resolution Voir le profil de resolution
Posté le 12 août 2013 à 13:53:38 Avertir un administrateur
Ou manipulée par le propos du film, la musique, la mise en scène qui réunie tout pour te faire chialer.
Quand je dis que mes larmes été sincères c'est qu'elles me sont venues "du coeur" vois-tu. Cette triste période de l'histoire est souvent susceptible de créer de l'émotion chez moi.
Après bien sur que le sujet du film m'incite à pleurer, davantage que si j'avais regarder une comédie, ça me paraît logique.
| Masterchief40k - le 14 juin 2011
| https://www.jeuxvideo.com/forums/1-26-7657603-2-0-1-0-0.htm#message_8717272
| Star Wars pour la relation père-fils
Mon dieu, ça a failli resté dans l'oubli
.
Justement c'est trop facile de faire chialer lorsque des gens crèvent par milliers de manière injuste.
La Rafle
grosse merde
La Vie Est Belle
chef d'oeuvre ![]()
C'est vrai que pour le réalisme on donnera plus de crédit à La Rafle (tout ce que j'ai retenu du film) mais dans la Vie est Belle si certains aspects de l'Histoire sont romancés c'est pour attirer l'attention sur les relations du père avec son fils et sa femme. Le fil principal du film porte sur l'effort constant de Guido pour montrer à sa famille que malgré tout, la vie est belle. Ce film et sa BO sont mythique.
Le film n'est pas du tout "tire-larme" au contraire il garde une certaine légèreté dans sa mise en scène
J'ai jamais ressenti de lourdeur ou de musique archi-emphatique
La Vie est belle, que je n'avais pas encore vu, représente pour moi une très grosse déception. Même si j'ai beaucoup apprécié le jeu fantasque de Benigni, je n'ais malheureusement pas beaucoup ri. Sauf lors de quelques scènes telles qu'une traduction des dires d'un officier allemand ou encore le repas des enfants. Ceci dit, je félicite tout de même l'entreprise de Benigni, dont le but est de se moquer gentiment du nazisme et de la déportation. Dans l'idée, c'était très bien, c'est toujours très bien de vouloir se moquer du nazisme. Mais j'ai trouvé que ça sonnait un peu faux. Je n'ais pas cru une seule seconde au camp de concentration qui nous est présenté... Je sais que c'est une volonté pour renforcer l'aspect poétique, mais ça ne m'a aucunement touché.
Mais ce qui m'aura le plus déçu se situe au niveau de la mise en scène. Très banale, elle ne prend aucun risque et ne revêt aucun style particulier. C'est à mon sens précisément qui rend les choses moins palpitantes. Il y aussi une espèce de problème de rythme. Le film se divise en deux parties mais qui sont très inégales. Il n'y a pas assez de liens entre elles, trop de différences. Certains personnages se trouvent relégués au second plan d'une partie à l'autre (l'oncle par exemple), alors qu'il aurait peut-être été intéressant de les développer un peu plus.
Bref, je comprend son statut de film culte, mais son adulation unanime se fera sans moi. Je l'ais apprécié, j'ai aimé la musique, l'acteur, etc mais sans en être pour autant transcendé...
6.5/10.
la scene ou begnini traduit le bosch en direct , vraiment géniale , elle m'a marqué
La première fois que j'ai vu ce film, j'en attendais rien. On me l'avait vendu comme extraordinaire avec toutes ses récompenses mais voilà, le thème de l'Holocauste, c'est pas le genre de thème que j'apprécie dans un film juste parce que je le reconnais, j'ai la larme facile. Aussi car 10 minutes de la Rafle m'ont dégoûté de tout film de cette entreprise. Et quand je l'ai vu la première fois, c'était une belle baffe dans la tronche. Baffe que j'ai accepté de reprendre avec plaisir ce soir, et elle a été encore plus forte.
