Le 13 mars 2015 à 15:17:27 Pouachiche a écrit :
À la fin quand il entre dans le "tunnel lumineux" et que les enceintes vibres à fond, tout ton corps vibre, tes pieds, tes jambes, ton buste, ta tête...:bave:
a chaque visionnage mon corps vibrait d'ennui effectivement
Le 13 mars 2015 à 18:17:48 angelopoulos a écrit :
Le 13 mars 2015 à 15:17:27 Pouachiche a écrit :
À la fin quand il entre dans le "tunnel lumineux" et que les enceintes vibres à fond, tout ton corps vibre, tes pieds, tes jambes, ton buste, ta tête...:bave:
a chaque visionnage mon corps vibrait d'ennui effectivement
J'y peux rien.:hap:
Tout a été dit en large et en travers sur ce film, donc je prends ma plus modeste plume pour écrire ce petit avis de rien du tout.
Premièrement, j'ai envie de souligner que mes yeux (et mon esprit) sont restés vierges jusqu'à ce que je le vois. Je ne savais pas vraiment où j'allais et je dois dire que l'expérience ne doit être que fumeuse si on a lu des analyses au préalable. Du coup, et comme je m'y attendais, j'ai pris un pied remarquable, comme on en prend pas très souvent. Le plus fou c'est quand même de se dire que ce truc date de 1968, et qu'il sera encore valable un bon moment: parce que c'est esthétiquement magnifique et quasiment intemporel, et parce que la réflexion proposée est universelle et débattable à l'infini.
Suite à la vision de ce film, j'ai pu lire pas mal d'analyses philosophiques plus ou moins farfelues, mais la conclusion de l'une d'entre elle m'a particulièrement plu et correspond finalement plutôt bien à ce à quoi je décrirais le film si l'on me demandait de quoi il s'agit: c'est tout simplement une réflexion sur le mystère de notre existence et de notre conscience.
Et rien que pour avoir mis des images aussi belles sur cette idée, ça mérite des applaudissements.
9/10
Pour ceux qui l'ont vu, me conseillez vous de regarder 2010, l'année du premier contact, ou d'en rester au chef d'oeuvre qu'est 2001 ?
Personne ?
C'est vrai ? Les 3/4 critiques que j'ai lu sur 2010 racontaient que le film essayait d'imposer sa vision sur 2001 et d'expliquer certains aspects (HAL notamment).
D'accord, je jetterai un œil quand l'occasion se présentera. Merci.
Tout a déjà dit mais bon, je me lance.
2001 est le plus grand film de science-fiction, mais pas seulement, du cinéma aussi, du moins pour moi, du moins de ce que j'en ai vu pour l'instant.
On m'en avait parlé à l'époque mais je me tâtais, j'avais de grand apriori, comment pourrais je supporter un film de SF des années 60 ? Déjà que SW c'est un peu kitsh par moment mais là ? Et souvent de ces grands aprioris naissent les plus grandes claque et ce fut le cas.
En fait ça a redéfinit la vision du cinéma tout entier et ma propre vision, j'avais été tellement vérolé par les effets numériques que je ne pouvais voir autrement, en fait c'est ce film il y a plusieurs années (7, 8?) qui m'a fait prendre conscience qu'il valait mieux des maquettes réussit que des effets spéciaux numérique même récent qui finiront tôt ou tard par vieillir. Les effets spéciaux de 2001 ont été crée par des magiciens, ils ont crées une illusion parfaite, à force de remue-méninge et grâce à une créativité débordante repoussé dans ses retranchements par un réalisateur perfectionniste et des contraintes techniques forcément limité pour l'époque. Bien que nous sommes au milieu des années 60, on a la sensation de bout en bout du film de voyager dans l'Espace et ses confins, ces effets spéciaux ne vieilliront jamais, nous sommes au sommet des effets spéciaux pré-numérique.
2001 est une claque visuelle absolu, tout est beau, tout est magnifié, parfait, cadré, c'est parfait, rien n'est de travers, laissé de côté, comment pourrait-on faire mieux ?
