J'aime beaucoup les films qui s'envolent vers un univers fantastique unique, avec ses propres règles. Mais dans ce genre de films on peut y remarquer deux catégories : ceux qui transportent, qui enchantent, fascinent, fourmillent de détails croustillants (exemple type : Chihiro), et ceux qui sont ridicules, moches, lourds. Labyrinthe se classe dans la deuxième catégorie.
Le premier truc qui choc dans ce film, c'est la BO. Je ne suis pas grand fan de Bowie, loin de là, mais sur ce coup-ci on dirait qu'il a fait des efforts pour être encore plus désagréable. Des chansons sans âme à ce point-là, c'est rare, sans oublier leur utilisation hasardeuse et foireuse. Etant donné qu'on commence sur une chanson vaguement rythmée ou l'on voit Connely courir sous la pluie filmée en panoramique, d'entrée ça puait.
Puis la musique qui démarre (avec une ou deux secondes de retard) quand on voit le personnage de Bowie s'avancer d'un air qui se veut charismatique et énigmatique. Pouah !
Je passerai sur le scénario formidable de début de film ou la jeune fille est en guerre contre ses parents pour des raisons inconnues. Mais bon, que faire des raisons quand on a un départ si loin de tout cliché !
Mais faut avouer que ça ne s'améliore pas par la suite. Perdue dans le Labyrinthe, elle se fera des amis tous plus moches les uns que les autres (car il ne faut pas se fier aux apparences, le film vous le répète une bonne dizaine de fois histoire que vous ne loupiez pas le message), et par le pouvoir de l'amitié et du cosmos vaincra les pièges dantesques dans lesquels elle tombe.
Sans oublier le magnifique Happy End en rire général, subtilité 9 sur l'échelle de Bigard. Y'avait plein de façons de finir ce film pour relever le niveau, mais là on sent que le réalisateur a bien superviser le boulot pour que tout soit merdique de bout en bout.
Sinon ce film est moche, l'univers est moche, les couleurs sont moches. Bon ça à la limite, c'est un choix, pourquoi pas, mais ça me plait pas.
Par contre les effets spéciaux sont vraiment merdiques, c'est horrible. Les raccords foireux nous exposent bien les trucs et astuces utilisés, sans oublier la magnifique danse avec les "fêtards" sur fond vert, que l'on pourrait renommer : "Voici ce qu'il ne faut PAS faire avec un fond vert pour rester crédible".
Bref, ce film m'a emmerdé. Je sauve Jennifer Connelly (pas Bowie parce contre, il est ridicule) parce qu'elle est particulièrement mignonne dans ce film.