Le 26 février 2021 à 21:36:52 JackOfHearts a écrit :
Mdr quand Jack se fait courser par la vieille c'est censé être un des moments les plus flippants du film mon coco
ah ben il m'en faut plus pour m'effrayer alors y a peut-être le moment ou Halloran se fait tuer par Jack qui m'attriste un peu car c'est le seul personnages pas trop bizarre qui meurent
Revu pour la 4eme fois en ~25 ans, et toujours un de mes films préférés.
Je sais pas trop ce que les gens fumaient à l'époque... mais zéro nomination au oscars + Kubrick nominé au razzie award pour le pire réalisateur de l'année... Comment prendre quoique ce soit au sérieux quand ce genre de chose peut arriver ^^ ?
je suis tombée sur cette vidéo de théoriste hardcore : https://youtu.be/EMxy5zPj1m0?t=1574
apparemment c'est intéressant de superposer la version normale du film avec une version à l'envers et de regarder les thèmes qui s'en dégagent... vous en pensez quoi ? vous pensez que c'était voulu par le réalisateur ou que c'est du pur hasard ?
je trouve pas les superpositions hyper pertinentes personnellement donc j'en ai aucune idée..
des exemples : https://kdk12.tumblr.com/post/4879566957/the-shining-forwards-and-backwards
La théorie Apollo 11 en PLS face à ce nouvel angle d'approche.
Tout commence par un générique aérien, où la nature, baignée d'une lumière du jour inhabituellement menaçante, devient mystérieuse, détournée par une bande-son angoissante et d’étranges cris qui suggèrent un quelconque rituel d'esprits malsains. Ces paysages au gigantisme exacerbé, filmés depuis les airs, évoquent une nature omnisciente et puissante. L'hôtel Overlook, là où le drame va se jouer, rivalise par sa taille avec cette nature et tout comme elle, il est prêt à engloutir les âmes égarées.
Un décor gigantesque qui ne méritait pas moins qu'un acteur "en relief" pour crever l'écran. Ça tombe bien, Jack Nicholson y est justement magistral, habité par ce rôle de chef de famille en quête d'un endroit calme pour écrire son nouveau roman, plongeant progressivement dans une folie furieuse jusqu'à provoquer le chaos dans son confortable cocon familial.
Il est nécessaire de bien saisir la puissance d'une œuvre devenue une référence incontournable et une source d'inspiration pour nombre de cinéastes et dont les images ont désormais rejoint l'inconscient collectif. Même après une unique vision, il y a des années, on n'oublie pas ces balades en tricycle dans les longs couloirs de l'hôtel aux tapisseries et à la moquette psyché, ni ces jumelles quasi siamoises qui hantent les lieux, parfois même assassinées et ensanglantées. Sans oublier l'hôte de la chambre 237 lors d'une séquence totalement barge, ni la course poursuite dans un labyrinthe enneigé, reflet de l'âme égarée de Jack Torrance. Jusqu'à ce clin d’œil, volontaire ou non, à une autre œuvre marquante du réalisateur, Orange Mécanique, lors d'une scène-clé dans les toilettes de l'Overlook, principalement entretenu par l'esthétique de la scène et l'interprétation de Jack Nicholson.
Si le jeu des ellipses et l'absence d'explications peuvent rendre parfois le métrage insaisissable, les plus curieux trouveront de nombreuses réponses dans le roman horrifique de Stephen King. L'occasion aussi de pointer les différences majeures entre les deux versions, sachant qu'elle ont été sources de conflit et que le King a longtemps renié cette adaptation libre de son roman. Mais devant le résultat on devine surtout une bataille, sinon de droits, au moins d'égo puisque l'écrivain allait admettre plus tard que le thème central de son livre, mis de côté par le réalisateur, soit l'alcool qui transforme un père en monstre, était en partie autobiographique. Toutefois, si Stephen King était mécontent en tant que romancier, il avoue trouver le film excellent en tant que spectateur. Difficile en effet qu'il en soit autrement...
Rentrer dans les détails, pour ce qui est de la mise en scène, est impossible ici, tant tout ce qui rentre dans le cadre, en mouvement ou non, est pensé, calculé, chronométré par un Kubrick perfectionniste, égal à lui-même, offrant une photo éblouissante, exacerbant couleurs, lumières, décors... En parfait alchimiste, il compose ainsi une redoutable symphonie de l'angoisse, épaulé par une partition musicale contemporaine, souvent perturbante, qui nous rappelle qu'avant d'être un long-métrage terrifiant, Shining est surtout un brillant film d'atmosphère.
Que l'on n'apprécie pas ce film, ou que l'on ne parviennent pas à en saisir le sens, il demeure indiscutable que ses images, ses séquences, parfois fortes, marquent durablement. Difficile de surcroît de critiquer un réalisateur qui devait crouler sous le poids de sa propre vision critique, étant un perfectionniste indécrottable, ce qui explique en partie un résultat rarement décevant. Ceux qui ont deux ou trois notions de cinéma constatent, impuissants, le travail d'un technicien hors pair, doublé d'un visionnaire unique, dont le très singulier mode opératoire a construit toute la réputation.
