normal pierrot le fou est de Godard
(!) Je veux dire que Fuller fait une apparition dans ce film au début, Godard lui rend hommage pas l'inverse .. (désolé si j'ai pas était clair
)
T'inquiète, maintenant t'es même très lumineux !
D'ailleurs cette séquence est impressionnante.Un topic par semaine je pense ![]()
Sauf pour Kubrik donc, qui est resté qu'une seule journée, ce qui est normal au vu de son statut de réalisateur mineur. Le pro d'ISS dans son immense générosité a bien voulu le jeter sous les feux de la rampe pour qu'il ait droit à son quart d'heure de gloire à titre posthume mais font pas non plus déconner, place aux grands maintenant !!!
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Comme je l'ai déjà expliqué cher dragonryu,Kubrick tout le monde le connaît.Godard aussi mais moins quand même.Kubrick tout le monde en a déjà vu une bonne partie non?
Bonne idée.
Bon, mes Godard préférés :
1) Pierrot le fou
Le plus beau, le plus brillant, une idée de mise en scène par plan, et surtout une idée entre chaque plan (montage fabuleux). C'edst beau, vif, et romantique (au sens noble du terme). Je ne saurais pas vraiment en dire plus, difficile de parler d'un tel film. Chef d'oeuvre absolu.
2) Vivre sa vie
C'est son film "Bressonnien". Très sobre. On retrouve tout de même certaines expérimentations, comme un passage muet avec sous-titres, des effets de montage, etc. Il y a surtout Anna Karina, belle comme jamais, dans un rôle bouleversante de prostituée ... Le film est vraiment sublime, chef d'oeuvre.
3) Week-End
Un film post-Pierrot le fou mais pré-1968. Donc c'est un peu des deux. Le montage, la mise en scène sont toujours aussi vifs, mais son cinéma commence à se radicaliser, il est de plus en plus politique. Ici, Godard s'attaque à la civilisation moderne, notamment aux transports, à la bourgeoisie. Le film est très violent, très cruel. Il ne faut pas s'attendre au film politique bien sage comme ceux d'aujourd'hui, non, c'est un coup de poing plein de rage envoyé à la bourgeoisie. Le but avoué de Godard c'est de détruire le cinéma pour en recréer un nouveau. C'est aussi très drôle, beaucoup d'humour noir, et Jean Yanne est excellent. Le film est aussi connu pour un travelling très long le long d'un embouteillage.
Grand film, mais je ne le conseille pas pour découvrir Godard ...
Sinon, par ordre chronologique :
- A bout de souffle : j'accroche pas vraiment, je n'aime pas la forme ni le fond.
- Le petit soldat : c'est son film engagé sur la guerre d'Algérie. Bof. Une forme à la "a bout de souffle", donc pas trop mon style, et puis le fond est plus intéressant mais ne me passionne pas du tout.
- Une femme est une femme : d'une grande beauté, mais je n'accroche pas vraiment sur la longueur, je suis plus admiratif sur à-coups, sur les fulgurances (le début, la fin, par exemple). En même temps c'est souvent le cas avec Godard, il part du principe que la vie c'est parfois ennuyeux, que le cinéma c'est la vie, donc que le cinéma ça doit être parfois ennuyeux. Je m'ennuie par moments devant quasiment tous ses films.
- Le mépris : mêmes remarques, je n'accroche pas vraiment, et je ne sais pas pourquoi, parce que c'est supra-beau.
- Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution : excellent film de SF, bourré de fulgurances, et parfois ennuyeux quand Godard se met à parler, parler, parler... Je suis admiratif de sa façon de filmer Paris, qui devient ici une ville qu'on ne reconnait plus, rien qu'avec le montage, la mise en scène et la photo.
On passe aux années 80/90 :
- Prénom Carmen : j'ai réussi à tout voir même si j'ai pas accroché. C'est incompréhensible et assez élitiste ... La mise en scène, toujours de haute volée (même si moins délirante que pour ses films des années 60) m'a fait tenir. Le film est vraiment très beau plastiquement parlant. Beaucoup d'humour aussi.
- Hélas pour moi : mêmes remarques, en plus fort. 1/4h d'ennui, 1mn de pur génie, 1/4 d'heure d'ennui, 1mn de pur génie, etc. Vous voyez le genre. En même temps, je préfère de tels films à certains films plats qu'on voit aujourd'hui, qu'on ne déteste pas mais qui ne nous font rien. Alors que chez Godard, même dans ses films qu'on n'aime pas, on trouve toujours quelque chose de nouveau, de jamais-vu, une fulgurance. Et on s'en souvient.
- Histoire(s) du Cinéma : monumental film de montage de 5h (divisé en 8 épisodes) où Godard raconte le cinéma. Il ne faut pas s'attendre à quelque chose de didactique, mais à quelque chose de poétique. C'est indéfinissable, les extraits de films, de reportages de guerre, de films porno, se croisent, se superposent, Godard les triture, ajoute des filtres, du texte, une voix-off. Pour tout comprendre il faut une bonne connaissance du cinéma, mais moi je l'ai pris comme un film expérimental et là c'est vraiment sublime, si on ne cherche pas à tout comprendre. Regardez ces Histoire(s) un soir, ou plutôt une nuit, quand vous êtes fatigué, ou même bourré. C'est un grand plaisir de s'endormir devant (ce n'est pas ironique), on se sent comme transporté, on s'endort 2mn pour se réveiller face à un chaos d'images et de sons. Inoubliable, chef d'œuvre absolu.
