comparatifs big bang love juvenile A et Blue Harp:
Effectivement dans Blue harp, on retrouve des éléments récurrents de L'univers de Miike. La façon de filmer les concerts, et de faire intervenir les musiciens dans l'intrigue que l'on retrouvera dans Crows zero.
Les Poursuites de Yakuzas dans Deadly outlaw rekka. Cette manie de filmer des personnages trempant dans les milieux criminels au milieux de décors industriels (on pense à Dead or alive).
Et une certaine lenteur de narration dans la deuxième partie, les amours impossibles des jeunes criminels, ici Shuji et de Tokiko; les instants calmes, suspendus passés entre les protagonistes.
Mais je ne retrouve pas l'ambiguité homosexuelle que je m'attendais (si ce n'est l'affection qu'éprouve kenji pour Shuji), qu'on retrouve dans Big bang love juvenile A. Formellement, ce dernier est bien plus avant-guardiste que ce sympathique Blue harp, avec cette enquête qui structure la narration en plusieurs pistes, les écartant les unes après les autres. En incrustant des scènes très symboliques dans la dure réalité de la vie carcérale. On y trouve de la douceur dans la brutalité, de la couleur dans l'obscurité. Big bang love juvenile n'est pas un film facile d'accès, mais tellement créatif.
Miike ne reprend pas sa trame, il reprend des thémathiques pour les pousser bien plus loin.