Faut dire que Carlito aussi est un personnage qui plait bien plus que Tony Montana, Carlito est décrit comme brave, tandis que Tony est juste téméraire,Carlito n'est pas bourré de complexe et il est caractérisé par sa croyance en l'amour et l'amitié. Tandis que Tony est quand à lui caractérisé par son incapacité de gérer toute relation sociale, en plus d'un paquet d'orgueil et d'ambition. (et il est impuissant en plus, un truc que la culture populaire a complètement effacé).
Et puis aussi Carlito a l'air de quelqu'un conscient qu'il n'est pas parfait, tandis que Tony lui refuse de l'admettre.
Le film repasse demain au UGC Les Halles !
Hop hop hop. Ton excuse pour ne pas y aller ? 
Le 31 juillet 2020 à 17:08:15 Serval94 a écrit :
Le film repasse demain au UGC Les Halles !Hop hop hop. Ton excuse pour ne pas y aller ?
Je l'ai revu il y a deux semaines environ ![]()
Acceptées toutes les deux... arf.
Je l'ai revu il y a 2 ans en Vostfr à l'UGC La Défense, c'était pas mal du tout de le revoir sur grand écran ![]()
Après le problème pour moi c'est que je l'avais vu un nombre incalculable de fois en VF, et surtout que c'était la VF cultissime de l'époque ![]()
Donc en Vostfr ce n'est plus le même effet, même si je suis pro Vostfr.
Le 07 octobre 2019 à 00:18:03 AllSunny a écrit :
Faut dire que Carlito aussi est un personnage qui plait bien plus que Tony Montana, Carlito est décrit comme brave, tandis que Tony est juste téméraire,Carlito n'est pas bourré de complexe et il est caractérisé par sa croyance en l'amour et l'amitié. Tandis que Tony est quand à lui caractérisé par son incapacité de gérer toute relation sociale, en plus d'un paquet d'orgueil et d'ambition. (et il est impuissant en plus, un truc que la culture populaire a complètement effacé).Et puis aussi Carlito a l'air de quelqu'un conscient qu'il n'est pas parfait, tandis que Tony lui refuse de l'admettre.
Tony Montana impuissant ? Je me souviens pas du tout c'est à quel moment du film ?
Tu confonds pas plutôt avec sa femme qui est infertile ?
Film excellent et la vf est culte
Le 01 août 2020 à 16:57:05 Turbonarine a écrit :
Le 07 octobre 2019 à 00:18:03 AllSunny a écrit :
Faut dire que Carlito aussi est un personnage qui plait bien plus que Tony Montana, Carlito est décrit comme brave, tandis que Tony est juste téméraire,Carlito n'est pas bourré de complexe et il est caractérisé par sa croyance en l'amour et l'amitié. Tandis que Tony est quand à lui caractérisé par son incapacité de gérer toute relation sociale, en plus d'un paquet d'orgueil et d'ambition. (et il est impuissant en plus, un truc que la culture populaire a complètement effacé).Et puis aussi Carlito a l'air de quelqu'un conscient qu'il n'est pas parfait, tandis que Tony lui refuse de l'admettre.
Tony Montana impuissant ? Je me souviens pas du tout c'est à quel moment du film ?
Tu confonds pas plutôt avec sa femme qui est infertile ?
Pour un film de gangster avec un héros aussi populaire et qui la raconte autant sur les femmes, il n'y a aucune scène de sexe avec lui, le film présente la relation avec Michelle Pfeiffer de manière sacrément platonique, le seul baiser qu'on voit, il est vite repoussé par la femme.
Tandis que son meilleur pote Manny, tu le vois quand même au lit avec une fille.
Et une de ses disputes sur son infertilité est particulière parce que c'est lui qui balance ça, et il est groggy sur le coup aussi. C'est pas trop de la sur interprétation de se dire que c'est plutôt lui qui a une faiblesse.
Un point qui peut aller dans ce sens, c'est qu''Elvira, tu la vois se droguer à partir de sa relation avec Tony Montana, mais avant non, elle est caractérisée autrement, un peu comme un fantasme.
Après, impuissant c'est exagéré, mais en tout cas Tony Montana, c'est pas un personnage sexuellement épanoui et pour un genre de gangster souvent tourné autour du sexe, ne pas voir le personnage faire du olé olé, ça fait beaucoup penser à de l'impuissance.
