Le plus détestable des cinéastes coréens, j'ai nommé Park Chan Wook, est de retour pour une autre histoire de vengeance aberrante de connerie et traitée, comme toujours, avec un premier degré absolu. Dans Old Boy et dans Sympathy for Mr Vengeance, les deux autres volets de la trilogie de PCW, le réalisateur mettait déjà en place un univers improbable et gagesque à souhait mais sans se permettre la moindre petite touche d'humour qui aurait pu quelque peu désarçonner le côté gentiment couillon des deux films.
Bon, encore, Old Boy, à côté de la tarte à la crème Mr Vengeance, passait pour un chef d'oeuvre. Lady Vengeance contient toutes les âneries habituelles de PCW. En pire.
Comme d'habitude, c'est visuellement ignoble. Tout ce qu'il y a de plus méprisable dans le cinéma coréen contemporain : une suresthétisation déplacée, un surdécoupage qui rend le film complètement irrespirable et illisible. Une bonne grosse mise en scène de pubard, tapageuse au possible pour appâter le chaland. Le film est bardé de plans pour la frime complètement vains, ici un moustique sur une peau en gros plan, là une petite fille courant au ralenti dans la neige ...etc C'est, bien entendu, d'une laideur à couper le souffle, et ça appuie encore plus le côté artificiel du bidule.
Parlons-en d'ailleurs du côté artificiel. Il vient d'abord de la crétinerie profonde du pitch et du fait que Park Chan Wook croit dur comme fer à sa minable revenge-story. Au point de surligner les failles béantes de son film côté réalisation. Que les fans se rassurent, c'est bien du PCWtous les étages : pompeux, tape à l'oeil, niais, sirupeux, ça se fait passer pour le renouveau du cinéma de genre asiatique alors que ça reprend tous les tics possibles des clips et de la publicité. Une caricature, je vous dis.
Je passerai rapidement sur le caractère bordélique du machin, mais je pense simplement que PCW n'a aucune notion de structure, de narration. C'est tellement n'importe quoi que l'on se croirait devant un Brett Rattner. Et en plus, ce n'est qu'un détour malhonnête de plus pour vendre la pseudo-originalité du bousin et noyer le poisson (et donc le spectateur) dans un océan de débilités. Tout ça en se faisant bien entendu passer pour un grand revenge-movie.
Mon cul sur la commode, oui.