Jusqu'ici la SF c'était un truc réservé aux ados et ça se cantonnait à des extraterrestres géants mutants voulant exterminer les humains, ça n'avait rien de sérieux, Kubrick a donc mis fin à cet ère en réalisant le premier film de SF qu'on allait prendre au sérieux, il aura réussit et bien plus encore !
Pour une fois, l'Espace est filmé comme il se doit, c'est silencieux, calme, vide, imperturbable ... c'est ainsi que ces longs plans tout au long du film se prêtent extrêmement bien au sujet, ici l'Univers, l'Espace. Je contemplais 2001, aussi bien que je pouvais contempler un ciel étoilé un soir d'été en campagne, avec la même fascination de cet Espace lointain remplit de mystère insondable. Et je pense ainsi que ceux qui trouvent que la lenteur dans ce film est un défaut n'ont jamais apprécié regarder le ciel. La scène d'alunissage, je trouve ça contemplatif, beau.
Puis la musique, grandiose, 2001 n'est pas un "space-opera" et pourtant littéralement parlant, c'est le cas, c'est un opéra, un ballet géant, c'est à quoi nous pensons lorsque nous contemplons la station spatiale internationale tournoyant paisiblement autour de la terre, une navette passant par là, sous du "le beau danube bleu", dans ce cas, le bel Espace bleu.
Voyons un peu plus le fond désormais, 2001 est une œuvre métaphysique qui pousse à la réflexion l'homme sur ses origines et son avenir, sa perception de la réalité, son aspiration son but, son rapport à la technologie et aux intelligences artificielle, etc.
Le fameux monolithe est un objet envoyé par des extraterrestres pour faire passer un cap d'évolution aux êtres dominants de la planète terre, par contre ce qui est dommage ici, c'est que nous sommes décrit un peu comme des assistés qui ne sauraient capable d'évoluer seul. C'est ainsi qu'est né l'outillage, mais maintenant ? Ils avaient prévu qu'un jour, les êtres vivants de la terre réussiraient à rejoindre la Lune, alors il serait temps pour "l'humanité" de franchir un nouveau cap, après avoir réussit à construire des outils capable d'aller sur la Lune et d'en excaver un monolithe, sans parler de l'intelligence artificielle, difficile de faire mieux... Puis il ne faudrait pas que l'Humanité se fasse dépasser et malmener par ses propres inventions, n'est ce pas ?
Quand le monolithe sera découvert sur la Lune, on remarquera que celle-ci émettra des sons stridents puissants dans les oreilles des "astronautes" au moment de la photographie, visiblement il n'a pas aimé, le comportement humain n'a pas du être apprécié, au moment où le "docteur" arrive sur le site de l'excavation par exemple, on n'a pas l'impression que c'est la grande joie ... L'Homme sera t-il trop froid et distant ?
HAL est le plus puissant des ordinateurs jamais conçu, trop puissant ainsi dire... Il parle comme un humain, pose des questions, il est curieux... On note une touche de fierté dans sa "voix", simple illusion ? Pourtant celui-ci n'hésitera pas à tuer des hommes pour se protéger lui même ... officieusement, officiellement il s'agit de penser à la mission bien sûr.. et ainsi voilà, l'homme dépassé par sa propre création qui essaye même de s'en débarrasser, se jugeant plus intelligent...
Enfin arrivons au passage psychédélique du film, le franchissement de la porte des étoiles ou ce qu'on pourrait nommer "trou de verre", ce sont plusieurs minutes d'une expérience assez troublante, marquante, on se met facilement à la place de Bowman aspiré dans ce torrent de lumière étincelante, éblouissante voir aveuglante. ça a duré combien de temps ? 2 minutes ? 15 ? je sais même pas, le temps m'a échappé, en tout cas, ce fut beau ...