Le 01 août 2020 à 18:05:15 AllSunny a écrit :
Le 01 août 2020 à 16:57:05 Turbonarine a écrit :
Le 07 octobre 2019 à 00:18:03 AllSunny a écrit :
Faut dire que Carlito aussi est un personnage qui plait bien plus que Tony Montana, Carlito est décrit comme brave, tandis que Tony est juste téméraire,Carlito n'est pas bourré de complexe et il est caractérisé par sa croyance en l'amour et l'amitié. Tandis que Tony est quand à lui caractérisé par son incapacité de gérer toute relation sociale, en plus d'un paquet d'orgueil et d'ambition. (et il est impuissant en plus, un truc que la culture populaire a complètement effacé).Et puis aussi Carlito a l'air de quelqu'un conscient qu'il n'est pas parfait, tandis que Tony lui refuse de l'admettre.
Tony Montana impuissant ? Je me souviens pas du tout c'est à quel moment du film ?
Tu confonds pas plutôt avec sa femme qui est infertile ?Pour un film de gangster avec un héros aussi populaire et qui la raconte autant sur les femmes, il n'y a aucune scène de sexe avec lui, le film présente la relation avec Michelle Pfeiffer de manière sacrément platonique, le seul baiser qu'on voit, il est vite repoussé par la femme.
Tandis que son meilleur pote Manny, tu le vois quand même au lit avec une fille.Et une de ses disputes sur son infertilité est particulière parce que c'est lui qui balance ça, et il est groggy sur le coup aussi. C'est pas trop de la sur interprétation de se dire que c'est plutôt lui qui a une faiblesse.
Un point qui peut aller dans ce sens, c'est qu''Elvira, tu la vois se droguer à partir de sa relation avec Tony Montana, mais avant non, elle est caractérisée autrement, un peu comme un fantasme.Après, impuissant c'est exagéré, mais en tout cas Tony Montana, c'est pas un personnage sexuellement épanoui et pour un genre de gangster souvent tourné autour du sexe, ne pas voir le personnage faire du olé olé, ça fait beaucoup penser à de l'impuissance.
C'est intéressant, car d'une certaine façon, je l'ai toujours vu comme un personnage, si pas impuissant, en tout cas asexué, ne voyant littéralement sa femme que comme un trophée (on est dans le symbolique). A l'opposé, tout gangster qu'il est, son bras droit Manny est très passionné.
C’est un mec de cité Montana ![]()
Revisionnage en salle.
Un sacré morceau que ce Scarface ! Aujourd'hui complètement culte, totem de la pop culture, influence mâchée et digérée à droite et à gauche, le film a finalement éclipsé la version originale et semble désormais indéboulonnable de la figure du gangster ancrée dans l'imaginaire collectif. Trente-sept ans après sa sortie américaine, que reste-t-il aujourd'hui à en dire ? Rien, certainement. Qu'importe ! à mon tour d'apporter ma pierre à l'édifice.
Scarface est un film avec lequel j'étais, avant même de le découvrir pour la première fois il y a dix ans de cela, assez familiarisé d'une certaine manière : GTA 3 puis plus tard Vice City furent deux des jeux phares de mon enfance. Sorti dix-huit après le film, le premier recycle toutes les meilleures chansons de sa bande-son (sur sa station Flashback FM, sur laquelle je ne manquais pas de scroller une fois rentré dans une nouvelle voiture) quand le second s'approprie lui son imagerie et son climax. Alors forcément, un GTA-le-film, sur le papier, ça ne pouvait que me botter. Mais encore fallait-il que le film n'ait pas que cela pour lui. Ce qui - Dieu merci - n'est pas le cas. Loin s'en faut.
Et histoire de mettre les choses au clair dès le début, le film démarre avec ce générique d'ouverture absolument terrible - que je tiens pour un petit chef-d'œuvre en soi - alternant images (que j'imagine authentiques) d'exilés cubains lors de l'exode de Mariel et cartons à police rouge sur fond noir (c'est tout con mais super classe), le tout sur la musique absolument légendaire de Giorgio Moroder... Parfait, juste parfait. Sans conteste l'un de mes génériques préférés.
Puis c'est ensuite parti pour 2h45 de rise and fall dans le milieu des trafiquants de drogue. Un programme toujours alléchant ma foi - surtout quand il s'avère aussi bien emballé. C’est en effet peu dire que la mise en scène de Brian De Palma y est plutôt virtuose (ce qui n'étonnera personne je pense) : c'est grandiose, toujours lisible, il y a des zooms et des travellings d'enculé... bref, c'est généreux au possible et ça aligne les morceaux de bravoure. Je prends mon pied.
