Vois Miami Vice maintenant ![]()
Vois surtout Heat putain de bordel de merde.
The insider aussi avant heat ![]()
Le Solitaire les mecs, il faut commencer par le commencement ![]()
Ce qui est bien avec Mann c'est que tout ces films sont énormes (sauf Manhunter et Le dernier des mohicans que j'ai pas trop aimé
)
Ils sont tous les deux énormes aussi pourtant
en revanche je n'ai pas vu The Keep et L.A. Takedown, ça a l'air moindre en qualité.
Tu rigoles ? Le Dernier des Mohicans est exceptionnel. ![]()
Mon prochain sera soit Le Solitaire soit Miami Vice.
Non ce sera Heat ![]()
Bah Heat je l'ai aussi mais il dure 3h... ![]()
Putain, j'en ai marre de rien comprendre.
C'est le troisième film de Mann que je vois (après Heat et Blackhat), à chaque fois je trouve ça magnifique, mais je suis incapable d'aller plus loin, j'arrête pas de me demander pourquoi tel ou tel plan, et je suis incapable de vraiment me laisser porter. Par contre, les petites incohérences de scénario, je les vois (comme là les flics qui provoquent la fusillade dans la boite de nuit alors qu'ils auraient dû tout faire pour l'évacuer), et au-delà de ça je trouve certains passages vraiment over the top (le moment où Max décide qu'il en a marre, avec la musique qui repart en fond, ou quand Vincent s'accroche au métro).
Y'a une séquence où j'ai été vraiment bouche bée, c'est la boîte de nuit. Encore une fois, je ne sais pas pourquoi, mais y'a une telle puissance et une telle fluidité qui se dégage de ce passage, cette manière de filmer pas du tout cuttée, les mecs qui arrêtent pas de passer devant la caméra, la musique qui ne s'arrête pas, et les personnages qui restent stables au milieu de cet enfer... Et la fin est juste choquante, un joli pied-de-nez. La poursuite finale est très tendue aussi (mais pour une poursuite dans un métro, ça manque de plans séquence
).
Alors oui y'a un truc, y'a une atmosphère, y'a un regard, une image... mais j'aimerais que quelqu'un m'explique.
Qu'est ce que tu veux que l'on t'explique?
Parce que malgré les certains détails et incohérences du film, tu n'arrive pas à apprècier pleinement Collateral?
Je voudrais une analyse en fait. J'ai beau apprécier ce que je vois, je sens qu'il y a plus.
Alors pour ce qui est de l'analyse, je suis bien trop mauvais pour expliquer l'univers de Collateral, mais je peux te renvoyer sur une critique (certes ce n'est pas une analyse) faite sur le site Le Passeur Critique: http://www.lepasseurcritique.com/critique-film/collateral.html
Et je pense aussi que pour mieux apprécier et comprendre le pourquoi du comment l'oeuvre de l'auteur, il faut le connaître, c'est à dire connaître son savoir faire, ses thèmes, ses gimmicks, son style etc... Chez Mann il y a un code couleur qui se vois dans beaucoup de ses films (ça paraît banal, mais ce n'est pas là par hasard):
http://archive.filmdeculte.com/coupdeprojo/michaelmann_couleurs.php
Je ne suis pas sur de bien répondre à ta demande, quelqu'un ayant plus de verve arriverait à te faire une analyse du film ![]()
Et il faut dire que Michael Mann a le don d'offrir des films très viril, mais avec toujours une sensibilité insoupçonné... Ce mec me fait rêver haha.
Aaah cette scène... Mon coup de coeur!
Un peu normal ce que tu dis Arbuste. Michael Mann c'est l'archétype de l'auteur. Son oeuvre c'est un tout, on peut difficilement prendre indépendamment les films de sa filmographie, ils ont tous des choses en commun, se suivent, se répondent. Enfin pour comprendre Mann, l'auteur, il faut voir plusieurs de ses films, arriver à assimiler ce qui fait sont style, ce qui anime ses films, donc connaitre ses obsessions (après pas nécessairement dans l'entièreté).
Enfin après, pas non plus besoin de ça pour aimer sont cinéma. Mann reste parfaitement accessible, il a justement cette capacité à faire un cinéma pouvant rassembler passionné de cinéma, et simple touristes.
