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Compte LOL lvl 30

PaicCitronCaca
PaicCitronCaca
Niveau 8
26 décembre 2011 à 20:38:00

+ Qu'asi tous les persos et pas mal de skin contre une clé dota 2 :)

merci :hap:

-_-[Dimi68]-_-
-_-[Dimi68]-_-
Niveau 10
26 décembre 2011 à 21:36:20

Le Magasin d’antiquités, en anglais The Old Curiosity Shop, est, avec Barnaby Rudge, l’un des deux romans que Charles Dickens (1812-1870) a publiés, en compagnie de quelques nouvelles, dans son anecdotique et éphémère revue L’Horloge de Maître Humphrey, parue de 1840 à 1841, puis en un volume en 1841. Master Humphrey est censé être le narrateur des premiers chapitres, puis l’histoire est confiée à une autre voix, sans solution de continuité entre l’une et l’autre.

Il concerne la jeune Nell Trent (la petite Nell) qui vit avec son grand-père maternel, dont le nom n’est jamais révélé, dans une vieille maison de Londres appelée « The Old Curiosity Shop », car elle comprend en rez-de-chaussée un magasin d’antiquités bourré, selon Gilbert Keith Chesterton, d’« objets grotesques et sinistres, d’armes bizarres, de décorations en volutes diaboliques ».

Centrée sur les deux protagonistes, le grand-père et la petite-fille, l’intrigue est d’abord marquée par le mystère. Pourquoi cette situation ? Pourquoi l’absence du vieil homme pendant la nuit ? Bientôt, cependant, le voile se déchire avec l’intervention de plus en plus appuyée du nain Daniel Quilp, aussi difforme d’aspect que roué et cruel de tempérament. Divers comparses prennent également substance, soit du côté du couple des protagonistes, soit de celui de ses persécuteurs. Jusqu’au jour où, par une décision dont l’enfant a l’idée, l’intrigue s’ouvre brusquement sur le monde et bascule dans le champ du picaresque, avec l’errance, l’aventure de la route, les rencontres inopinées. Dès lors, le pathos, déjà appuyé dans la première partie, s’amplifie jusqu’à devenir extrême, Dickens ayant, sans rémission possible, fondé son histoire sur le sort pitoyable d’une orpheline et d’un vieillard, qui plus est en situation de faiblesse et en butte à l’adversité, les deux suscitées par la convoitise et la concupiscence des plus vils.

La mort de la petite Nell, bientôt suivie de celle de son grand-père, reste l’un des événements les plus célèbres de la fiction anglaise ; à l’époque de la parution des feuilletons, elle a suscité une vague de réactions jusqu’alors inédite : des milliers de lecteurs, des hommes semble-t-il, ont imploré Dickens de garder l’enfant en vie, puis des milliers d’autres ont exprimé leur deuil de sa disparition qui a pris l’envergure d’une catastrophe nationale.

The Old Curiosity Shop a d’emblée connu un succès considérable que le temps n’a pas démenti, quoique les critiques se soient peu à peu détournés du pathos qu’il contient. Il a été dès 1909 porté à l’écran et, depuis, les adaptations filmiques ou télévisuelles se succèdent.

La plus récente traduction en français est celle de Sylvère Monod et Marcelle Sibon dans la Bibliothèque de la Pléiade.

kawabungAAA
kawabungAAA
Niveau 10
26 décembre 2011 à 21:46:18

Scalawag est un sobriquet péjoratif américain (dérivé d'un mot écossais), employé après la guerre de Sécession pour désigner les Sudistes blancs qui se pliaient, le plus souvent par intérêt politique, aux conditions de la Reconstruction imposée par les républicains nordistes.

A ne pas confondre avec les carpetbaggers, issus des États du Nord, les scalawags étaient bien plus nombreux que ces derniers et occupèrent les postes les plus importants (notamment ceux de gouverneurs) entre la seconde moitié des années 1860 et la première moitié des années 1870.