Tout ça bercé, donc, par les musiques et chansons écrites par Moroder, toutes aussi entraînantes les unes que les autres. Et par ses décors magnifiques. Et par son casting quasi-impeccable. Et à un rythme tout à fait soutenu. Inutile dès lors de préciser que le film passe comme une lettre à la poste...
En fait, le seul défaut que j'ai à reprocher au film, c'est son personnage principal, Tony Montana, qui est vraiment un sale trou du cul (je ne pense pas qu'il soit nécessaire de développer). Et c'est ce qui fait que je n'apprécierai certainement jamais autant le film que j'apprécie L'impasse ou bien les trois Parrains (pour citer les deux autres grands rôles de truands incarnés par Al Pacino). Parce que contrairement à Carlito Brigante et à Michael Corleone, auxquels je m'attache, je ne ressens absolument aucune empathie pour Tony Montana (pas aidé par l'interprétation d'Al Pacino, qui en fait vraiment des caisses et frôle à deux trois reprises le ridicule). Du coup, son destin tragique ne m'émeut pas. Sans aller jusqu'à dire que c'est mérité, le mec m'est trop antipathique pour que son sort me fasse de la peine. Et du coup, manque à l'appel ce petit déchirement que je peux ressentir à la fin de L'impasse ou du Parrain III. Et qui en fait des films vraiment parfaits.
Mais bon. Loin de moi l'idée de le dénigrer, ce Scarface n'en reste pas moins un sacré morceau de cinéma, qui m'impressionne un peu plus à chaque visionnage. Et dire que De Palma et Pacino feront encore mieux dix ans après avec L'impasse (chef-d'œuvre absolu, celui-ci)...
Du coup, AllSunny, j'ai fait attention en revoyant le film hier au sujet de cette potentielle impuissance que tu évoques et, selon moi, tu surinterprètes. Concrètement, il est fait au cours du film deux fois mention de sa performance au lit :
Bref, rien qui ne laisse penser qu'il puisse être impuissant. Alors que la femme blessée n'aura eu aucun scrupule à lui balancer ça en pleine gueule (si ce n'est en public - la seconde scène - au moins dans l'intimité - la première). Elle se contente de lui répondre que le mec n'est pas un amant du tonnerre non plus. Mais c'est tout. Ca ne va pas plus loin. Donc je ne crois pas qu'il soit impuissant. Et l'absence d'une scène de lit n'y change rien.
Ah ouais je vois, c est pas de l impuissance mais juste de la frustration sexuelle pour le coup.
Je mise plutôt là-dessus. Et du coup, ta remarque me rappelle le premier dialogue entre Tony et Elvira (lorsqu'ils dansent dans la boîte de nuit). Tony (qui a flashé sur elle plus tôt dans la soirée lorsqu'elle est apparue pour la première fois devant lui) lui fait du gringue, auquel elle n'est pas du tout réceptive. Et il finit donc par lui lâcher un truc du style "Mais pourquoi tu fais ce regard sévère de fille qui n'a pas baisé depuis un an", ce qui la fait se braquer. Il a donc mis le doigt sur quelque chose.
Est-ce qu'elle ne couchait plus avec Lopez ? Ou alors pas assez à son goût ? Et qu'elle a de nouveau vécu ça avec Tony ? Dans tous les cas, elle semble assez insatisfaite sexuellement, oui.
En parlant d’Elvira, elle devient quoi pour vous à la fin ?
Rien de bien enviable... elle est libre, mais cokée jusqu'à l'os. Elle se trouvera un autre mec pour l'entretenir et crèvera d'une overdose avant ses 40 piges.
Je suis tombé sur cette vidéo qui semble "analyser" la mort de Tony
https://www.youtube.com/watch?v=Gxa9RgT0fCk
Vous êtes d'accord ?
Parfois j'ai l'impression d'être passé à côté de ce film...
Pour moi, Tony est tout sauf un personnage enviable, Je n'éprouveu aucune compassion pour lui quand il meurt à la fin, tant cela semble mérité et logique. Sans compter le délire du "je ne tue pas les enfants et les femmes" mais je vends de la drogue, qui au final détruit indirectement des familles par centaines ...
Ce film ne vend aucunement le rêve américain, il en expose les excès et dérives, et de ce fait le revers de la médaille. Le tout sur un fond de second degré, point de vue que devrait avoir le spectateur quand il le visionne.
Très bonne chaine YT le Coroner, mais c'est clairement une interprétation comme une autre, faut pas prendre cela comme une vérité général.
C'est un point de vue (intéressant).