Bowman arrive dans une pièce à l'air plutôt familière pour un humain mais on sent que c'est tout de même un peu artificiel, ici un décors crée pour mettre à l'aise notre humain de la même manière qu'on essaye de mettre à l'aise des animaux dans un zoo en leur créant un environnement familier. Bowman a déjà vécu une expérience assez traumatisante comme ça, alors allons y doucement ... puis le voilà qu'il se voit vieillir et enfin devenir un enfant, le premier enfant de l'étoile, le premier humain à avoir atteint ce nouveau stade d'évolution, au delà de l'outil et de la matière, il est partout et tout le temps à la fois, immortel, un nouveau monde s'ouvre à lui remplit de possibilités infinis, insoupçonné et à découvrir.
Et pour nous alors ? Quand est ce que franchirons nous la prochaine étape ? Pour de vrai, ça sera sans doute sans l'aide des extraterrestres, on est quand même mieux servit par soi même mais ça risque d'attendre ...
"Malheureusement" depuis 1968, aucun concurrent n'a réussit à détrôner 2001, de plus, le futur décrit par 2001 est loin de la réalité, et pourtant dans les années 60, décennie de l'optimisme, on avait toutes les chances de croire qu'on voyagerait avec des vaisseaux spatiaux au fin fond du système solaire au XXIè siècle, 2001 est un film bénit réalisé dans une période bénit par un réalisateur bénit. Je ne peux que souhaiter que quelqu'un fasse mieux mais ... on risque d'attendre et si jamais cela arrive un jour, espérons qu'on évitera les remarques du genre "Oui mais ça ressemble à 2001" juste parce qu'on voit des étoiles en toile de fond !
Kubrick en réalisant 2001, avec l'aide d'Arthur Clarke (ne l'oublions surtout pas) nous offre une odyssée spatiale éclectique, métaphysique et psychédélique dans les confins du système solaire dans lequel nous n'avons cessés de sonder notre esprit quant à la signification des messages projetés à l'écran. Un film contemplatif qui a su saisir l'essence même de l'Espace par ces longs plans silencieux et paisible, comme jamais auparavant. Un film qui aura marqué l'histoire du cinéma et de la SF à tout jamais et qui restera comme le film pré-numérique le plus impressionnant en terme d'effet spéciaux et d'esthétique.
50ans après, 2001 fait toujours débattre et parler, preuve de son intemporalité et du message transcendant et universel qu'il porte.
Puis rien que Metropolis quand même, près de quarante ans avant 2001 ![]()
Je ne connaissais pas du tout mais je prends note, ça a l'air assez énorme !
Le 08 novembre 2015 à 16:32:47 Lt-Schaffer a écrit :
Jusqu'ici la SF c'était un truc réservé aux ados et ça se cantonnait à des extraterrestres géants mutants voulant exterminer les humains, ça n'avait rien de sérieux, Kubrick a donc mis fin à cet ère en réalisant le premier film de SF qu'on allait prendre au sérieux
Ah non non non !
Autant 2001 a évidemment été un tournant majeur dans la perception de la science-fiction, autant il ne faut pas réduire la SF existant préalablement à 2001 à des trucs de série B réservés aux ados. Enfin des films comme Le Jour où la Terre s'arrêta ou La Vie future, c'est loin d'être ça. Ce sont des SF très sérieuses et très intelligentes. Même Planète Interdite, malgré l'image de SF kitchouille qu'il se trimballe, c'est un film intelligent et malgré tout sérieux (en mêlant aussi la SF à des thèmes psychanalytiques/philosophiques). Surtout qu'avant la sortie de 2001, la perception de la SF a aussi beaucoup évolué avec Star Trek, série avant-gardiste, intelligente et politique.
Enfin je ne nie pas la révolution qu'est 2001 - révolution finalement relative puisque la décennie suivante ne connaîtra pas spécialement de succès en SF jusqu'à Star Wars - mais c'est dommage que tu le mettes de la sorte en avant, au détriment de ce qu'il s'est fait avant, et qui est passionnant. Surtout que ça inclue certains films - déjà plus ou moins réalistes - dont Kubrick s'est éventuellement inspiré, il en est mention dans le documentaire "Watch the skies!".
et pourtant dans les années 60, décennie de l'optimisme
Euh, tu es sûr ?