Né en Écosse au XVIIe siècle, où il désignait la situation misérable des habitants du village de Scalloway, le terme scalawag est synonyme de "vagabond" dans l'argot anglais avant de passer dans le langage familier américain, qui l'utilise sur les marchés aux bestiaux pour qualifier des animaux de mauvaise condition physique et par conséquent peu fiables.
Le terme est repris en 1867 dans plusieurs journaux des États du Sud pour qualifier indistinctement l'ensemble des républicains œuvrant dans les anciens États confédérés, qu'il s'agisse de Sudistes blancs, de carpetbaggers nordistes ou d'affranchis noirs. Ce n'est qu'au cours de l'année 1868 que l'usage de ce sobriquet se précise pour s'appliquer exclusivement aux Sudistes blancs soutenant la politique du Nord, ceux-ci étant considérés comme des renégats ou des traîtres par leurs compatriotes qui n'acceptent pas les vexations (et notamment l'émancipation des anciens esclaves) imposées par les républicains radicaux après 1865.

Une grande partie des scalawags avait déjà adopté une attitude loyaliste envers l'Union au début de la guerre de Sécession. Initialement démocrates, ces Sudistes unionistes avaient ensuite opté pour le parti de Lincoln après la victoire du Nord.
Le profil sociologique type du scalawag est celui d'un homme de classe moyenne, plutôt instruit, et vivant à l'écart des grandes plantations. Pour beaucoup d'entre-eux, la coopération avec les républicains nordistes était acceptée par opportunisme ou par bon sens (la résistance étant considérée comme vaine et contreproductive). Plutôt progressistes sur le plan économique, les scalawags sont cependant bien plus conservateurs et réticents que leurs alliés carpetbaggers sur la question des droits civiques des noirs.

Après une période pendant laquelle les scalawags et leurs alliés carpetbaggers et noirs ont dominé le paysage politique du Sud (années 1865-1870), ils sont écartés du pouvoir vers 1877 par une coalition de démocrates conservateurs (appelés redeemers), qui mettent en place les lois Jim Crow établissant une ségrégation raciale.
Principaux politiciens scalawags[modifier]

Joseph E. Brown
Franklin J. Moses
William G. Brownlow
Edmund J. Davis
Rufus Bullock
William Woods Holden
James L. Alcorn
James Longstreet

KoDjr
KoDjr
Niveau 4
26 décembre 2011 à 21:58:54

Histoire de l'esclavage en Martinique

Colonisation par les Français. L’esclavage est aboli sur la terre de France. Pierre Belain d’Esnambuc (wiki), ancien corsaire normand est envoyé dans les colonies par la compagnie des Iles d’Amérique dont un des principaux actionnaires était le Cardinal de Richelieu (wiki).
Richelieu est l’un des pères fondateurs de la colonisation française.

1635 :
Colonisation de la Martinique par d’Esnambuc.
1639 :

La compagnie autorise l’importation d’engagés (wiki) (les travailleurs français qui s’engageaient pour 36 mois) d’une part et des esclaves achetés sur les côtes d’Afrique d’autre part.
Le tabac est fabriqué en Martinique et nécessite donc peu de main d’œuvre faite essentiellement du concessionnaire (celui à qui on a donné le terrain sous forme de concession) et des engagés. Au bout de 36 mois, les engagés demandaient à leur tour une concession.

1640 :
La compagnie a des difficultés et vend l’île à Dyel Duparquet, un seigneur normand. Les Indiens caraïbes sont les alliés de Duparquet. Un édit du Roi interdit leur mise en esclavage pour des raisons stratégiques.
A l’époque, très peu d’esclaves sont sur les plantations martiniquaises. (environ quelques dizaines).
1645 :

Des colons Juifs Hollandais, expulsés du nord-est Brésilien par les Portugais, passent en Martinique où ils apportent les secrets de fabrication du sucre.
La culture de la canne à sucre remplace celle du tabac aux Antilles et fait la fortune de la Martinique au XVIIIe siècle. Avec les premières techniques de distillation du jus de canne, améliorées par le Père Labat (wiki) dès 1694, s’ouvre l’ère de l’alcool.

Les premières sucreries sont montées en Martinique, les capitaux sont fournis par les marchands des différents ports de France et de la région parisienne.
On se rend compte rapidement que la main d’œuvre engagée est insuffisante pour permettre le développement de la production sucrière. Les négociants et capitaines des navires poussent donc à l’utilisation d’esclaves.

La traite (wiki) régulière s’organise d’abord avec les Hollandais puis ensuite avec les Français qui montent la compagnie du Sénégal. Celle-ci obtient les primes du Roi de France (Louis XIV) pour chaque tête d’esclave introduite en Martinique.
L’île de Gorée (wiki), au large de Dakar, sera l’un des lieux de concentration de la traite française qui part du Havre, de Nantes (wiki), de la Rochelle …
La pacotille est échangée contre des esclaves aux trafiquants de la côte des esclaves (du Sénégal jusqu’au Nigeria actuel).
1685 :

Colbert, ministre de louis XIV, synthétise dans un texte sous le nom de "code noir " l’ensemble des instructions concernant les esclaves dans les colonies.