Le 12 octobre 2020 à 18:56:37 Kage_VI a écrit :
Très bonne chaine YT le Coroner
Je ne connaissais pas et j'hallucine des moyens mis en œuvre, ils ont même chopé Stefan Godin ![]()
Je ne connaissais pas son visage mais j'ai reconnu directement sa voix, il est actif dans le doublage.
Je devais le voir avec les autres film de Luca Guadegnino lorsque la bande annonce du remake serait en ligne. Bon ben au final le 2ème confinement a changé mes plans...
Ben c'était très bien... voilà voilà... comme j'ai la flemme de dévelloper, je vais prendre la critique de Serval et rajouter +1 à la fin
Le 02 août 2020 à 13:16:46 Serval94 a écrit :
Revisionnage en salle.Un sacré morceau que ce Scarface ! Aujourd'hui complètement culte, totem de la pop culture, influence mâchée et digérée à droite et à gauche, le film a finalement éclipsé la version originale et semble désormais indéboulonnable de la figure du gangster ancrée dans l'imaginaire collectif. Trente-sept ans après sa sortie américaine, que reste-t-il aujourd'hui à en dire ? Rien, certainement. Qu'importe ! à mon tour d'apporter ma pierre à l'édifice.
Scarface est un film avec lequel j'étais, avant même de le découvrir pour la première fois il y a dix ans de cela, assez familiarisé d'une certaine manière : GTA 3 puis plus tard Vice City furent deux des jeux phares de mon enfance. Sorti dix-huit après le film, le premier recycle toutes les meilleures chansons de sa bande-son (sur sa station Flashback FM, sur laquelle je ne manquais pas de scroller une fois rentré dans une nouvelle voiture) quand le second s'approprie lui son imagerie et son climax. Alors forcément, un GTA-le-film, sur le papier, ça ne pouvait que me botter. Mais encore fallait-il que le film n'ait pas que cela pour lui. Ce qui - Dieu merci - n'est pas le cas. Loin s'en faut.
Et histoire de mettre les choses au clair dès le début, le film démarre avec ce générique d'ouverture absolument terrible - que je tiens pour un petit chef-d'œuvre en soi - alternant images (que j'imagine authentiques) d'exilés cubains lors de l'exode de Mariel et cartons à police rouge sur fond noir (c'est tout con mais super classe), le tout sur la musique absolument légendaire de Giorgio Moroder... Parfait, juste parfait. Sans conteste l'un de mes génériques préférés.
Puis c'est ensuite parti pour 2h45 de rise and fall dans le milieu des trafiquants de drogue. Un programme toujours alléchant ma foi - surtout quand il s'avère aussi bien emballé. C’est en effet peu dire que la mise en scène de Brian De Palma y est plutôt virtuose (ce qui n'étonnera personne je pense) : c'est grandiose, toujours lisible, il y a des zooms et des travellings d'enculé... bref, c'est généreux au possible et ça aligne les morceaux de bravoure. Je prends mon pied.
Tout ça bercé, donc, par les musiques et chansons écrites par Moroder, toutes aussi entraînantes les unes que les autres. Et par ses décors magnifiques. Et par son casting quasi-impeccable. Et à un rythme tout à fait soutenu. Inutile dès lors de préciser que le film passe comme une lettre à la poste...
En fait, le seul défaut que j'ai à reprocher au film, c'est son personnage principal, Tony Montana, qui est vraiment un sale trou du cul (je ne pense pas qu'il soit nécessaire de développer). Et c'est ce qui fait que je n'apprécierai certainement jamais autant le film que j'apprécie L'impasse ou bien les trois Parrains (pour citer les deux autres grands rôles de truands incarnés par Al Pacino). Parce que contrairement à Carlito Brigante et à Michael Corleone, auxquels je m'attache, je ne ressens absolument aucune empathie pour Tony Montana (pas aidé par l'interprétation d'Al Pacino, qui en fait vraiment des caisses et frôle à deux trois reprises le ridicule). Du coup, son destin tragique ne m'émeut pas. Sans aller jusqu'à dire que c'est mérité, le mec m'est trop antipathique pour que son sort me fasse de la peine. Et du coup, manque à l'appel ce petit déchirement que je peux ressentir à la fin de L'impasse ou du Parrain III. Et qui en fait des films vraiment parfaits.
Mais bon. Loin de moi l'idée de le dénigrer, ce Scarface n'en reste pas moins un sacré morceau de cinéma, qui m'impressionne un peu plus à chaque visionnage. Et dire que De Palma et Pacino feront encore mieux dix ans après avec L'impasse (chef-d'œuvre absolu, celui-ci)...
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