Voici le lien
http://www.micromania.fr/zooms/preview-pro-evolution-soccer-2012-ps3-ref45793.html
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Après le rendez-vous parisien qui nous a permis de découvrir PES 2012 (voir notre dossier), c’est maintenant au calme (relatif) de la rédaction que nous pouvons tester à volonté le code preview du jeu. Dès le début, PES annonce la couleur : le gameplay remanié impose une séance de réglages comprenant votre choix du niveau de difficulté, mais aussi le degré d’automatisation des passes, des changements de joueurs ou encore le comportement des footballeurs que vous ne dirigez pas (tirs, tacles automatiques). Ce dernier réglage n’a d’utilité que si vous choisissez de changer de joueur manuellement lors des matchs. Ainsi, si vous gardez le contrôle d’un sportif qui ne porte pas le ballon ou ne charge pas l’adversaire, l’intelligence artificielle (IA) agit ou non à votre place.
Interrogations
La grosse interrogation vient surtout des modes de jeu disponibles. Car si nous retrouvons les coupes, ligues, exhibitions et autres licences UEFA (Ligue des Champions et Europa Cup), point de Ligue des Masters à l’horizon ni de mode Vers une légende. Gageons que ces deux fonctions constituant des piliers de la série seront présentes dans la version finale. Konami nous prépare-t-il une refonte intéressante de ces modes ? Autre interrogation, celle-ci récurrente depuis plusieurs années : pourquoi diable la version Xbox 360 se montre plus fluide, plus détaillées et dotées d’animations plus coulées que sa sœur sur PS3 ?
Chausse tes crampons
L’arrivée sur le terrain permet de constater de vrais progrès graphiquement, avec des footballeurs finement modélisés ou encore la présence de photographes autour du rectangle de gazon. Le jeu affiche aussi des animations plus réalistes lors des collisions et on apprécie de voir un défenseur lancer sa jambe comme il peut pour dévier une balle qui filait inexorablement vers le but. Ces petits dégagements in extremis apportent un vrai plus en termes de tension au cours des matchs, mais aussi de réalisme. Et comme le rythme des matchs s’avère très posé, les rencontres gagnent en cohérence. Comme indiqué dans notre dossier, l’IA confirme une certaine montée en puissance avec des appels et un placement défensif très justes. Dans l’interface, libre à vous de définir quatre formations et stratégies pour votre équipe, avec la possibilité de passer de l’une à l’autre en plein match d’une simple combinaison de touches. Là où le bât blesse, c’est que cette preview confirme des petits travers agaçants (et persistants). La balle colle toujours aux pieds de l’IA de manière abusive, elle profite de contres favorables, vous prive du contrôle du cuir tranquillement et encaisse vos charges d’autant plus facilement que défendre est devenu plus compliqué (il s’agit de presser le bouton au bon moment et pas de se contenter d’un pressing permanent). Les licences, tel est le point qui fâche souvent. Cette année encore, le joueur peut tirer la grimace. Car si des places sont réservées dans cette preview pour de "nouvelles licences", celles présentées restent très classiques : Ligue 1, Calcio, Liga, Eredivisie, Liga Portuguesa et une Premier League toujours très partielle. Dans cette dernière, on trouve tout juste Manchester United ou Tottenham parmi les écuries les plus intéressantes. Indéniablement, PES progresse même s’il semble que de vieux démons rôdent. Le test sera l’occasion d’éclaircir toutes les zones d’ombre restantes.
Preview réalisée par Arnaud Papeguay