1685-1717 :
La Martinique se couvre de sucreries. L’île est revenue dans le domaine Royal.Il faut environ entre 2 et 3 esclaves par hectares plantés en canne. La Martinique a plus d’esclaves que de colons. L’un des problèmes auxquel est confronté le système esclavagiste est double : d’une part il existe une résistance des esclaves sous toutes ses formes (révoltes, empoisonnement, suicide…) et d’autre part le problème de l’équilibre du ratio entre les hommes et les femmes pour permettre la naissance d’esclaves. Il faut donc importer des femmes. Le statut des enfants suit le sort de la mère : un enfant né d’une mère esclave et d’un père libre deviendra esclave.

1715 :
Plus de 1400 expéditions régulières partent de Nantes.

1717 :
Révolte des blancs appelée " Gaoulé (wiki) " contre le gouverneur et l’intendant qui sont renvoyés au régent. Le port de Nantes va être autorisé à s’occuper du trafic de traite des esclaves.
1787-1788 :

La Martinique sert de point de passage du ravitaillement en armes des insurgents américains contre les Anglais. Rochambeau (wiki), qui a commandé aux USA, est envoyé comme gouverneur de la Martinique au début de la révolution.

1789-1790 :
Les Anglais essayent d’occuper l’île et Rochambeau mobilise les milices pour résister et incorpore des esclaves dans ses troupes en leur promettant la liberté s’ils se comportent comme des soldats. On appelera ces esclaves sous la restauration après 1818 "les libertés Rochambeau" et parfois "libres de fait" ou "libres de Savane".
Comme pendant la révolution il est impossible d’exporter les sucres vers la France en pleine guerre révolutionnaire et d’importer la nourriture nécessaire en particulier aux esclaves, ces derniers doivent se débrouiller eux-mêmes pour planter ce qu’ils vont manger. La pression des maîtres sur eux diminue.

1793 : Révolution française.
A la suite des pressions organisées par la société des amis des noirs et d’humanistes comme l’Abbé Grégoire (wiki), la convention proclame l’abolition de l’esclavage.
La Martinique ne reconnaîtra pas l’abolition contrairement à la Guadeloupe car le groupe de colons mené par Dubucq va être occupé par les Anglais.
Janvier 1794 :

Les républicains acceptent de faire appliquer plus franchement la loi égalitaire votée en mars 1792 par la législative. La majorité des libres de couleur change de camp, pendant que leurs anciens alliés négocient la remise de l’île à l’Angleterre. Après la capitulation de mars 1794, les défenseurs de la République sont déportés par les anglais.

L’abolition de l'esclavage, votée par la Convention le 4 février 1794, est restée sans effet à la Martinique du fait qu’elle appartienne aux anglais. C’est la différence avec la Guadeloupe où l’esclavage a été aboli au temps de Victor Hugues, commissaire de la République. L’esclavage y sera rétabli le 19 mai 1802 sous le règne de Napoléon 1er.
1814-1830 :

La majorité des Blancs estime que seuls un régime inégalitaire ignorant la séparation des pouvoirs et le système représentatif permettront la survie de la colonie. Lors de la rédaction de la Charte de 1814, ils obtiennent le rétablissement provisoire des institutions de l’Ancien Régime. Sans précipitation, les gouvernements de la Restauration s’efforceront d’amener les colons à accepter le droit commun.

1822-1826 :
La dégradation de la situation économique liée à la taxation des sucres à l’entrée en France, puis au début de l’industrie betteravière, entraîne des résistances. En même temps, hommes libres de couleur et esclaves sont suspectés de tendances séparatistes. On prétend que l’usage du poison ferait partie de leurs arguments.
Au mois d’octobre, des demi-libres se révoltent au Carbet. Les accusations de subversion portées en décembre 1823 contre Bissette, un cadre de couleur, et les déportations massives opérées en 1824 pour décourager les velléités de réformes égalitaires du gouvernement, n’empêchent pas le système représentatif de réapparaître en 1826, sous forme d’un Conseil général, élu par une très petite minorité. Cependant, deux ans après, la réforme judiciaire échoue.
1830-1846 :

Le sucre perd un tiers de sa valeur pendant que l’amélioration du sort des esclaves exige des dépenses croissantes.
Dans les habitations, le remplacement de la houe par la charrue allège le travail. Les premiers moulins à vapeur n’amènent pas de changements.