On parle bien de la décennie qui a vu l'assassinat de Kennedy, l'assassinat de MLK et la guerre du Vietnam ? Alors certes, c'est aussi la décennie Woodstock et Apollo 11, mais les films des années 60 sont quand même pas forcément joyeux, surtout que c'est le début du Nouvel Hollywood.
L'optimisme s'est quand même relativement estompé au fur et à mesure des années 50, et notamment lorsqu'Hollywood classique s'est effondré, fin 50 début 60.
Mais dans les années 60, malgré la conquête spatiale, on ne croyait pas particulièrement aux lendemains, ni même qu'on aurait des voitures volantes (et cette vision est déjà pas mal questionnée dans La Vie future). On croyait surtout que le lendemain verrait une troisième guerre mondiale atomique.
Je parle d'un optimisme dans l'évolution technologique, l'époque où on a conquit l'Espace (les années 60), l'époque où le Concorde a effectué son premier vol, l'époque où on réfléchissait à un aérotrain, pense qu'à cette époque, on se donnait les moyens et on rêvait pas mal. Maintenant finit les NYC - Paris en 3h, finit l'Homme qui marche sur d'autres corps célestes. Les écolos se demandent maintenant s'il ne faudrait pas réintroduire les calèches à chevaux en centre-ville (j'ai lu ça
), pff c'est ça le futur ?
Les années 50 et 60, je pense que ça a été les meilleurs années de production de SF littéraire. Et par conséquent celle du meilleur film de SF.
Les autres films de SF que tu cites, je les ai pas vu,donc je ne me prononcerais pas et c'est vrai que sur la question, j'ai uniquement une vision de série B à l'époque.
Ben oui quand même les années 60 c'était l'optimisme technologique, les grandes avancées, tout devient possible. C'est parfaitement retranscrit dans Tomorrowland d'ailleurs.
Maintenant t'as des films comme Interstellar ou Tomorrowland justment où tout part des désillusions humaines, les échecs, le statisme... C'est très différent.
Les 2 premières heures étaient bien, les 30 dernières minutes incompréhensibles. Quelqu'un pour éclairer ma lanterne ? ![]()
ça fait un bail que je l'ai pas vu ![]()
C'est un peu le but que ce soit "incompréhensible", c'est un trip métaphysique. Après chacun pourra en tirer des choses intéressantes.
Le 22 décembre 2015 à 14:22:24 Ryk3m77 a écrit :
Les 2 premières heures étaient bien, les 30 dernières minutes incompréhensibles. Quelqu'un pour éclairer ma lanterne ?
Belge ? ![]()
Le 22 décembre 2015 à 18:23:01 YouriOrlov a écrit :
Le 22 décembre 2015 à 14:22:24 Ryk3m77 a écrit :
Les 2 premières heures étaient bien, les 30 dernières minutes incompréhensibles. Quelqu'un pour éclairer ma lanterne ?Belge ?
Nan ![]()
"surtout du fait de la laideur des images de déroulement d'espace temps en néons made in china et des paysages multicolores, c'est vraiment pas beau et ça semble assez aléatoire, on dirait un ado qui joue avec les filtres de son logiciel (même si à l'époque ça devait être vachement casse couilles à faire, ça n'enlève pas la laideur du truc). "
Ah bon ? Je trouvais ça plutôt beau comme rendu. Enfin faudrait que je revois (en plus, j'étais pas à l'aise à ce moment, mes parents me parlaient sous prétexte que "il n'y a rien à voir là, je peux te parler hein !") mais à te lire on dirait que tu décris les effets spéciaux flashy de Star Trek.
mes parents me parlaient sous prétexte que "il n'y a rien à voir là, je peux te parler hein !"
Je déteste tellement ça ! ![]()
Dire que je faisais la même chose avant. ![]()
De toute façon regarder un film seul > all.
Carreidas (:hap:)
Oui j'ai vraiment pas trouvé ça beau.