Faut arrêter avec Troll. Sous prétexte que ce vous qualifiez de film intelligent me parait insipide, je troll, c'est ça ?
Vous voulez de l'argumentation ? Bon, d'accord, j'vais prendre quelques exemples dans ce que j'ai vu, et qui me fait ô combien rire de vous et de votre réalisateur pompeux, prétentieux, et pseudo-intello.
Aller tiens, on va commencer avec Pierrot le fou, film où le scénario se révèle être aussi risible que le jeu d'acteur de Belmondo. La scène d'introduction est à l'image du film : RIDICULE. Ça ne vous gène pas que Belmondo lise un livre à sa gamine incompréhensible pour son âge, en soulignant sans cesse la superbe du texte pour l'émerveiller ? Dans le genre super-enchère pseudo-intello, j'ai rarement vu mieux. Et pendant deux longues heures, Godard n'a de cesse de se féliciter de son propre film et de jeter des fleurs à son génie pseudo-intellect ô combien créateur... Magnifique ! Sur la mise en scène, c'est de la nouvelle vague, ça casse les codes classiques, d'accord. Si on le replace dans le contexte, c'est une évolution fabuleuse, certes. Mais alors sur le fond, c'est une vaste supercherie du début à la fin, et c'est pas des citations poétiques et d'une pseudo philosophie Nietzschéennes qui viennent changer quoi que ce soit. Et pourtant, c'est l'un de ses films les plus réussis à mon goût...
Un autre j'ai bien aimé dans le même genre : Le mépris. Ah ça, il porte bien son nom ! Ça reflète mes plus profonds sentiments pour ce film et son réalisateur ô combien prétentieux ! Bref, passons...
« Le cinéma, disait André Bazin, substitut à notre regard un monde qui s'accorde avec nos désirs. Le Mépris est l'histoire de ce monde. »
Au moins, le spectateur est prévenu. C'est encore un exemple de la prétention du réalisateur. Au niveau de la mise en scène, encore une fois, on a affaires à une bien belle plastique, mais sans substance. Et pour les acteurs, surtout pour Mme Bardot, c'est encore plus frappant.
« Tu aimes mes bras ? Tu aimes mes cuisses ? Tu aimes mes jambes ? Tu aimes mes fesses ? »
Quel talents de dialoguiste ! C'est grotesque, du début à la fin. Et ce n'est pas les citations de Goethe qui viennent donner un semblant d'intelligence à ce film. Godard était une espèce d'illuminé qui se prenait pour ce qu'il n'était pas, à savoir quelqu'un de supérieurement intelligent. Et j'en veux pour preuve les interminables plans sur ces statues antiques avec leurs yeux peinturlurés, ou bien encore la scène de la salle de bain où cet espèce de pseudo génie présente des acteurs drapés de serviettes de bain avec la prétention d'en faire des acteurs de tragédie antique ! Dans les deux catégories de cinéma qui y sont dépeintes, à savoir le cinéma commercial, et indépendant, j'en rajouterai une troisième : celle de la volonté de pseudo-intellectualisation du cinéma. C'est ridicule, et ça l'est du début à la fin...
Brigitte Bardot est peut-être la seule chose qui vient sauver le film avec sa plastique. Ses questions existentielles ennuyeuses relatent ô combien du vide existentiel de substance propre à ce film méprisable !
Bref, pour moi, Godard est un de ces réalisateurs à éviter. Ses films sont prétentieux, et pseudo-intello, il n'a de cesse de faire l'élégie de son génie ô combien merveilleux de par sa mise en scène, et dans le genre gonflant, pompeux et emmerdant, j'ai toujours pas trouvé mieux.. Certes, il fait partie de la nouvelle vague, blablabla... Mais n'oubliez pas qu'il n'en était pas le seul, et surtout pas le premier. Bien que A bout de souffle soit sorti en 1960, j'tiens à vous rappeler que son ami et collègue, Fançois Truffaut, avait réalisé Quatre-cents coups avant lui, c'est à dire en 59. Et à mon goût, c'est d'une qualité autrement supérieur à cette surenchère de pseudo-intellect qui est propre à Godard.
Franchement, je trouve qu'aimer ce genre de navets, c'est faire semblant d'être intelligent et cultivé, et s'il y a bien une chose qui m'insupporte, c'est bien ça.
Voilà, maintenant que j'ai chié mon pavé, vous êtes content ? Si vous voulez voir des vrais films intelligents, allez mater Gerry de Gus Van Sant, ou encore Citizen Kain, d'Orson Wells...