J'ai pas l'impression qu'il y ait vraiment d'autres topics, du coup je poste là.
J'ai du mal avec l'appellation "nanar volontaire". Je veux dire un nanar est un mauvais film dont on peut rire à ses dépens. Mais si on fait volontairement de la merde en espérant que ça soit drôle c'est plus vraiment un nanar c'est soit une bonne comédie soit une merde immonde. Je prends l'exemple de Poultrygeist qui joue largement sur un côté nanar, mais c'est assumé de bouts en bouts le côté ultra con et ultra cheap. Du coup j'aurai tendance à considérer ça comme un bon film.
Et c'est un peu la même chose pour ce piège à Hong-Kong. C'est le genre de film qui a une histoire particulière, une sorte de vengeance et d'humiliation constante de JCVD. Je dois dire que ça me fait rire, mais ça me fait rire parce que Tsui Hark a voulu que ça fasse rire.
Enfin je me demande qui est le plus ridicule JCVD ou bien Rob Schneider ?
Enfin toujours est-il que c'est un film devant lequel il ne faut pas comprendre grand chose j'ai l'impression parce que si en apparence le scénario a l'air plein de rebondissements, j'ai l'impression que c'est juste n'importe quoi, machin est un espion mais en fait non, en fait c'est bidule qui est un agent double… impossible de s'en sortir. Et chaque scène est l'occasion d'expérimenter, d'engager un combat sans raison narrative valable.
En fait c'est n'importe quoi. Alors certes ce n'importe quoi défouloir n'est pas forcément aussi maîtrisé qu'un autre Tsui Hark, mais tout de même, on retrouve dans les scènes d'action (et même les autres) un goût pour l'expérimentation visuelle et des combats vraiment bien foutus ce qui permet d'osciller entre comédie grasse où JCVD fait une course de pousse pousse vraiment bien foutue (malgré le ridicule évident de la situation) et bien humiliante et quelques combats bien rendus et bien sentis.
En fait Tsui Hark s'est fait plaisir aux frais de la princesse. Il devait en avoir rien à foutre du tout et il a essayé des trucs et parfois même si c'est pourri, tant pis, il a essayé. Et le film va tellement vite qu'on a pas le temps de se faire chier, finalement pour une ôde à la médiocrité ça passe plutôt bien et c'est pas si mal.