J'ai un "problème" avec sa filmographie... Je pense que tout voir de lui est extrêmement compliqué, soit.
Mais du coup j'aimerai bien distinguer les périodes de sa filmographie. Pour moi il y a :
La période de la Nouvelle Vague, de 1957 à 1965, jusqu'à Pierrot le Fou.
Ensuite, une période de transition, allant de Masculin Féminin à One + One, de 1965 à 1969.
Il y a ensuite toute la période Dziga Vertov, de 1969 à 1973.
Ensuite, il y a la période moderne, avec deux Godard : le Godard vidéo, surtout avec Miéville, et le Godard seul, qui touche à tout et qui est très dispersé dans ses projets.
Je me trompe ?
Jean-Luc Lacuve découpait sa filmographie en quatre grandes périodes :
"La période moderne dure de 1955 à 1967, des premiers essais d'Opération béton (1955) à Week-end (1967) avec ces deux chefs-d'œuvre que sont A bout de souffle (1960) et Le mépris (1963).
La seconde période, militante, commence avec Le gai savoir (1968) et s'achève avec Comment ça va ? (1978). La troisième période, postmoderne, s'ouvre en 1980 avec Sauve qui peut (la vie) et s'achève en 1994 avec JLG/JLG - autoportrait de décembre. Deux chefs-d'œuvre aussi durant cette période : Passion (1982) et Hélas pour moi (1993).
La quatrième période, mondialiste, s'ouvre avec Deux fois cinquante ans de cinéma français en 1995. On ne voyait effectivement pas à quel autre cinéaste français aurait pu être confié la célébration du centenaire du cinéma. Elle s'achève provisoirement avec les ponts de Sarajevo (2014). Les Histoire(s) du cinéma (1999) et Notre musique (2003) portent alors à six les films de Godard qui comptent parmi les plus grands de l'histoire du cinéma."
Oh bah niquel, merci ![]()
Le 24 janvier 2016 à 23:01:00 Dave-Hirsch a écrit :
Jean-Luc Lacuve découpait sa filmographie en quatre grandes périodes :
"La période moderne dure de 1955 à 1967, des premiers essais d'Opération béton (1955) à Week-end (1967) avec ces deux chefs-d'œuvre que sont A bout de souffle (1960) et Le mépris (1963).La seconde période, militante, commence avec Le gai savoir (1968) et s'achève avec Comment ça va ? (1978). La troisième période, postmoderne, s'ouvre en 1980 avec Sauve qui peut (la vie) et s'achève en 1994 avec JLG/JLG - autoportrait de décembre. Deux chefs-d'œuvre aussi durant cette période : Passion (1982) et Hélas pour moi (1993).
La quatrième période, mondialiste, s'ouvre avec Deux fois cinquante ans de cinéma français en 1995. On ne voyait effectivement pas à quel autre cinéaste français aurait pu être confié la célébration du centenaire du cinéma. Elle s'achève provisoirement avec les ponts de Sarajevo (2014). Les Histoire(s) du cinéma (1999) et Notre musique (2003) portent alors à six les films de Godard qui comptent parmi les plus grands de l'histoire du cinéma."
J'aurai aussi découpé en 4, même si j'aurai été incapable de dire exactement où s'arrête la troisième période exactement.
Le 24 janvier 2016 à 23:01:00 Dave-Hirsch a écrit :
Jean-Luc Lacuve découpait sa filmographie en quatre grandes périodes :
"La période moderne dure de 1955 à 1967, des premiers essais d'Opération béton (1955) à Week-end (1967) avec ces deux chefs-d'œuvre que sont A bout de souffle (1960) et Le mépris (1963).La seconde période, militante, commence avec Le gai savoir (1968) et s'achève avec Comment ça va ? (1978). La troisième période, postmoderne, s'ouvre en 1980 avec Sauve qui peut (la vie) et s'achève en 1994 avec JLG/JLG - autoportrait de décembre. Deux chefs-d'œuvre aussi durant cette période : Passion (1982) et Hélas pour moi (1993).
La quatrième période, mondialiste, s'ouvre avec Deux fois cinquante ans de cinéma français en 1995. On ne voyait effectivement pas à quel autre cinéaste français aurait pu être confié la célébration du centenaire du cinéma. Elle s'achève provisoirement avec les ponts de Sarajevo (2014). Les Histoire(s) du cinéma (1999) et Notre musique (2003) portent alors à six les films de Godard qui comptent parmi les plus grands de l'histoire du cinéma."
Je suis loin d'être un expert de Godard, mais ça me choque qu'il n'ait pas cité Pierrot le fou. ![]()
Pierrot le fou a eu peut-être beaucoup moins d'importance dans le monde du cinéma que A bout de Souffle et Le Mépris ? ( ça n'empêche pas qu'il puisse être bien meilleur que ces deux là )
Le 25 janvier 2016 à 00:05:41 Melaine a écrit :
Je suis loin d'être un expert de Godard, mais ça me choque qu'il n'ait pas cité Pierrot le fou.