1830-1833 :
Les libres accèdent à tous les emplois et deviennent électeurs et éligibles. L’enseignement primaire se développe. Néanmoins, l’égalité reste limitée.
La préparation des élections au Conseil colonial qui remplace le Conseil général développe l’agitation. En décembre 1833, dans la paroisse de Grand’Anse (aujourd’hui le Lorrain) où, de plus, les planteurs ont refusé la nomination d’un officier de milice de couleur, une révolte, soutenue par la ville de Marigot, entraîne la dissolution de la milice. L’amélioration du sort des l’esclaves est liée à une reprise démographique qui compense l’arrêt de la traite. Elle annihile en partie les efforts de l’Etat qui, après 26 000 affranchissements, n’a vraiment réussi à régler que le sort des libres de fait, personnes affranchies dont la liberté n’était pas reconnue par l’administration.

1845 :
La première usine, celle de John Thorp, est créée et engendre de nouveaux rapports de forces en réduisant les habitations des alentours au rôle de fournisseur de cannes. En contrepartie, celles-ci n’ont plus besoin du travail de nuit et leurs revenus augmentent. Mais le besoin d’une main d’œuvre, que l’usine ne pourra trouver facilement que lorsque chacun pourra offrir son travail librement, contribue à faire admettre le remplacement de l’esclave par l’ouvrier.
1848 :

En février, la révolution est accueillie avec soulagement. Le décret d’émancipation est signé à Paris le 27 avril. Il ne sera connu que le 3 juin. En avril, le décret du 4 mars créant la Commission d’émancipation fait parler d’émancipation de droit, car "nulle terre française ne peut plus porter d’esclaves".

Loin de poursuivre les marrons (wiki), les maîtres expulsent les fortes têtes. Des ateliers en grève réclament case, jardin et salaire comme attributs de la liberté.

Victor Schoelcher (wiki), secrétaire d’Etat à la marine et aux colonies, est un homme très important à cette période. Il est l’ennemi juré de Bissette qui a refusé de le nommer à la Commission d’émancipation. Ses amis se mobilisent pour faire réparer cette injustice. Des émeutes s’en suivent.

22 mai 1848 :
Des capitalistes réclament l’émancipation immédiate. Les abolitionnistes, qui attendaient l’arrivée du polytechnicien de couleur Perrinon (wiki), reprennent cette solution à leur compte. La décision locale d’abolition, du 23 mai, permet aux Martiniquais de proclamer leur fierté d’avoir pris leurs affaires en main à un moment crucial.

Les émeutes du 22 mai ont provoqué la proclamation de l’émancipation onze jours avant l’arrivée du décret. Les nègres ont brisé leurs chaînes ("Nèg pété chenn").

kawabungAAA
kawabungAAA
Niveau 10
26 décembre 2011 à 22:06:44

Omg bien joué il est fat cet article :bave:

Jamie_Anderson
Jamie_Anderson
Niveau 10
26 décembre 2011 à 23:33:40

Betterave

Beta vulgaris
Classification de Cronquist
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Caryophyllidae
Ordre Caryophyllales
Famille Chenopodiaceae
Genre Beta
Nom binominal
Beta vulgaris
L., 1753
Classification APG II
Ordre Caryophyllales
Famille Amaranthaceae

Betterave rouge

La betterave est une plante cultivée pour sa racine charnue utilisée comme légume dans l'alimentation humaine, comme plante fourragère et pour la production du sucre.

Sommaire

1 Botanique
2 Principales variétés cultivées
3 Description
4 Utilisations
5 Propriétés
6 Économie
7 Histoire
8 Notes et références
]

