hello, j´avais écrit ca sur le film, pour aider ma soeur dans son cours de cinéma, si ca te plait, tu peux le mettre sur le site, meme si c´est court, mentionne juste mon pseudo et je serai content:
A propos de Fight Club :
Le mal
Dans fight club, le mal réside à l’intérieur de nous et trouve ses causes et ses conséquences à l’extérieur, dans le monde et la société de consommation. Ce mal intérieur ce trouve dans tous les membres adhérant au Fight Club, puis au projet K.O(Chaos ? ), mais c’est dans le personnage joué par edward Norton, synthèse de tous les membres du fight club en quelque sort, que s’exprime pleinement ce mal. Cet homme souffre d’insomnie. Cette incapacité à trouver le sommeil est synonyme d’une incapacité à vivre en accord avec les règles édictées par la société de consommation.(notamment au travers de la publicité), mais aussi symbole d’une incapacité à être soi-même, car le sommeil est un des rares moments où il nous est possible de nous relaxer et d’oublier le monde extérieur, et surtout d’être nous-même sans penser à l’autre et son regard .
Le sentiment d’aliénation, la quête d’identité de ce personnage(symbolisé par le fait que jamais son nom ne soit cité durant tout le film), se développe à plusieurs niveaux durant le film.
D’abord, ce personnage se sent étranger à sa condition d’homme. Déchiré entre ses pulsions, l’image que la publicité lui renvoie et le féminisme présent dans la société actuelle, il ne sait plus comment se comporter en tant qu’homme, ce qui définit l’homme par rapport à la femme dans notre société moderne.
Et par extension(et c’est là le vrai message du film), il cherche à comprendre et découvrir qui il est, non plus en tant qu’homme cette fois ci, mais en tant qu’être humain, en tant qu’individu.
La société est donc responsable du sentiment d’aliénation, qui aboutira à la schizophrénie. A l’apparition d’un personnage avec nom, un prénom, un but, un moyen, un antidote, une idéologie. Cette création, nous allons le voir , est l’expression du côté le plus sombre de la personnalité du personnage interprété par Edward Norton et en définitive symbole du mal. On pourrait dire que nous sommes finalement tous des schizophrènes potentiels, n’attendant qu’un simple déclencheur ( ici la société de consommation).
Le remède au mal :
Il ne faut pas oublier que le tout premier mal du film, même s’il est symbolique, est l’insomnie. Le remède apporter à l’insomnie, pour edward norton, s’avère être d’aller dans des thérapies de groupe, pour personnes atteintes de cancers. Il trouve donc un remède à son mal par la maladie des autres. Cet antidote peut-être résumé de la manière suivante : « Guérir le mal par un autre mal encore plus fort ». Car si cet homme se sent mieux, c’est en côtyant d’autres hommes qui souffrent plus que lui.
Or, ce remède va être appliqué de la même manière au problème majeur du personnage principal : sa quête d’identité.
Pour ce personnage, le mal c’est la société de consommation. Il va lutter d’abord en créant un personnage capable de trouver des remèdes à ses maux. Tyler Durden. Schizophrénie.
Tyler Durden va d’abord résoudre le problème de l’identité masculine, grâce au fight club. Il va simplement éliminer tout ce qui peut déstabiliser l’homme. Exit, les femmes, la publicité, la mode et autres régles édictées par la société. Tyler grâce au FIGHT club fait revenir l’homme à sa condition la plus simple. Lui fait redécouvrir ses instincts. Les hommes ne sont alors plus que des muscles, revenus à un stade animal. Et on se bat, on se fait mal, pour se sentir vivant. Il faut aussi noter le mot « Club » dans fight club. Tyler met fait à l’individualisme de la société de consommation grâce à se groupe d’homme. Le fight club est donc un groupe d’homme ayant choisi de se faire mal physiquement pour échapper au mal psychologique de la société de consommation. Si ce remède est indéniablement horrible, il reste moins nocif que celui qui sera appliqué plus tard non plus aux victimes de la société, mais à la société elle-même. Cause de tous nos maux selon Tyler.
Car le fight club va déboucher sur le projet KO, qui n’est rien d’autre que la guerre contre la société de consommation et le monde capitaliste. Cette lutte, si elle débute d’une manière plus ou moins non violente(excrément de pigeon sur des voitures de marque, revente de graisse liposucée à de riches femmes par le biais de savon, ou encore insertion d’image pornographique dans des films tout publics.), elle va rapidement devenir plus violente : menace d’individu avec des armes ( du simple vendeur au maire de la ville.),explosion en tout genre(qui rapproche le groupe des cellules terroristes), et débouche sur la mort. ( de Bob par exemple.). Cette lutte culmine dans le but ultime de Tyler : l’explosion des buildings contenant les bases de données de sociétés de cartes de crédits.
Tyler a fait évoluer un club, un group d’hommes se tapant dessus, en un système totalitaire, dont les membres sont tous habillés de noir, sans noms, et dont il est le chef, le leader, le guide. Et ceci nous amène à parler du paradoxe présent dans la société de consommation et(donc) dans la lutte que mène Tyler contre elle.
Le paradoxe :
Le reproche qui est fait à la société de consommation est son individualisme flagrant, pourtant celle-ci grâce à son mode de vie capitaliste, semble vouloir faire en sorte que cha que individu ressemble à un modèle précis édicté par la publicité. Avoir une identité oui, mais chacun la sienne. Finalement la société voue un culte à l’individualité, mais nie, détruit la différence des hommes en prônant un modèle unique choisi par elle. Ceci est un paradoxe, mais il y en a un plus grand encore. Le remède appliqué à ce mal est ne résout absolument rien. Car si le personnage incarné par Edward Norton crée Tyler, c’est pour obtenir des solutions, un remède. Ce qu’il veut en définitive, c’est avoir une réponse à la question suivante : « Qui suis-je ».
Or Tyler ne répond pas, ou presque pas. Le seul élément de réponse qu’il donne est « tu n’es pas ta maison, tu n’es pas ta voiture… ». Mais si nous ne sommes pas déterminés par les objets que nous achetons, que nous consommons, qui sommes-nous ? Comment obtenir la réponse ?
Et tyler ne répond pas. En faisant évoluer le fight club jusqu’au projet KO, il n’a fait en définitive que reproduire d’une manière différente ce que fait la société : il a annihilé toute trace d’identité chez tous ces membres. Ils sont tous vêtus de noirs , tous coiffés de la même manière et n’ont pas de nom, si ce n’est le nom de Bob, qui est attribué à chaque membre décédé. Tyler a réussi à découvrir ce que nous ne sommes pas, mais n’a pas pu proposer de modèle pour découvrir ce que nous sommes. Et ceci est tout a fait normal, puisque chaque homme étant différent, un modèle ne pourrait pas être appliquer, ni celui de la société de consommation, ni celui de Durden.
Conclusion
Et le personnage joué par Edward Norton, c’est à la fin du film ce qu’il n’est pas. Tyler lui a fait comprendre deux choses, il n’est pas sa voiture, mais il n’est pas non plus Tyler, même si ce dernier vient de lui. Tyler n’est qu’une partie de lui qui a été augmentée par la société.
A la fin du film, il se libère du joux de tyler. Il est enfin libre, et se retouve enfin avec une femme. Il semble prêt à découvrir qui il est. Mais aura-t-‘il la réponse ? A-t-il vraiment tué Tyler, le mal ne réside-t-il pas encore en lui ? n’est-il pas toujours présent ? Et pour le réveil d’un seul homme(Edward Norton), combien d’explosion, de sang, de coups et de souffrance ?