Mais réveillez vous! De Broca est un des derniers géants du bon cinéma français! On a perdu Jacques Derray et lui en 2004!
Le succès de l´inoubliable «Cartouche» ( 1961), populaire évocation du célèbre bandit joué par Belmondo, engage le réalisateur sur la voie des comédies à gros budget. «L´Homme de Rio», incarné à nouveau par Belmondo, lui assure la notoriété internationale. Philippe de Broca confiera à «Bebel» trois autres rôles sur mesure dans «Les Tribulations d´un Chinois en Chine» ( 1965), «Le Magnifique» ( 1973), -une époustouflante parodie des films d´espionnage- et «L´Incorrigible» ( 1975). Jean-Paul Belmondo s´est dit aujourd´hui «totalement bouleversé» par la mort du cinéaste.
Entre-temps, le réalisateur connaît l´échec avec «Le Roi de coeur» ( 1966) et le succès avec «Le Diable par la queue», incarné par Montand ( 1968). Dans les années 70 et 80, après les semi-échecs de «La Poudre d´escampette» et «Chère Louise», Philippe de Broca joue la carte de la pure comédie de divertissement comme «Tendre poulet», «On a volé la cuisse de Jupiter» ou «L´Africain».
Il se lance ensuite dans l´épopée des «Chouans», avant de renouer avec le film de cape et d´épée, en réalisant une superproduction : «Le Bossu» ( 1997). Il retrouve une sixième fois Belmondo pour «Amazone» ( 2000), dont l´échec le décevra fortement. Son dernier film, «Vipère au poing», est toujours à l´affiche et a déjà réalisé plus d´un million d´entrées. Chevalier de la légion d´honneur, il était père de deux enfants.