J´ai été étonné qu´un topic n´existe pas sur ce film , qui pour moi est un chef d´oeuvre !
! !!
Ah oui tiens
. .
Un film génial porté par des actrices géniales..
Sans oublier les acteurs, pardon messieurs Ed Harris, John C. Reilly et..*l´autre* dont je ne connais pas le nom... ![]()
c vrai que ce film est une merveille
mais ils sont tous bons
et la musique . ... quelle nostalgie et mélancolie
certains devraient en prendre de la graine vraiment
Un de mes films préférés. Chef-d´oeuvre d´actrices porté par une musique merveilleuse signée Philip Glass ( rien que ça ! ).
Tout y est : la mise en scène, le rythme, l´interprétation ( magistrale), les personnages, les dialogues...
J´adore !
Second film de Stefan Daldry, après Billy Elliot. Je vous le conseille à tous.
En guise de propos liminaire, je tiens à rappeler ici à chacun une définition du terme « influence », départi pour l´occasion des dénotations et connotations que nous lui attribuons d´ordinaire.
« Influence : Action qui s´exerce entre des personnes ou des substances. »
En ce moment, je cherche des thèmes, des illustrations à ce que je vois, lis ou écoute. Et à mon sens, ce film, bien mieux que bien d´autres et bien plus que tout autre chose, illustre le thème de l´influence. Et donc bien entendu celui de liberté.
Bien plus que tout autre thème, ceci est une appréciation toute personnelle qui n´engage que moi. Mais il m´a semblé que là était la clé de lecture du film et que c´est dans cette voie qu´il faut y voir autant la motivation que la réalisation de cette oeuvre.
« Bien mieux que d´autres » par l´originalité de son approche et par l´innovation et le renouveau donnés à un procédé fort simple : exprimer la continuité et les liens qui unissent les choses par le truchement du décalage temporel.
Je reviendrai sur ce paradoxe formel plus loin.
Divers niveaux et divers type d´influences nous sont donnés à examiner ou, au contraire, ne sont que suggérés.
Influence directe d´une personne sur une autre. Volontaire ou non soit dit en passant. Influence qui passe presque toujours par le sentiment non pas que l´on inspire à la personne influencée mais, et si la différence paraît formelle, elle ne l´est pourtant pas, par le sentiment que ressent la personne sous influence pour l´autre.
En l´occurrence et pour exemple, Clarissa est soumise aux influences conjuguées de l´admiration, du respect et de l´amour qu´elle porte à Richard.
Laura est pour sa part soumise notamment à son amour maternel
Même si parti n´est pas clairement pris quant à ces influences, il semblerait que le réalisateur tende à considérer qu´il est mieux d´être sous influence que de ne pas l´être, faisant pour cela passer l´indépendance pour de l´égoïsme. Je reviendrai sur cela en tentant d´examiner les limites de ces influences.
Influence aussi de l´idée d´une personne sur elle même. A ne pas confondre avec l´obstination car elle en diffère par l´inconscience du sujet, cette influence en a pourtant les mêmes effets tels que l´effacement de la réalité et l´illusion d´une autre. Ainsi Clarissa est-elle sous l´influence de l´image qu´elle a de sa propre vie.
Influence enfin d´un continuum sur l´humain. Et c´est ici que prend sens le décalage dans le temps des trois protagonistes principaux (Virginia, Laura et Clarissa). Car comment exprimer la force et presque comme une forme d´universalité d´une idée ou d´un phénomène que dans sa continuité temporelle (et voilà ici donnée l´explication du paradoxe purement formel que j´avais donné au début de cette critique) ? On ne nous offre à voir en fait que deux personnages et non trois. Car parmi elles, on ne retrouve que deux influences majeures : Si Clarissa et Laura sont avant tout sous l´influence d´Autrui, Virginia est pour sa part avant tout sous l´influence de ce qu´elle est et de ce qu´elle crée.
Et ce n´est pas là (dans cette optique de lecture du film) tant le personnage de Virginia qui est intéressant, ni même ceux de Laura et de Clarissa que leurs symboliques. Il me faut peut-être passer par l´exagération pour vous faire comprendre ce que je veux dire. Aussi modérez pour moi mes propos et comprenez les comme vous le pourrez.
Presque comme Dieu et les Hommes.
Presque, nous offre-t-on à voir Dieu et ses conséquences : Lui d´un côté (Virgnia) et les Hommes (Clarissa et Laura... et tous les autres) soumis malgré eux ou bien en toute connaissance de cause à une morale judéo-chrétienne inexpiable.
Voilà aussi ce que peut illustrer ce film et c´est dans ce sens que j´entends « Influence d´un continuum sur l´humain. »
Mais ne nous y trompons pas et revenons, après ce qui peut vous apparaître comme une digression fantasque et peu crédible, à une autre composante du film, toujours liée à la notion d´influence : sa limite.
C´est d´ailleurs comme susdit que le scénario prend peu ou prou parti. Car il nous montre aussi les personnages une fois « libérés » de certaines influences.
