Les critiques de l'époque pour la communauté de l'anneau:
Libération - Gilles Renault
Alors, va pour ce Seigneur des anneaux, premier épisode (la Communauté de l´anneau) superlatif d´une trilogie qui abolit les genres saga initiatique, épopée médiévalisante, archétype du jeu de rôle comme les frontières, des cimes enneigées aux entrailles de la terre. Sans attendre la suite, rien n´interdit de mordre déjà à l´hameçon.
Télé Obs Cinéma - Olivier Bonnard
Le film est sympa, sorte de Star Wars du nouveau genre (moins d´hyperespace, plus de fougères) mais on attendait mieux qu´une simple mise en images du livre de Tolkien.
L´Express - Jean-Pierre Dufreigne
(...) dans le vaste monde, 100 millions d´intégristes de Tolkien attendent le film (et tout commentateur) au tournant. (...) l´entreprise est folle et Jackson en a rêvé pendant dix ans; un rêve impossible commande le respect. Mais nous sommes déçus.
Télérama - Cécile Mury
Ivre de paysages grandioses (...), Peter Jackson pourtant s´essouffle à vouloir donner de l´ampleur à un conte qui semble le dépasser. (...) On peut maintenant se demander si Peter Jackson n´aurait pas dû franchement trahir Tolkien. L´affaire est à suivre dans les deux prochains volets de la saga.
Le Figaroscope - Emmanuèle Frois
La distribution est remarquable, les paysages féeriques (...) et certaines scènes inoubliables, telle la chavauchée des Cavaliers noirs, spectres sans visage. Mais une surabondance d´effets spéciaux, une musique un peu lourdingue et un récit dilaté sur trois heures nuisent un peu au film.
Urbuz - Jean-Sébastien Chauvin
L´esprit fondeur de Peter Jackson (...) s´est mué en un professionnalisme du plus bel ennui. Peut-être est-ce cela le pire : son art du mauvais goût, du débordement rigolard, tout ce qui faisait la sève de ses meilleurs films s´est abîmé dans le gouffre de la respectabilité.
Ciné Libre - Sébastien Lecordier
(...) il faut saluer le véritable tour de force, tant au niveau logistique, humain et technologique, de Peter Jackson qui a su tenté de donner vie à l´univers incroyablement imaginatif de Tolkien mais le film ne tient pas la distance. Les trois heures sont vécues comme un long périple éprouvant.
Aden - Philippe Piazzo
(...) nous n´avons vu qu´un infâme rogaton déguisé en superproduction. Certes, l´adaptation a dû coûter son pesant de dollars (...), et l´argent est sur l´écran, étalé grassement au fil de décors pharaoniques (...) et d´effets spéciaux pléthoriques. Bon, d´accord, mais y a- t- il un film ?
Finalement rien n'a changé 