Je viens de regarder un film japonais plutôt singulier : Love Song for a Rapper ( 2003).
Synopsis :
Ken et Ma-kun sont deux frères. Ma-kun, l’aîné des deux, rêve de devenir champion de base-ball mais son goût immodéré pour les chips et le coca ne l’aide pas vraiment dans sa tâche. Son frère, Ken, plus renfermé, se voit grand dessinateur de manga. Les deux frères vivent avec leur mère qui se laisse vivre ( ou mourir) depuis le suicide de son mari et le départ du fils prodige ( l’aîné de la famille), Toshio, qui travaille sur un « grand » projet et avait touché l’ambition de devenir rappeur. Tout va de mal en pire jusqu’au jour où Ma-kun est victime d’une terrible vengeance. Les choses deviennent alors encore pires.
Film indépendant voire carrément underground, Love Song for a Rapper ne plaira pas à tout le monde, de par sa radicalité extrême ( au niveau de certaines scènes mais surtout pour ce qui est mise en scène/montage/photographie, ouais non , en fait il n´y a pas de photographie), sa narration branlante et ses acteurs amateurs. Le thème n´est pas sans évoquer Visitor Q de Takashi Miike : la déchéance de la cellule familiale japonaise. Le film est incroyablement acide et cynique, on peut ire pour désamorcer la tension mais ça se rapprocherait plus du rire jaune que du rire franc et massif. Le final est un véritable point de non-retour ( Hojo devrait apprécier vu son idôlatrie pour Dead or Alive) versant dans la démesure et le gore le plus cradingue.
Epuisant mais véritablement intéressant.