Ainsi de Clarissa qui, aiguillée par Richard sur sa propre vie, se rend compte que celui-ci, dans la noirceur du tableau qu´il lui dresse, n´a certainement pas totalement tort.
Ainsi également de Laura qui, libérée (provisoirement) de son amour maternel, se pose plus que sérieusement la question du suicide.
Ainsi enfin de Virginia qui dans une pensée que le film nous offre à prendre pour de la lucidité, se tue.
Alors finalement est donnée cette réponse : mieux vaut vivre sous influence dans une adéquation à soi qui n´est ni totale ni vraiment réelle (illusion de l´inconscient) plutôt que de vivre en adéquation parfaite avec ses idées et idéaux puisque cela mène au mieux à être perçu comme égoïste et au pire, à la mort.
Peut-être reviendrai-je sur ce film pour en faire une réelle critique plutôt que cette esquisse d´exégèse.
Et peut-être reviendrai-je aussi sur le personnage et le rôle de Virginia.
J´adore ce film, 3 actrices génialissimes pour un grand film !! !
Seulement 7 messages sur ce film ?
Etonnant.
superbe film... b.o magnifique
je rejoins l'avis de ceux qui disent que ce film n'est pas assez médiatisé dans ce forum alors qu'il y'a plus de 100 postes pour le dernier Twilight
.....pressé de voir Meryl dans le rôle de la dame de fer, une grande actrice ![]()
Stephen Daldry est un des rares réalisateurs qui maîtrise parfaitement l'art de l'adaptation de romans au cinéma (et c'est bien une qualité rare). Quant aux jeux d'acteurs, on nous sert un condensé des meilleures actrices de ce début de XXIe siècle, dont Meryl Streep, alias celle qui a reçu le plus de nominations aux Oscars. Tout ça pour dire que rien qu'à l'affiche, ce film sonnait prometteur.
Niveau BO, et bien c'est au niveau de Philip Glass, à savoir l'un des pionniers de la musique contemporaine. C'est même pour moi l'une des meilleures BO de tous les temps! ![]()
Ca parle de quoi ? Il n'a pas de fiche technique encore.
C'est l'impact qu'a un livre ("Mrs Dalloway" de Virginia Woolf) sur trois générations de femmes: tout d'abord celle de Virginia Woolf elle-même (jouée par Nicole Kidman) lors de l'écriture de son roman; Laura Brown (Julianne Moore) une femme au foyer des années 50, qui trouve dans ce livre un échappatoire à sa routine et à son mal être; et pour finir Clarissa Vaughn (Meryl Streep) qui serait une "Clarissa Dalloway moderne". Elles sont toutes les trois confrontées d'une manière directe ou indirecte au suicide.
Tu trouveras une description un peu plus complète du film ici: http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Hours
Un film qui m'a fait beaucoup réfléchir et ayant lu Mrs Dalloway, je trouve ça aussi intéressant de faire le parallèle avec le livre; en fait c'est intéressant de voir combien tout ramène à ce roman, et parfois de manière subtile.
Ok ok, j'essais de me le trouver !!
Enfin vu ce film, quelle musique ! Quelle perfomance de tous les acteurs hommes comme femmes, quelle puissance et intensité, vraiment bon, ca fait plaisir de voir ca.
J'ai une question en revanche ![]()
A la fin en réalité on découvre que Laura et Clarissa sont en fait relier non pas que par le livre mais aussi par l'histoire c'est bien ca ? C'est juste que le suicide n'arrive pas au même moment dans leur vie c'est bien ca ?
Dans ce cas, pourquoi avoir choisit de relier ces deux personnages selon vous ?
Vraiment un bon film ![]()
De superbes actrices, Ed Harris parfait. Musique sublime et belle histoire.
Tout ce que je déteste au cinéma. Tant dans le visuel que dans la narration.
Stephen Daldry y prend en otage son spectateur dans un déluge d'effets Oscar : utilisation imbuvable de la musique, goût du pompeux et de la performance, grimages hideux (et parfaitement vains) des actrices, comme si une belle interprétation relevait de ce genre de tics hollywoodiens, décors et costumes d'époque dégoulinants de propreté. C'est absolument effarant la manière dont tout sonne faux dans cette purge larmoyante et sirupeuse, qui traite un sujet passionnant (la dépression) sans la moindre subtilité. Les personnages sont d'un simplisme hallucinant : j'avais cerné leurs psychologies en deux minutes de film et à partir de là, Daldry était condamné à taper dans la redite, à se répéter crétinement durant deux longues heures.
The Hours n'est rien d'autre qu'un bidule oscarisable, académique au possible sous couvert d'une pseudo-originalité dans son dispositif (la bonne blague). Petite mention pour les scènes contemporaines, les moins ratées du film. Mais même dans ses passages les moins tire larmes, le film évoque Bergman sans jamais l'égaler, à grands coups de violons et de psychologie de comptoir.
Aucun intérêt, plus irritant qu'autre chose et ça me surprend qu'une faquinerie pareille fasse autant illusion.
Très bon film, très bonnes actrices, mais je suis vraiment étonné qu'il ne soit pas sorti en blu ray en France !