J'ai pas trop accroché globalement.
Ce qui m'attriste un peu c'est que ça conforte en moins bien ce que j'aime déjà chez certains réal' - Jarmusch, Herzog - qui refont leurs grandes marottes en miniature et qu'à côté ça ne m'a guère donné envie de découvrir ceux que je ne connaissais pas encore, à l'exception peut-être de Victor Erice avec sa manière néo-réaliste de reprendre la figure de la Parque.
Spike Lee se contente d'une séquence de montage assez convenue et porte-ouverte, même si je suppose bien qu'à l'époque la douleur du camp démocrate contestant la victoire de Bush était encore bien ressentie. Il arrive malgré la brièveté du format à caler son obsession raciale habituelle en semblant suggérer, depuis le titre stylisé en argot jusqu'à l'insistance sur l'inhabituel vote des noirs en Floride, que c'est un électorat qui s'est trouvé particulièrement lésé par le déroulé du vote, ce qui me casse pas mal les couilles tant c'est victimaire.
Le segment de Chen Kaige dans sa bouffonnerie un peu brouillone m'a pas du tout paru bien se relier au thème fl conducteur du temps.