Nom scientifique : Beta vulgaris L. Famille des Chénopodiacées, tribu des Cyclolobae (selon la classification classique) ou famille des Amaranthacées (selon la classification phylogénétique).
Les betteraves cultivées, dicotylédones, apétales, dériveraient de la betterave maritime (actuellement classée comme Beta vulgaris L. subsp. maritima (L.) Arcang.) qui est spontanée sur les rivages maritimes en Europe.
L'espèce Beta vulgaris L. inclut aussi la poirée ou bette, qui était auparavant considérée comme une espèce distincte (Beta cicla (L.) L.).
Les betteraves font l'objet d'études poussées de la part des botanistes, notamment quant à leur système de reproduction, les effets de la sélection naturelle ou agricole ou du changement climatique sur la diversité génétique et le polymorphisme nucléotidique au sein du genre Beta 1, la gynodioecie au sein des betteraves sauvages, les liens entre polymorphisme pour l'autofécondation et la diversité génétique. Interactions entre formes cultivées et formes marronnes, rudérales ou sauvages du complexe Beta vulgaris.
Principales variétés cultivées

Il existe trois types de betteraves :
betterave sucrière, riche en saccharose ;
betterave fourragère ;
betterave potagère, également appelée betterave rouge, carotte rouge ou racine rouge.
Il existe de nombreuses variétés, classées différemment selon les types. Les betteraves sucrières sont les plus riches en sucres, de couleur blanche et très enterrées. On les classe selon leur rendement en sucre, leur résistance à des maladies telles que la rhizomanie et le rhizoctone brun et leur tolérance aux nématodes.
Les betteraves fourragères sont de différentes couleurs, de différentes formes et plus ou moins enterrées. On les classe principalement selon leur teneur en matière sèche.
Parmi les betteraves potagères, on peut citer la crapaudine, variété très ancienne, rustique et tardive, la longue rouge noire des vertus à racine volumineuse, très productive et la noire plate d'Égypte très précoce dont les racines ne sont presque pas enterrées.

Description

La betterave cultivée est une plante bi-annuelle :
première année, phase végétative : développement des feuilles et constitution de la racine charnue, accumulation de réserves en sucre, c'est aussi la phase de culture ;
deuxième année : montaison et floraison, production de la graine
Utilisations

Betteraves à sucre

Plant de la betterave (beta vulgaris)

Betterave sucrière : production de sucre, après râpage de la racine, d'abord par extraction du sucre par de l'eau chaude ; les betteraves râpées dont on a extrait le sucre constituent un sous produit la pulpe de betterave qui est déshydratée par pression puis par chauffage et qui sert à nourrir le bétail. Puis le jus de betterave est purifié, concentré puis soit fermenté pour être distillé et donner de l'alcool soit par cuisson, cristallisé et séparé de ses impuretés qui forment la mélasse qui contient encore 50 % de sucre ; la mélasse est utilisée surtout pour la fabrication d'alcool ou est incorporée à la pulpe de betteraves pour l'alimentation de bétail. Très accessoirement, elle peut servir à la production de levure de boulangerie ; les collets et les feuilles servent pour l'alimentation du bétail ou sont restitués au sol (engrais vert).
Article détaillé : Betterave sucrière.
Betterave fourragère : alimentation animale ; la plante entière est consommée, principalement par les ruminants. Récoltée et stockée en silos elle est distribuée en hiver surtout aux vaches laitières mais également aux taurillons, aux ovins, aux caprins et aux porcins qui la valorisent très bien dans leur alimentation.
Betterave potagère (betterave rouge) : alimentation humaine, généralement cuite de manière industrielle, colorant alimentaire (racine riche en Bétalaïnes). La betterave peut être consommée crue, râpée dans une salade par exemple, mais se mange généralement cuite. On la cuit entière (à l'eau, à la vapeur ou au four) pour l'utiliser assaisonnée comme hors d'œuvre, soit en salade avec pomme de terre et mâche ou encore en salade avec des endives. On la cuit à la casserole, taillée de divers façons, pour la consommer en légume d'accompagnement (bortsch, compotée avec des oignons et relevée au vinaigre, en purée, braisée à la bière, etc.).
Propriétés

Les racines de Beta vulgaris contiennent une quantité significative de vitamine C et les feuilles sont une source de vitamine A. Elles sont également sources de fibres, d'acide folique et d'antioxydants. Les racines sont également riches en bétaïne (N,N,N-trimethylglycine).
La betterave est riche en nitrates qui se transforment en nitrites grâce à des bactéries de la bouche. Ces nitrites sont impliqués dans la vasodilatation et la fluidification du sang, ce qui améliore l'afflux de sang dans certaines zones du cerveau qui, avec le temps, sont moins perfusées. Une dose quotidienne de jus de betterave peut potentiellement prévenir la démence et la baisse cognitive en améliorant cet afflux sanguin cérébral2.
Une tasse (225.8 grammes) de betteraves émincées contient :
31 kcal (130 kJ)
8,5 g d'hydrates de carbone
1,5 g de fibres alimentaires
53,2 µg de vitamine B9
32 mg de phosphore
259 mg de potassium
1,5 g de protéines.

