J'ai reparcouru le fichier sous-titre, il y avait bien un truc qui clochait : Personne ne lui dit qu'elle est devenue Cassandre.
En revanche, on a une séquence entre le patron père de Brad-Pitt et un scientifique (celui qu'on verra à l'aéroport). Après l'appel de la psy, on a ce dialogue :
-Les femmes psychiatres !
-J'ai assisté à une de ses conférences une fois, Visions d'Apocalypse.
-Ah et bien, elle a été soudain frappée... par une idée incongrue à propos de Jeffrey.
-A-t-elle succombé à sa propre maladie théorique de Cassandre ?
-... Peut-être devons-nous revoir nos procédure de sécurité ? Ouais, ouais. Booste-les.
Alors, bien sûr, c'est une forme de rappel pour le spectateur, mais c'est surtout un développement de personnage très important pour le scientifique en question qu'on a vu au début du film. Et ça le caractérise par une forme de scepticisme et de lucidité, en opposition avec les idées fermées et macho du patron (quoique, c'est plus tortueux que ça sur les intentions du scientifiques, par ce qu'il joue un jeu double, il me semble, en revendant le produit sans l'accord du patron).
Tu enlèves la réplique sur Cassandre, ça donne moins de contraste entre les deux personnages (et aussi moins d'ambiguité sur leurs rôles, car leurs intentions restent difficiles à cerner, surtout qu'à ce moment là, on digère une révélation sur le fait que ce sont eux qui développent le virus il me semble).
En tout cas, il y a beaucoup plus d'enjeux que de tenir le spectateur par la main à ce moment-là, on n'est pas chez Nolan.
Après, le film de Gilliam n'est pas sans défaut, je dis pas.