Afin de vous informer sur le sujet j'ai pris quelques notes:
Dans la seconde moitié du XXe siècle, les 3 grandes zones de déforestation active, par taille décroissante de surfaces concernées sont : l'Amazonie, l'Afrique équatoriale et la zone Malaisie/Indonésie en Asie. Selon la FAO21, c'est en Amérique du Sud que la perte nette de forêts a été la plus élevée de 2000 à 2005 (environ 4,3 millions d’hectares par an).
Les deux premiers pays destructeurs de forêts pour 2000-2005 sont22 : le Brésil (avec 3,1 millions ha/an détruits (0,6 % de déforestation)) et l'Indonésie, avec 1,8 million ha/an détruit (2 % de déforestation).
Près des deux tiers des forêts du monde sont concernées par une forte déforestation depuis deux siècles (le siècle étant un « pas de temps » court pour la reconstitution d'un écosystème forestier qui s'effectue sur plusieurs siècles, voire plus de 1000 ans sur les sols les plus difficiles), avec une aggravation du phénomène principalement dans 8 pays : Australie, Brésil, Chine, Inde, Indonésie, Fédération de Russie, Pérou, République démocratique du Congo. Les États-Unis et le Canada ont stabilisé la déforestation, mais la forêt y a souvent été très artificialisée. Ailleurs, comme en Europe et au Japon, la forêt est stable ou gagne de la surface (en Suisse et en France notamment), mais elle perd de sa qualité en termes de biodiversité et surtout d'intégrité écologique, en particulier à cause de la fragmentation écologique par les routes et des plantations d'essences de rentes. Par ailleurs, ces derniers pays contribuent à la déforestation en étant parmi les premiers importateurs de tabac, de bois tropicaux et de soja (cultivé à la place de forêts tropicales détruites).
Évolutions récentes et déclarations contradictoires : À titre d'exemple, mi-2007, le ministère brésilien de l'environnement23 annonçait un « net recul » de la déforestation amazonienne (d'un tiers au cours des douze mois précédents, pour retrouver un niveau plus bas (équivalent à celui depuis les années 1970), mais 6 mois plus tard, l’Institut National Brésilien pour la Recherche Spatiale, concluait de l'analyse des images satellitaires que le rythme de la déforestation s’est à nouveau fortement accéléré les six derniers mois de 2007 en Amazonie, avec une perte d'au moins 3 200 km2 d'août à décembre 2007. Les analyses provisoires donnent les pertes ci-dessous .
Et que: Dans les années 1990, près de 70 % des zones déboisées ont été transformées en terres agricoles28. La déforestation en zone tropicale est causée principalement par l'élevage de bétail, la culture du tabac29, du soja et du palmier à huile30. En 1990, 75 % des terres déboisées, en Amazonie, étaient utilisées pour l'élevage31. 16 % de la forêt amazonienne a été convertie en surface de culture pour le soja32.
Dans la partie septentrionale de l’Afrique, c'est plus de 140 000 hectares de terrains boisés indigènes qui disparaissent chaque année pour servir de combustible pour le séchage du tabac, ce qui correspond à 12 % de la déforestation annuelle totale dans la région33.
Le surpâturage est également en cause : le bétail détruit la végétation et empêche sa régénération. Les bœufs brésiliens, par exemple, empiètent de cette façon largement sur la forêt. Ruth DeFries (en), professeur au Earth Institute (en) de l’Université Columbia, et son équipe ont étudié les facteurs qui peuvent avoir un impact direct sur la déforestation. À partir de caractérisations d’images satellites d’étendues forestières situées en Afrique, en Amérique latine et en Asie, ils ont mis en lumière une corrélation assez évidente entre le phénomène de la déforestation et l’expansion urbaine ainsi que l’exportation agricole dans ces régions. Selon l’analyse faite par DeFries et son équipe du Earth Institute, la croissance de la population en milieu rural n’a, à aucun moment, montré de lien évident avec la déforestation. En fait, l’amélioration continuelle du niveau de vie dans les grands villes favorise grandement la déforestation, puisque davantage de terres sont consacrées à l’élevage et à la production de nourriture nécessaire pour nourrir les animaux34.
L'exploitation des ressources minières provoquant l'empoisonnement de la terre, avec les conséquences imaginables sur la végétation : la mine de Serra dos Carajás au Brésil a ainsi détruit 150 000 km².
L'absence de plans de gestion à long terme entraîne la disparition des forêts : l'exploitation du bois se fait souvent à une vitesse très supérieure à celle de la régénération naturelle. Dans les pays en voie de développement les trois quarts du bois exploité servent de combustible35. C'est ce qui a causé la déforestation quasi totale de Haïti36. L'exploitation des ressources forestières du Sud est encouragée par les besoins en bois de construction et en papier au Nord[réf. nécessaire]. La part de responsabilité de l'exploitation du bois fait débat. La contribution directe du marché international des bois tropicaux n'est pas dominante en termes d'impact direct en Amazonie, Asie et Afrique37.
Enfin, l'urbanisation, le mitage des zones naturelles, les travaux d'aménagement (remembrements parcellaires) et les infrastructures (autoroutes, chemins d'accès…), l'exploitation des ressources minières (provoquant l'empoisonnement de la terre, avec les conséquences imaginables sur la végétation : la mine de Serra dos Carajás au Brésil a ainsi détruit 150 000 km² de forêt) et les barrages hydroélectriques ont un fort impact sur les forêts. Les incendies comme ce fut le cas à Kalimantan (Bornéo) où 3,5 millions d'ha ont brûlé.
Des causes indirectes sont également évoquées. Celles-ci incluent notamment : la guerre et l'afflux de réfugiés dans les zones forestières, des difficultés sociales, pauvreté, l'explosion démographique, l'absence de réglementation au sein des pays concernés (qui découle de l'ignorance et du désintérêt des acteurs et des consommateurs), la consommation dans les pays développés (de bétail ou de volaille, nourris par le soja cultivé au Brésil38), la consommation de mobilier en bois ne respectant pas une bonne gestion forestière et le développement des agrocarburants (Brésil notamment).
Et aussi que tout le monde s'en fout de ce que je dit 