Souvent, les spectateurs déçus par Shining le sont par son potentiel flip finalement peu élevé, et effectivement, le film ne vous fera pas bondir de votre siège. Mais là encore, Kubrick cultive un nouveau genre de peur de celle qui s'infiltre insidieusement dans les esprits, pour y semer un sentiment d'angoisse persistant qui ne cesse de s'amplifier tout au long du film, offrant parfois même quelques pics d'adrénaline mais sans scènes gores.
Et si au final, Shining n'était pas un film d'horreur ? Ni même un film de genre d'ailleurs, mais tout simplement un film de " Stanley Kubrick"... Un cinéaste doué, hors norme, dont la conception du cinéma, unique, nous manque cruellement.
Lu le bouquin, faut que je vois le film maintenant. ![]()
Je viens de voir le film pour la première fois. Globalement, j'ai pris mon pied. Techniquement c'est impeccable, sans surprise.
Nicholson est parfait dans son rôle, très charismatique. J'ai cependant trouvé la première moitié du film meilleure que la deuxième, j'ai beaucoup plus accroché à l'ambiance mystérieuse / suspense du début où c'est doucement la descente aux enfers que la suite où ça part full taré d'un coup jusqu'à la fin, un peu brusque.
Des éléments sont aussi un peu trop confus à mon goût, peut-être que ça se digère mieux en regardant le film plusieurs fois mais ce premier visionnage m'a laissé plein de questions (genre pourquoi la marre de sang, qui sont les petites filles, la photo de fin, le fait que la femme de Jack hallucine aussi à la fin..) j'ai bien compris que c'était pas un hôtel normal et que le petit avait un don pour voir le passé (et futur parfois ?) mais impossible pour moi de comprendre ce qu'il s'y passe concrêtement.
J'ai passé un très bon moment durant la première heure du film, et un bon moment sur la fin.
Avis aux amateurs : le film est le UGC Culte de ce soir.
Ca fait longtemps, je lui redonne une chance de me convaincre, allez. 
Le 28 avril 2022 à 12:23:13 Serval94 a écrit :
Avis aux amateurs : le film est le UGC Culte de ce soir.Ca fait longtemps, je lui redonne une chance de me convaincre, allez.
Bonne séance dans ce cas. 
Le 28 avril 2022 à 12:23:13 :
Avis aux amateurs : le film est le UGC Culte de ce soir.Ca fait longtemps, je lui redonne une chance de me convaincre, allez.
J'y serai aussi
Je vais te jette des popcorn à la gueule tiens
En tout amitié 
A choisir entre ça et supporter de t'entendre les mâcher la bouche ouverte... 
T'inquiètes j'aime pas ça les popcorn en vrai
Moi j'aime bien, mais au bar en descendant des pintes, pas au cinoche. 
J'ai revu le film dans ces 2 versions, et j'aime toujours pas.
Je trouve que l'horreur ne fonctionne pas, le film et lent pour pas grand chose et que le film est assez froid.
Quand à la european cut (version réduite) de The Shining elle ne vaut guère la peine d'être vue, car elle passe sous silence un grand nombre d'indices contextuels qui doivent faire du film une expérience réfléchie plutôt qu'un simple film d'horreur.
Le 28 avril 2022 à 16:12:27 :
Moi j'aime bien, mais au bar en descendant des pintes, pas au cinoche.
Le bol que tout le monde se partage après que certains soient allés aux toilettes sans se laver les mains. 
Mais sérieux, ce film est à voir absolument au ciné
L'expérience est incroyable, je regrette pas
J'ai beau connaître l'histoire, j'ai eu de ces frissons
Les joies du partage. ![]()
+ revu, quelques années après mon dernier visionnage, et je ne suis décidément toujours pas fan de ce Kubrick. Pas mal de scènes et de plans qui fonctionnent bien en tant que tels, et en vrai l'ambiance fonctionne globalement pas mal aussi, mais c'est malgré tout toujours un OK sans plus pour moi. Tant pis ! 
comment le passage avec les jumelles m'ont fait flipper ado quand le gamin est sur sa bicyclette pour enfant. ![]()
Je pense que Shining c'est le genre de film qu'il faut voir ado ou enfant, en grandissant on remarque que le rythme est pas fou et que c'est moins pertinent qu'on le pensait.
Alors que L'exorciste a bien mieux vieilli lui. ( à la fois de part son montage et le propos mythologique qui tourne au délire)
Je trouve le rythme génial perso. C’est mon préféré de Kubrick (avec 2001 & EWS). Je pourrais regarder la caméra déambuler dans les couloirs de l’hôtel des heures.