Non mais c'est sûr il a oublié plein de trucs.
Godard, c'est un peu spécial pour moi. Sur les 6 films que j'ai vu de lui pour l'instant, j'en ai aimé que 2 (À bout de souffle, Une femme est une femme). Et il sait faire des films qui m'insupporte au plus haut point.
Mais je trouve la personne en soit tellement fascinante et tordue que j'arrive pas à le détester. Surtout que même dans les oeuvres que je n'aime pas de lui, y'a toujours ce "je ne sais quoi" assez intéressant. ![]()
Puis c'est pas n'importe qui, un des grand boss de La Nouvelle Vague, a inspiré des dizaines de cinéastes dans le monde... ![]()
C'est quels films que tu n'aime pas de Godard ?
Le 07 octobre 2017 à 13:21:08 S_Bondarchuk a écrit :
C'est quels films que tu n'aime pas de Godard ?
Week-end, La Chinoise, Alphavile... ![]()
Le Mépris passe à la limite, mais j'ai pas été tellement pris dedans. ![]()
Le 07 octobre 2017 à 13:35:15 GreenWeek a écrit :
Le 07 octobre 2017 à 13:21:08 S_Bondarchuk a écrit :
C'est quels films que tu n'aime pas de Godard ?Week-end, La Chinoise, Alphavile...
Le Mépris passe à la limite, mais j'ai pas été tellement pris dedans.
Ouais Week-End je peux comprendre, les autres pas vus mais le Mépris ![]()
Après Godard il y a pleins de périodes différentes.
Vous conseillerez quel film pour se plonger dans la filmo de Godard sans trop de difficultés ?
Peut-être A bout de Souffle ou Pierrot le Fou.
Mais pour moi le plus intéressant c'est peut-être ses essais.
Le 07 octobre 2017 à 15:01:18 MattMartians a écrit :
Vous conseillerez quel film pour se plonger dans la filmo de Godard sans trop de difficultés ?
Pierrot le fou sans hésiter
Ouais Pierrot le fou et A bout de souffle restent parmi les plus accessibles, une femme est une femme également.
Le 07 octobre 2017 à 15:01:18 MattMartians a écrit :
Vous conseillerez quel film pour se plonger dans la filmo de Godard sans trop de difficultés ?
Je répète : Pierrot le Fou.
Quels sont ces films qui ressemblent le plus à Masculin féminin ou Vivre sa vie? (Le héro de Masculin Féminin qui avant de fumer essaye de faire des backflip à sa cigarette, je l'aime beaucoup trop).
En gros les films qui se déroulent à Paris, en noir et blancs, avec quelques personnages jeunes sans grande ambitions qui dialoguent dans le vide. (Bon OK c'est presque la définition de ses fillms)
J'aime pas trop le mépris par exemple, il y a trop d'enjeux concrets dans ce film et le charme des rues de Paris me manque.
(Je suis entrain de dl "Une femme est une femme" car j'ai l'impression que ça remplie les critères.)
À bout de souffle c'est aussi un peu ça, non ? ![]()
Au passage, certaines de mes connaissances considèrent Godard comme une merde qui a détruit le cinéma de genre en France à cause de la Nouvelle Vague.
Je suis pas d'accord perso, mais vous en pensez quoi ?
Le 07 octobre 2017 à 21:05:26 GreenWeek a écrit :
À bout de souffle c'est aussi un peu ça, non ?Au passage, certaines de mes connaissances considèrent Godard comme une merde qui a détruit le cinéma de genre en France à cause de la Nouvelle Vague.
Je suis pas d'accord perso, mais vous en pensez quoi ?
Quel cinéma de genre ?
Le 07 octobre 2017 à 20:01:51 GGould11 a écrit :
Quels sont ces films qui ressemblent le plus à Masculin féminin ou Vivre sa vie? (Le héro de Masculin Féminin qui avant de fumer essaye de faire des backflip à sa cigarette, je l'aime beaucoup trop).
En gros les films qui se déroulent à Paris, en noir et blancs, avec quelques personnages jeunes sans grande ambitions qui dialoguent dans le vide. (Bon OK c'est presque la définition de ses fillms)J'aime pas trop le mépris par exemple, il y a trop d'enjeux concrets dans ce film et le charme des rues de Paris me manque.
(Je suis entrain de dl "Une femme est une femme" car j'ai l'impression que ça remplie les critères.)
C'est pas Godard, mais y a La Maman et la Putain de Jean Eustache qui colle pas mal aux éléments qui te plaisent + c'est avec Jean-Pierre Léaud.