Un film qui s'apprécie sans être le meilleur film de Terry Gilliam...
Les gens de ma génération (et moi avec) avons tendance à idéaliser ce que nous appelons "les 30 glorieuses", c'est à dire l'époque du rock, de la liberté et de la défonce.
Ma génération a eu la malchance d'évoluer dans une époque qui ne tolère pas la liberté de l'individu par rapport à la prise de drogues, comme si ma génération devait en quelque sorte sacrifier les expériences de la vie au profit de l'ordre et du rendement, comme si nous avions été choisis pour servir d'exemple contre notre gré
Las Vega Parano relate les débordements qui ont mené les autorités à mettre un terme au mouvement hippie. Le film n'est en rien une leçon de vie qui explique aux gens comment se droguer
Malgré le ton humoristique, ce film est une réelle critique... Une critique qui s'attaque à la fois aux responsables des débordements évoqués précédemment, mais qui s'attaque également à ceux qui ont cherché à y mettre un terme en ne voyant que la face négative de ce mode de vie.
D'ailleurs, lorsque le film touche à sa fin, aucune morale ne nous est faite pour nous dire que la drogue c'est mal ou, au contraire, que l'interdiction c'est mal...
Nous savons que les débordements c'est mal, mais paradoxalement, ce sont ces débordements qui nous divertissent le plus tout au long du film 