Princess Bride fait partie de ces films un peu cultes des années 80 qui me faisaient vraiment envie, pour le côté fantasy 80’s dont je suis toujours très friand, puis il paraissait que c’était vraiment drôle.
On est dans quelque chose entre le vrai conte de fées assumé et la parodie. C’est à dire un film qui n’a pas peur de verser dans la naïveté et le côté fleur bleue, de croire en son univers et en l’intérêt des aventures qu’il propose, tout en offrant malgré tout un certain recul critique. Je pense à la mise en abîme du récit avec l’enfant qui se fait raconter l’histoire, procédé éculé mais qui trouve son sens ici, je trouve ça très beau l’idée de ce gamin qui veut des trucs sur le sport, qui critique chaque fois que ça part en romance mais finit par se laisser prendre au jeu parce que ce genre d’histoire est universel.
Le film est vraiment très généreux. C’est bien mis en scène, avec un sens du paysage mais aussi de la scène d’action, que ce soit les duels au sabre ou la scène dans les marécages ça reste vraiment captivant et ça n’ennuie jamais le spectateur. Et surtout il y a ces dialogues assez savoureux, qui croient en leur univers mais sont aussi très drôles. Je connaissais plusieurs des répliques cultes via Internet (“My name is Inigo Montoya. You killed my father, prepare to die!”) et c’est un plaisir de les découvrir dans leur contexte. Il y a pas mal de situations déjantées et bien drôles sans qu’on soit dans une pure approche à la Monty Python où absolument tout est conçu à des fins humoristiques. Non, ici on se prend au jeu et aux personnages qui sont vraiment engageants, mention pour le duo formé par Montoya et le géant.
Pas déçu du tout malgré tout le bien que j’en entendais, c’était drôle, divertissant et sincère. Eventuellement je pourrais reprocher un rythme pas toujours rodé mais c’est bien la seule chose.