Années 2000 :
- Notre Musique : grand film. Le film est compréhensible et accessible déjà. Il est divisé en trois parties : enfer, purgatoire, paradis. La première partie est phénoménale : c'est un film de montage sur la guerre. Godard, à la façon des Histoire(s) du cinéma, ajoute filtres, voix-off, etc. et représente vraiment l'enfer sur terre. Fascinant.
La seconde partie est plus classique et parle de la Palestine et d'Israël (et aussi du cinéma bien sûr, Godard explique même ce qu'est un champ / contre-champ ... à sa façon). La troisième renoue avec le côté fantaisiste de ses premiers films. C'est joyeux, beau, léger.
Grand film donc, la preuve que Godard n'est pas mort.
Vivement son prochain film, qui devrait sortir cette année, "Socialisme(s)" (un film de montage).
Mes films de godard préférés :
-Pierrot le fou : véritable critique de la domination américaine sur la France, et une mise en scène excellente
-Bande à part : Le ton du film très cool, très burlesque, et la voix narratives est superbe
-j'adore également Le petit soldat, Les carabiniers, Le mépris
J'ai survolé la discussion du début sur Le Mépris et je tiens à préciser qu'il s'agit de l'adaptation d'un roman de Moravia, excellent livre, qui développe la thèse de l'auteur sur la dégradation d'un couple. Lire le bouquin vous aidera aussi à comprendre le mépris de la jeune femme et toute la réflexion qu'il y'a derrière cette histoire… Du reste je n'ai pas encore vu le film donc je ne peux pas comparer, mais je vous conseille vivement ce livre.
De Godard pour l'instant je n'ai vu que des extraits en cours de cinéma, Pierrot le Fou m'a vraiment mis l'eau à la bouche! On a aussi vu Nouvelle-Vague, et là j'avoue que j'ai été plus sceptique.
Delivrance Posté le 20 mars 2005 à 10:31:51 Delivrance
Posté le 16 février 2005 à 12:34:16
J´ai vu le Mépris et A bout de souffle.
Le Mépris est visuellement sublime, la meilleure des cartes postales possibles pour Capris.
Je retiens deux scènes d´anthologie :
L´intro, où BB, nue dans son lit en compagnie de son mari, Michel Piccoli, l´harcèle de question. C´est beau, sobre, de la simplicité pour montrer l´état du couple " avant" ( même si lui s´en fiche complètement).
Cette scène a été faite après le tournage du film.Les producteurs l'ont exigé,ça n'était pas une idée de Godard à la base,qui n'était pas tellement d'accord pour le faire.Voilà c'était l'anecdote du jour(comme quoi ça sert d'aller en cours^^)
Je mets l'autre partie ici, pour ceux que ça intéresse ^^
Le cours sur Godard ( enfin on a rien dit quasiment
)
Il y a une cohérence puissante chez Godard. Il est en perpétuelle représentation. C'est un artiste pur. On peut le qualifier de plasticien dans la mesure où il n'y a pas de distinction entre sa vie privée et sa vie publique. Toute prestation de Godard est potentiellement analysable en tant que production artistique.
L'aspect dialogique
Godard n'a jamais crée seul. Il est toujours dans un rapport à quelqu'un d'autre? Il provoque, convoque.
Puissance de la parole
Commande de France Télécom en 1988. La théorie du chaos est incarnée dans ce film. " Une pensée génère une planète " ( ouais là c'est chaud si on a pas vu le film
).
En gros le film montre deux couples et compare la rencontre amoureuse avec la création d'une planète, qui naît de particules qui fusionnent.
Le générique de fin en dit beaucoup sur la conception que Godard a de la création. On y voit " un film réalisé par...et les noms de Godard, Poe, McCain - l'auteur du Facteur sonne toujours deux fois - , Baudelaire, etc ". Godard affirme ainsi que la création ne peut se passer de l'influence. Pour lui son film est autant son oeuvre que celle de Poe ( on entend - sans l'apprendre de manière explicite - un texte récité de Poe. En revanche on n'entend jamais de Baudelaire...mais c'est Baudelaire qui a traduit une partie de l'oeuvre de Poe ! ).
Au final l'oeuvre répond bien à la commande de France Télécom, puisqu'il est question de la relation à l'autre, de la communication et de l'amour - donc de l'échange - à travers les deux couples au destin tragique - la référence à McCain.
il y a quelques petits passages qui sont intéressant dans ton cours, mais c'est trop court justement pour que ça soit exceptionnel
"Godard affirme ainsi que la création ne peut se passer de l'influence."
=>en tout cas je suis d'accord avec lui
Ouais enfin ça c'est l'évidence même quoi
Bah d'habitude les cours sont plus fournis, mais là avec les grèves on a moins de cours !
ah d'accord, n'empêche plus je lis de choses sur lui plus j'ai envie de découvrir son oeuvre
Si l'on considère que l'Art est la représentation de la Nature par l'homme, il semble évident, voire logique, que l'influence tienne un rôle important dans la création. ^^
En attendant, tu n'as pas un cours sur Kubrick ? ![]()
Nan, mais on a des cours sur Ophüls ![]()
je suis preneur aussi ![]()
comme ça, ça me motivera pour découvrir plus en détail ce réalisateur…
Je plaisantais ![]()
Enfin une fois on a eu un cours sur Ophüls, mais de là à le retrouver... ![]()
Vous avez parler de Kubrick également du coup non ? ![]()
Quel casse c****** avec son Ophüls.