Lt-Schaffer
Posté le 12 janvier 2012 à 22:17:21
Il ne faut pas étendre la sobriété à l'extrême. Y'a quand même une certaine science de cadrages, d'éclairage ou d'autres paramètres techniques que je trouve absents dans ce film, et ce même au nom de la sobriété. Là, pour moi, ça dessert le film plus qu'autre chose. Après y'a le contenu du film, mais là c'est une autre histoire.
Au risque d'en vexer malheureusement certains, c'est à mes yeux l'une des Palmes d'Or les plus honteuses de ces dernières années. Cela dit, ça reste personnel comme avis, bien entendu.
Le film est très rigoureux au niveau de sa grammaire cinématographique. Notamment au niveau du jeu champ/contre-champ dans les duels prof vs élève, filmés presque comme un match de tennis.
Après, la maîtrise technique au cinéma, ce n'est pas uniquement soigner son éclairage, l'étalonnage etc...C'est aussi savoir diriger ses acteurs, les mettre en symbiose avec la rythmique du métrage, (rythmique très bien réussie d'ailleurs). Je pense être comme toi, et préfère les films qui font dans le baroque au niveau stylistique. Mais on ne peut lui enlever que dans son genre, Entre les Murs n'est pas un vide cinématographique.
Et ça ne me gène absolument pas que tu le considère comme auteur d'un larcin au niveau de la palme d'or. 