa critique. Peut être, ceci étant, était-ce nécessaire pour éviter à nouveau la censure via un amalgame trop facile.
Mais quitte à choisir la chute du régime avec un Frankenstein héroïque, peut être aurait-il fallu le laisser mener son opération seul. Peut être pas avec la grenade, mais juste, il tue le président avec sa bagnole et tout le monde le porte en triomphe. Sans la scène de fin que je trouve relativement inutile (mais drôle). Le film est alors ouvert à interprétation (rebelle, retour de la violence vers ses auteurs ou son véritable triomphe), sans perdre à nouveau de sa critique première. C'est dommage de voir un film assez subversif (pour l'époque) se finir aussi convenablement.
Je dirai ensuite que le film prêche sur des facilités d'écriture. C'est là aussi où l'aspect politique se révèle saoulant tant il amène des contradictions. Frankenstein sans pitié avec les rebelles alors qu'il est dans leur camp, et a contrario, Annie qui retourne sa veste en cinq secondes après la révélation du but de Frankenstein. Ca peut facilement te faire sortir du film tant c'est mal fait. Et du coup, t'enlèves les rebelles, et ça disparait.
Et peut être que j'ai une mauvaise version (j'ai pas pu me procurer de VO), mais j'ai l'impression que le coup des ennemis français, la plupart des coureurs y croient alors qu'ils se doutent de la vérité. Là encore, t'enlèves les rebelles, ben c'est bon.
Enfin, si la réalisation reste vraiment correcte, je trouve aussi dommage que parfois, elle foire des effets simples. Je trouve dommage, notamment, de pas avoir été jusqu'au bout avec le concept de Frankenstein (apparemment du à un caprice de Carradine et des problèmes de budget), qu'on présente constamment comme un monstre mais qui se révèle être en fait "normal" physiquement (à comprendre que son visage n'a absolument rien). J'aurai aimé qu'il soit une véritable machine, affreux, effrayant. Je peux pardonner le look vu le budget, mais moins le choix de s'en débarrasser, budget ou pas.
Aussi, je dirai que si le film brille par sa sobriété, ça ne l'empêche pas parfois de tomber dans quelques écueils. Et autant les bruits cartoonesques lors des "hits" peuvent se justifier, autant on peut trouver aussi quelques effets sonores un peu lourdauds pour appuyer le romantisme ou le danger. Y'a un peu de facilité qui survient.
Bon, on pourrait aussi pointer du doigt ici quelques faux raccords ou autres effets un peu ratés sur les scènes d'action, si on est tatillon et sans pitié sur les films à budget réduit.
En clair, un très bon film au niveau divertissement. Au propos juste, dont l'écueil finalement, aura été de ne pas totalement l'assumer.