Première chose que j'ai noté: traiter l'histoire de cette famille italienne juive comme un conte. Bon, davantage un conte comme Barbe-Bleue que comme Blanche-Neige, mais un conte quand même avec sa dose de magie. Et faut dire que déjà, le concept est culotté. Deuxième chose, la scène d'intro est parfaite: voir Benigni dans sa voiture folle demander aux gens de se pousser en faisant des gestes pris par la population par des gestes fascistes, c'est à mourir de rire. Déjà, rien que là, le film tente de m'attirer et je peux que difficilement dire non.
Déjà, rendons à Détritus ce qui est à César. Benigni est juste parfait: son jeu, ses mimiques, ses répliques. Il est exceptionnel en tant qu'acteur. Ca doit être je pense le deuxième role que je vois après "Astérix contre César" qui reste un film de mon enfance malgré ses nombreux défauts, mais déjà, il m'avait marqué dans ce film, même si à y repenser, il cabotinait pas mal. Rares sont les moments où il ne me fait pas rire, et généralement quand cela arrive, c'est qu'il ne cherche pas à être drôle. Pour autant, malgré deux visionnages, j'ignore si les quelques moments où il ne cherche pas à faire rire sont émouvants par son jeu à ce moment là ou si l'effet est renfoncé par son comique. Ou les deux aussi.
Et en tant que réal, ben ça reste du gros travail. Le rythme est quand même bien foutu: toutes les scènes comiques en début de film s'enchaînent vachement bien, et surtout, il traite justement le comique et le tragique de manière très opposée sans que ce soit trop bourrin. Les scènes comiques sont traités assez... pas rapidement, mais plutôt de manière "vive". Comme si on sentait le temps s'écouler de manière extrêmement fluide alors que les plans parfois sont longs. Inversement, Benigni arrive à rendre les plans tragiques plus lents, presque violents. Aussi anodine puisse t-elle être, le plan du train arrivant de nuit dans le camp filmée en plan séquence avec une contre plongée avec le train à peine visible mais le camp fortement éclairé est étrangement brutale, comme si Benigni disait "Allez hop, fini de rire, regardez où ils sont".
L'histoire est franchement... ben belle quoi. Voir ce père juif se démener pour sauver son fils en lui faisant croire qu'il joue à un jeu pour pas qu'il déprime et limite avance vers sa mort, c'est juste extraordinaire. Et alors que ça paraît totalement invraisemblable, on se laisse totalement envouté. Bien sur, le travail de développement du personnage de Benigni et son histoire permet cet envoutement. Et tout fonctionne: quasiment tous les gags du film m'ont fait énormément rire (juste, je suis pas un fan de Benigni inspecteur par contre que je trouve pas particulièrement drôle, et encore c'est plus en y repensant qu'en étant face à Roberto). A l'inverse, d'autres scènes m'ont fait presque pleurer, notamment la scène de fin.
La scène qui reste cependant la plus marquante à mon sens est surtout la scène où Giosué comprend la réalité du camp d'extermination et se cache sous le lit en déprimant . Guido le convainc alors qu'il s'agit de bêtises et que ce serait absurde de voir des Juifs être foutus au four et de voir leurs cendres servir pour faire des boutons ou du savon. Et autant voir Benigni démontrer cela est très drôle, autant se dire qu'il ne s'agi en réalité pas de l'humour noir où on démontre l'absurdité des camps et que cela se passe au moment où Guido fait son sketch, c'est vraiment très grinçant.
Et paradoxalement, alors que l'univers du film le permettait, j'ai pas l'impression d'avoir un truc totalement binaire avec les gentils juifs contre les méchants nazis vilains. Bon OK, on a l'oncle Eliseo qui relève la nazie venant de chuter alors qu'il est en train de se déshabiller pour "prendre sa douche" et cette dernière lui jetant un sale regard. Mais pour autant, on a plus l'impression de voir que des hommes de main, presque des hommes de paille sans personnalité. Comme si Benigni en avait rien à foutre et considérait que l'ennemi était le camp d'extermination, le système, et non les hommes à l'intérieur. Il a surement considéré, à raison, que ça servait à rien de rajouter de l'huile sur le feu et de dépeindre des personnalités de méchants aux nazis... tant ça va de soit j'ai envie de dire.
