Un jour , un type de pissera dans l'oreille, tu te retourneras et tu verras seulement la lumière qui t'aveugle.
Ce sera la combinaison du Chien Fou et moi-même qui te fixeront d'un oeil sévère, je t'aime.
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C'te masterpiece quoi... Brian De Palma , mais quel génie
Même pas envie de d'en dire des tonnes. Mais en gros , ce film c'est la quintessence du cinéma de Brian De Palma. Son film ultime ![]()
Un ovni unique, tout droit sorti du cerveau d'un vieux savant fou.
Ce film c'est la sublimation du kitsch, tout simplement
Allez hop, je le fout direct dans mon top et je le met en tête de mon classement de monsieur Brillant d'La Palme
10/10 ![]()
Reviens de la séance, et franchement pas déçu de ce second visionnage ! Un film kitsch au possible, décomplexé, qui brise pas mal de code, qui tente, qui cherche, qui expérimente... Nan franchement le meilleur De Palma que j'ai vu jusqu'à présent.
On a d'un côté un film un peu bâtard influencé par à peut prêt tout, et de l'autre un film personnel au possible. Rien que là on la voie le schizophrénie de De Palma (schizophrénie qui le suivra jusque dans sa carrière en dents de scie enchaînant les mauvais films et les purs chef-d'oeuvre alternativement).
Mais ce qui me plait vraiment dans ce film, outre le kitsch a outrance qui marche vraiment (loin du mauvais goût), c'est surement les "expérimentations" de De Palma. On a une sorte de tutoriel pour apprendre à filmer. Y a de tout dans ce film, split-screen, plan fixe, plan-séquence, montage posé ou bien nerveux et hyper-dynamique, des accélérés bien kitsch, l'utilisation de la musique intra et extra-diégétique, etc... Et le mieux c'est que tout est véritablement justifié dans le film. Y a rien de superflus, tout apporte quelque chose !
Le film réussi aussi a te faire passer du "rire au larme" sans que rien ne vienne te dire "Putain, y manque un truc là...
". Non, De Palma le fait remarquablement bien ! (que d'éloges mesdames et messieurs !...).
Le film fonctionne correctement, justement parce que Brian (je peux vous appeler Brian ?, non parce que De Palma ça commence à devenir redondant...) prend le temps de poser son récit, refusant de couper des séquences que beaucoup jugeront comme inutiles... les fous, c'est tout l'inverse... ![]()
En à peine 92 minutes, le film parle d'énormément de chose, sans qu'il n'ait l'air d'être passé en "accéléré".
Le film est presque intemporel. Il est encore d'actualité, et parvient surtout à anticiper beaucoup de chose (la télé-réalité par exemple). Son montage, loin d'être mou et dépassé, parvient justement à lui donner la vigueur nécessaire pour que le "publique d’aujourd’hui" puisse encore prendre son pied.
Une excellente BO... vu que je suis pas énormément calé niveau zik, c'est tout ce que j'ai à dire... voilà...
Un film beaucoup influencé qui influença beaucoup... j'avais rien de mieux en stock pour conclure, désolé...
(vu que c'est une "critique" où je ne suis pas relu, soyez indulgents, s'il vous plaît
)
Ma note : 8.5/10 -> 9/10
Je suis le seul à voir une référence à Robert Plant le chanteur de Led Zep dans la scène de Beef sur scène ?
Comment il se tient, etc ...
Purée excellent le film
Les musiques sont vraiment biens ![]()
J'écoutais la bo tout à l'heure, quelle coïncidence
(je l'avais jamais écoutée avant)
C'est clair que la bo est l'un des très grand point fort, y'a certains morceaux que j'écoute souvent d'ailleurs.
Revu aujourd'hui et c'est un excellent film mais je dois avouer ne pas avoir trop compris
pourquoi Swan veut tuer Phoenix?
Ca m'avait pas marqué au premier visionnage curieusement ![]()
Si je me souviens bien c'est pour faire de la publicité à sa maison disque, car comme dit l'adage : "il n'y a pas de mauvaise publicité"
Oui mais justement vu le succès qu'elle avait eu ce soir là c'est déjà une publicité en soi, donc ça me paraît pas être une choix utile. Après c'est peut-être aussi par rapport au fait que comme il le disait plus tôt il n'aime pas voir la perfection ailleurs qu'en lui-même mais dans tous les cas ça me paraît être un peu une façon forcée de faire un climax
Autre question : c'est quoi cette histoire évoquée vite fait en prison de Swan qui finance un programme de recherche sur les dents et qui récolte toutes celles de tous les prisonniers?
Le message avait l'air de dire que Swan voulait juste faire taire WIlson.
Sinon, je ne m'attendais pas du tout à ça, c'était une sympathique découverte. Après bon, je n'avais pas capté la référence à La Soif du mal.
Vu, enfin. Pourquoi je m'attendais à De Palma qui fait de l'horreur comme parfois, et un petit Phantome de l'Opéra juste sympathique.
ET LA PUTAIN
BORDEL
LA CLAQUE
DES LE GENERIQUE
JUSQU'A LA FIN.
Fêlé, coloré, funky, sous acide, dantesque, cynique, engagé, triste, hilarant, effroyable, hypnotisant, fin, génial, virtuose, avant-gardiste, exquis.
Tiens d'ailleurs je crois pouvoir affirmer sans me tromper que ça a pu plaire à Dario Argento, d'où sa collaboration avec la jolie Jessica Harper et ensuite son monumental Opera.
Je pense que je vais le revisionner aussi, même si j'aurais aimé le voir au cinéma.