Je suis passé à côté de Michael Mann pendant pas mal d'années. La faute à mes satanés préjugés. Je le cataloguais comme un réalisateur quelconque qui faisait des films d'action quelconques. Mais depuis peu, je côtoie ce forum qui lui voue un véritable culte. Folie collective et sectaire ? Running gag trollesque ? Réalisateur réellement bon ? C'est donc avec une pointe de scepticisme que je me suis posé devant ce film (merci TCM Cinéma d'aligner sa grille de programme avec mes envies).
2h plus tard, je dois avouer que je m'étais effectivement trompé sur toute la ligne, Collateral est un excellent thriller haletant et efficace. La rencontre improbable entre un Tom Cruiz grisonnant et un Jamie Fox légèrement maniéré fonctionne du tonnerre. Leurs personnages, tous deux extrêmement méticuleux et perspicaces, sont très vites caractérisés et ne cessent de gagner en épaisseur tout le long du film. De même pour leur liaison fortuite qui ne cesse de se renforcer jusqu'à atteindre son inexorable point de rupture.
"- Je n'ai jamais appris à écouter le jazz"
"- Ça va au-delà de la mélodie, des notes.C'est là où on ne l'attend pas. On improvise comme ce soir."
Cette réplique pourrait résumer tout le film. L'histoire suit un schéma qu'on pourrait qualifier de classique, mais qui apporte tout de même son lot de surprises. Elle a surtout le mérite d'être extrêmement bien maîtrisée. C'est palpitant de bout en bout, sans aucune baisse de rythme.
Et que dire de la Los Angeles ! La ville prend vie sans devenir un personnage qui côtoie les acteurs. C'est même plutôt l'inverse. Mann nous rappelle constamment que les personnages sont insignifiants face à la cité nocturne. Que soit par les profonds dialogues débités par Tom Cruiz ou par l'immense profondeur de champ ainsi que les différents cadrages qui cessent de déborder vers ses artères grouillonante, sur terre comme au ciel, Los Angeles devient un temple sacré qui accueille et vomit ses personnages dans la plus grande indifférence. La chasse à l'homme qui s'opère prend des airs de combat de fourmis se déroulant au fin fond d'un immense jardin. La technique est parfaitement au diapason avec les propos du film. Génial !
J'aime aussi cette attention des détails portée à toutes les échelles. Ces magnifiques réflexions sur la carrosserie d'un hélicoptère. Cette caméra toujours en mouvement qui passe d'un sujet à l'autre, qu'il soit fait de chair ou de métal, le tout avec une fluidité exemplaire. À l'image de ce flic qui investit un appartement. Nous passons de son point de vue, arme brandit à son faciès emplit de doute, le tout sans interruption. La scène imprime à la fois sa gestuelle et son ressenti. Nous vibrons avec lui. Un simple champ/contrechamps aurait clairement amoindri cet effet. L'ensemble de ces procédés accompagnent parfaitement le dernier chapitre du film fort en actions et en suspens.
Collateral m'a donc définitivement conquis et m'a surtout donné envie de poursuivre la filmographie de son réalisateur.
9/10
J'ai rien signé avec mon sang, juste aimé un film ![]()
Aussi bon que Heat, putin cette façon de filmer la ville
● 10/10
Celui-là, j'ai envie d'écrire un bouquin dessus. A chaque fois que je le revois, il monte encore dans mon estime. Michael Mann est un génie du cinéma, ce film fait partie de ses trois plus grands joyaux. Un chef-d'œuvre qui occupe une place de roi dans le cinéma américain des années 2000, un thriller comme on en fait peu. Et il faut être un sacré metteur en scène pour parvenir à nous faire totalement oublier que c'est Tom Cruise qui joue ; on ne voit que Vincent, le tueur à gages, et simplement lui. Ce film suinte la classe de bout en bout, à chaque plan, à chaque idée. Les séquences d'anthologie s'enchaînent avec une fluidité déconcertante, la tension est gérée avec maestria, et que dire de cette ville de L.A de nuit, qu'aucun autre cinéaste n'a jamais filmé de la sorte. C'est d'une beauté mannienne, tout simplement. Et ce climax de dingue, qu'est-ce que c'est jouissif, qu'est-ce que c'est crispant, c'est tout simplement génial. Il n'y a rien en trop dans ce film, et rien qui manque ; la recette est parfaite, et le plat se déguste avec gourmandise à chaque fois.
Pour moi, un des trois plus grands films des années 2000.
Thanks, King Mann.
Je l'ai vu pour la première fois il y a 4-5 mois et franchement c'est magnifique. Selon moi, il s'agit du meilleur de Michael Mann.