Économie

La culture occupe environ 7 millions d'hectares dans le monde, surtout en Europe du Nord et aux États-Unis ;
Production mondiale (FAO 2002) :
Betterave sucrière : 246,5 millions de tonnes, dont 120 pour l'Union européenne ;
Betterave fourragère: 10 millions de tonnes ;
La France est le premier producteur mondial de sucre de betteraves. Cette culture est concentrée dans le nord du pays.
Dans l'Union européenne, la culture de la betterave sucrière est réglementée dans le cadre de la politique agricole commune. Chaque pays dispose d'un quota de production autorisé en dessous duquel le prix est garanti, à un niveau supérieur au cours mondial.

Histoire

La betterave est connue comme légume depuis l'Antiquité. Les premières traces écrites nous viennent des Grecs au ve siècle av. J.‑C. Les principales variétés de betterave ont été décrites au Moyen Âge, notamment par Matthiole. L'origine de l'utilisation alimentaire des racines de betterave semble se situer dans la grande plaine qui s'étend de l'Allemagne à la Russie
En 1600, Olivier de Serres écrit dans Le théâtre d'agriculture et mesnage des champs :
« Une espèce de pastenades est la bette-rave, laquelle nous est venue d'Italie n'a pas longtemps. C'est une racine fort rouge, assez grosse, dont les feuilles sont des bettes, et tout cela bon à manger, appareillé en cuisine : voire la racine est rangée entre les viandes délicates, dont le jus qu'elle rend en cuisant, semblable à sirop de sucre, est très beau à voir pour sa vermeille couleur. »
Il chercha le premier à extraire le sucre des betteraves mais n'a pas réussi à trouver un processus rentable.
En 1747, un Allemand, Andreas Sigismund Marggraf, avait réussi à extraire le sucre de la betterave. Son élève, le professeur Achard, met cette découverte au profit de l'Académie prussienne. Cette initiative débouche en mars 1802 sur la mise en service de la première fabrique de sucre de betteraves au monde à Kürnen-sur-Oder (Silésie). La production est artisanale : 70 kg de betteraves sont traités tous les jours, donnant environ 2 kg de sucre.
Le 21 novembre 1806 constitue une date charnière pour l'économie sucrière européenne. Pour répondre au blocus imposé par les armées britanniques sur les ports français, Napoléon Ier instaure le blocus continental : toutes les marchandises britanniques sont dès lors prohibées sur le sol français, ce qui inclut le sucre de canne provenant des Antilles. Pour compenser la soudaine pénurie de sucre de canne, l'empereur décide de soutenir activement la production de betteraves sucrières. En quelques années, de nombreuses usines de transformation sont créées.
La première extraction industrielle de sucre fut l'œuvre d'un Français, Benjamin Delessert, en 1812.
Lorsque le blocus est levé, le sucre de canne des colonies inonde à nouveau le marché. Sous le poids de la concurrence, l'industrie naissante accuse le coup. Un grand nombre de sucreries ferment leurs portes après avoir subi d'importantes pertes. L'abolition de l'esclavage, en 1848, engendre une forte hausse du prix du sucre de canne et une diminution de sa production. Les betteraviers en profitent. D'autant que les sucreries améliorent progressivement leurs rendements grâce à la construction de grosses unités de production.
La betterave fourragère s'est fortement développée en Europe au milieu du xxe siècle pour atteindre près d'un million d'hectares en France au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Elle a fortement régressé depuis au profit du maïs ensilage pour l'alimentation hivernale des bovins.
Plus récemment, la betterave se développe pour produire de l'éthanol et est en cours pour le biogaz.
Les betteraves cultivées couvrent aujourd'hui près de 400 000 ha en France.

KoDjr
KoDjr
Niveau 4
27 décembre 2011 à 12:00:26

Mon sujet est bien plus intéressant

Jamie_Anderson
Jamie_Anderson
Niveau 10
27 décembre 2011 à 17:19:20

T'es malade, on s'en fou de l'esclavage, c'est passé.

Alors que les betteraves dude ! :bave:

kawabungAAA
kawabungAAA
Niveau 10
27 décembre 2011 à 17:41:51

Mon scalawag, a plus de swagg :cool:

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