Concernant Argento, y a pas mal de très bonnes choses, dès ses débuts Hitchcockiens qui ont évolués vers son style des années 80. Je tiens juste à te mettre en garde contre Mother of Tears, le dernier volet de la trilogie qui commence par Suspiria
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Trauma ça fait partie de ses bon films pour moi, mais c'est le moment où il part en couille donc faut s'accrocher.
Concrètement, après Opéra son cinéma tombe en chute libre, mais y'a des trucs intéressants comme Le syndrome de Steindhal et Trauma.
Après pour moi son apogée c'est entre fin 70 et fin 80.
Difficile de se faire une idée précise du cinéma de Brian De Palma après avoir visionné 4 films (Scarface, Carrie, Mission : Impossible et Phantom of the paradise ) aussi géniaux que différents. Pourtant une chose assez folle s'échappe du film qui m'intéresse aujourd'hui, c'est précisément l'aspect très complet du travail fourni par De Palma. Variation moderne sur Faust (mâtiné d'un peu de Dorian Gray et de multiples emprunts à des cinéastes très connus), Phantom of the paradise est tout à la fois un manuel de réalisation, une farce grand guignolesque et un opéra rock composé par l'excellent Paul Williams.
Si les emprunts successifs de De Palma (au cinéma d'Hitchcock notamment) lui ont donné auprès de certains la réputation de plagiaire, il semble au contraire (mais peut être que mon interprétation est erronée tant il me reste à découvrir du bonhomme) que son cinéma tel qu'il s'exprime dans Phantom of the paradise est assez largement un cinéma qui vampirise, qui s'approprie (et j'insiste sur le mot) des influences diverses afin de s'en nourrir et créer quelque chose d'entièrement neuf à partir de cela. C'est à mon sens l'idée qui sous-tend toute l'oeuvre et qui explique que le film ressemble à un manuel de réalisation. En terme de mise en scène Brian De Palma aligne en effet avec une facilité déconcertante des travellings circulaires, des plans séquences en vue subjective, des split-screens qu'il emprunte plus ou moins à des cinéastes de renom (ici Orson Welles, la Alfred Hitchcock) et qui sont d'une richesse incroyable pour le spectateur attentif.
Remarquable aussi par sa durée (une petite heure et demie), le film n'en est pas moins très riche d'un point de vue thématique. Parabole évidente sur le statut de l'artiste au sein du système (et tout le monde sait que cet artiste c'est De Palma) , le film joue aussi de l'imagerie post JFK et s'en amuse tout en lançant quelques pistes de réflexions véritables. Parfois traduites visuellement (je pense en particulier au moment où Winslow le fantôme "perd" sa voix, remplacée par celle de Swan), ces idées amènent le spectateur à se perdre dans le film, si bien que l'on ne sait plus, passé la transformation de Winslow, où se situe le vrai et le faux. Finalement très pessimiste, le film ne laisse aucun échappatoire à ces personnages auxquels on s'attache pourtant très rapidement. Au delà de l'esthétique grotesque du film, les monstres que l'on nous présente ont en eux une part terriblement humaine qui nous amène parfois à nous reconnaître dans leurs actions. Comment en vouloir à Phoenix de succomber à l'attrait de la popularité ? N'aurions-nous pas fait la même chose à la place de Swan ? Si le film marche en dehors de ses références et de sa technique c'est bien parce que l'histoire qui nous est contée est universelle et intemporelle.
Pour autant Phantom of the paradise n'est pas alourdi par tant de réflexions puisque c'est aussi un film où la musique est très importante. Composées et écrites par Paul Williams, les chansons servent d'illustrations à ce qu'il se passe durant le film et se payent en plus le luxe d'être formidablement bien interprétées. Plus largement les scènes de concert font peut être parties des moments les plus forts et les plus intéressants du film tant on y retrouve tout ce qui fait la force de l'oeuvre: une inventivité technique et artistique mise au service de la réflexion et du divertissement. Il ne faudrait pas oublier que Phantom of the paradise est un film paradoxalement très drôle, le comique venant très souvent des mimiques grossières des personnages (en particulier William Finley, hilarant) mais aussi des situations et du décalage volontaire entre la cruauté de la scène et le comique qu'on en tire.
Cependant l'inquiétude pointe tout de même sous cet amas de gags grotesques...Le public par exemple est présenté comme une masse uniforme franchement débile et surtout avide de divertissement sous toutes ses formes, l'industrie comme dénuée d'âme et de coeur, uniquement intéressée par le profit et dont on souligne largement l'omnipotence dans la société. Et le plus inquiétant c'est que tout semble se jouer comme si cet état de fait n'était imputable à personne: s'il n'y a pas de solutions dans le monde de De Palma il n'y a pas non plus de véritables causes, il n'y a pas d'actions humaines en amont pour en arriver la et c'est peut être en cela que le film a quelque chose de glaçant.
8,5/10
Ca me rappelle que le point que je trouve vraiment pas à la même hauteur que le reste du film c'est ce plan-séquence repris de Welles. J'ai toujours trouvé ça bien plus démonstratif et moins riche en réflexion que le reste. Plat même.
Ça m'avait pas mal déstabilisé au premier visionnage parce que c'est quelque chose qu'on voit assez peu et qui ne me semble pas très lisible le split-screen mais au second visionnage c'était beaucoup moins dérangeant. Par contre cette séquence je la pense de la même façon que la reprise comique de Psycho, c'est un clin d'oeil un peu gratuit mais ça ne marche pas trop mal
.
Je suis d'accord qu'avec les sous-titre surtout, c'est assez bordélique. Mais je trouve que la reprise de Psycho fonctionnait largement mieux sans être trop démonstrative.
Parce que ce split-screen, je crois que c'est bien la même prise vue par deux caméra différente, du coup ça a du prendre plusieurs jours pour ça. Je vois trop le travail que ça a pris dedans, et pas ce qu'on est censé retenir de cette scène, enfin voilà.