un échantillon de débilité :
Lost In Translation
Enième version resucée de Dracula, « Lost In Translation », de Sofia Coppola, à mi-chemin entre « Les Charlots contre Dracula » et « Le Bal des Vampires », est une comédie américaine dont la seule originalité est de situer l´action dans un sous-marin au milieu des Carpates, en Translation, qui, pour ceux qui l´ignorent encore, est l´ancien nom de la Roumation, un petit pays riant au coeur des Balkans.
Servi par une poignée d´acteurs tous plus dramatiques les uns que les autres ( Bill Murray et son désormais célèbre « aspirateur de vampires à plasma »), le film fait montre d´un suspens poussif et d´une intrigue aussi riche qu´un intermittent en fin de droits, qui ne trahiraient pas l´esprit d´un épisode de Derrick, l´émotion en moins. Quant aux gags de potaches qui ponctuent les 2 longues heures que dure le film, l´équipe de scénaristes ( si si, ils s´y sont mis à plusieurs ! ) fait franchement penser à un ramassis de collégiens attardés en pleine poussée hormonale.
Au vu de la conjoncture, on ne peut certes pas en vouloir à ceux et celles qui bénéficient de pistons dans la profession ( Sofia Coppola est la nièce de Bernard Menez, ndlr), tout en regrettant que les budgets attribués à ce genre de sous-produits américains ( qui vient de dire « pléonasme » ? ) ne profitent pas à des projets plus originaux et ambitieux. On pense notamment à Robert Hossein et son long-métrage, la vie de Georges Marchais en comédie musicale «Georges Marchais, c´est comme ça que c´était son nom», dont le financement ne parvient pas à être bouclé.
Alors, chers cinéphiles, pour 2004, prenez de bonnes résolutions, et comme moi, n´allez pas voir ce film, ni aucun autre, tant que Lino Ventura sera mort.