Pour ceux que ça intéresse, un petit compte-rendu des deux derniers films de Tsukamoto qui ont été présentés la semaine dernière au festival du cinéma asiatique de Lyon.
Haze :
Un homme se réveille confiné dans une petite pièce. Il n’a aucune idée de l’endroit où il se trouve ni de ce qui lui est arrivé. A mesure que les choses s’éclaircissent, la pièce semble rétrécir autour de lui.
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Haze est d´abord un court métrage que Tsukamoto a volontairement rallongé suite au plaisir qu´il a pris sur le tournage. Il se met lui-même en scène dans un milieu clos à la manière d´un Cube et joue sur nos peurs claustrophobiques. On voit un Tsukamoto qui revient sur son style qui a fait sa réputation. Mise en scène travaillée, musiques métalliques, montage inspiré. Moins ambitieux et moins délirant qu´un Tetsuo et un univers minimaliste et bien épuré ... Ce moyen métrage artisanal joue sur nos nerfs et nos peurs de l´inconnu et du noir. Comme on pouvait s´y attendre, la fin possède une infinité d´interprétations sans répondre aux questions que se pose le spectateur ... Une expérience unique qui réveille les sens.
Tamamushi est le second court de Tsukamoto proposé dans la soirée. Beaucoup plus académique et accessible avec quelques scènes fortes nous montrant l´étendu de sa maîtrise de la caméra. En plus on a découvert une sérieuse concurrente à Chantal Goya.
Tom Mes (qui vient de sortir un livre sur Tsukamoto et déjà auteur d´un ouvrage sur Miike) est venu introduire les films et nous annonce la préparation avancée (sur le papier) de Tetsuo 3 qu´il tournera après quelques films de commandes. Normalement le projet avec Tarantino est mort (ouf!) et ce nouveau Tetsuo gardera le statut d´oeuvre indépendante.
Et pour ce qui est de A Snake of June et Vital, j´ai pas du tout aimé les deux persos. Par contre, Haze me botte bien et j´attend de pied ferme Tetsuo 3 (plus de Flying Tetsuo donc apparemment).