Derrière, ben on peut noter que l'enfant jouant Giosué est très convaincant, ce qui est très rare pour les gosses de son âge. L'actrice jouant Dora m'a personellemment beaucoup touchée. Tous les autres acteurs secondaires ou tertiaires sont convaincants.
Ce film est une réussite et est vraiment excellent. Si je dois pinailler, ben comme je l'ai dit, un gag n'a pas fonctionné (Benigni inspecteur des écoles, je ris un peu mais beaucoup moins que les autres scènes comiques). Pas hyper fan de la nazie balançant un sale regard à l'Oncle qui la rattrape lors de sa chute alors qu'il est sur le point de se faire gazer. Et le format du fils qui raconte, c'est également émouvant. Mais je me demande si du coup, le format passe pas avec des scènes de Guido où il est impossible que Giorgio en est connaissance. Mais c'est vraiment chipotter pour rien et trouver 3 défauts de merde qui change rien, à part dire que c'est pas parfait.
J'ai bien aimé cette fiction
Je commencerai volontiers par une de mes citations qui est cruciale pour que je juge de la qualité d'un film se déroulant dans un contexte historique et/ou film de guerre : "Émouvoir comme but premier conduit d'office à l'échec". C'est vrai qu'il est plus facile pour un réalisateur de jouer à fond sur le drame humain autocentré avec plein de bons sentiments dégoulinants plutôt que de se focaliser sur la terreur de la situation. Le plus représentatif à ce niveau était sans conteste La Rafle qui, outre d'être pitoyable à tous les étages, manquait énormément de respect envers la vérité historique que la malfaisante Bosch s'appropriait de manière très personnelle. Non sans aller jusqu'à ces travers extrêmes, il faut dire que le sieur Roberto Benigni ne s'est pas gêné pour massacrer une très belle idée de départ.
Parce qu'il ne faudra pas très longtemps pour se montrer agacé par le personnage principal insupportable, surjouant à fond dans la bêtise à un point où toute crédibilité est effacée. À dire vrai, la première partie est encore correcte. On se sent bien sûr obligé de caler un morveux que l'on tient à rendre bien sympathique pour les petites dames facilement émotives. Il fallait s'en douter mais la relation entre un père et son fils dans une situation de catastrophe peut être intense mais ce n'est pas le cas ici car tout dégouline de sentiments niais où l'on se tâte entre un perso principal soit naïf, soit attardé, voire les deux.
Et n'allez pas croire que la partie dans le camp allait changer la donne. Car là, j'ai cru rêver à un moment. Guido continue à garder son sourire, sa bonne humeur et ses rires alors qu'il se mange un aller simple vers l'enfer. Et rien ne changera ! Malgré l'horreur de la situation, il ne se prend pas au sérieux et continue à faire le clown. À aucun moment, il ne craquera, pleurera ou perdra ses moyens face à son gosse comme toute personne normale le ferait. Et l'imbécilité continue avec ce Guido se baladant dans le camp comme si c'était une colo de vacances. Où sont les gardes ? On peut faire une tentative d'évasion aussi facilement dans un camp ? Je ne m'attarderai même pas sur les nombreuses incohérences historiques.
Pour moi, le film de guerre doit avant tout être neutre et relater l'exacte vérité. Le larmoyant ne doit en aucun cas prendre le pas sur l'histoire. D'ailleurs où est l'émouvant ? Claquer des gosses et une musique tragi-comique ne fait pas de moi quelqu'un de conquis à la cause discutable du film.
Bref, La Vie est Belle est à mes yeux clairement un mauvais film. J'ai bien du mal à réaliser qu'il ait pu se voir octroyer le prix du jury à Cannes et le César du meilleur film étranger.
Excellent film, très drôle et très triste parfois. À voir absolument, c'est une fiction donc faut pas le prendre au sérieux.