Il y avait quelques années déjà j'avais regardé ce film, malheureusement fatigué et je n'avais pu en déceler toutes les richesses. J'avais beaucoup aimé mais le choc provoqué par cette seconde vision est clairement un cran au dessus. J'en ai encore des frissons.
Sorte de prolongement de son précédent film, In The Mood For Love, 2046 additionne des scènes qui pour beaucoup sont absolument magnifiques. Pris dans ces instants volés, entre le superbe arrangement musical et les images d'une beauté étourdissante, on ne peut qu'admirer l'élégance de la mise en scène. Les acteurs sont fabuleux, sans exception. Tony Leung est encore une fois très juste dans son rôle, et arrive sans peine à retranscrire la multitude de sentiments de son personnage. Gong Li et Zhang Ziyi (sublimes) le suivent dans ce ballet virtuose.
Certains y ont vu une pâle copie de son précédent film. Très franchement je considère davantage 2046 comme l'aboutissement du premier, une oeuvre somme dont chacun des ingrédients est sublime.
Bref, j'ai été bouleversé (pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris) et je vais mettre un petit moment avant de me remettre de ce choc esthétique et de ces rencontres éphémères et déchirantes. La réalisation virtuose et inspirée sert magnifiquement bien l'intrigue et les personnages. Quel bien ça fait !
PS : Mention spéciale à Zhang Ziyi, qui trouve ici l'un de ses plus beaux rôles et dont la beauté hypnotique ne cesse d'illuminer le film. 