Si on prend la définition de Neo-Kronos du scénario, alors celui de Demon's Souls est mine de rien assez riche - par exemple, l'histoire autour du Val Fangeux, du Temple Miridan et d'Astrée. Il faut savoir chercher. C'est ce qu'on appelle une concordance fond/forme, que Neo-Kronos a très bien fait remarquer. Je l'avais déjà dit dans un autre topic, mais il est toujours bon de le rappeler.
Si on prend la définition de Zoomat, alors le scénario est littéralement inexistant. Et c'est ce qui rend le jeu plus réaliste.
Dans n'importe quel autre jeu, on aurait incarné Ostrava. Le héros, ou anti-héros, parfait : fils du Roi qui a maudit ses terres, il aurait mené cette quête pour la rédemption de son nom, pour l'honneur de sa patrie, pour remettre son père dans le chemin du Bien ...
Mais non, dans DmS, c'est un froussard - il a peur des Dreglings -, un imbécile - il porte des armes qui protègent de la magie, pensant que tout ceci n'est qu'un maléfice -, incapable de se défendre - il demande trois fois notre aide -, qui préfère se sucider plutôt que de se battre.
Un beau pied de nez aux canons du RPG de la part des développeurs.
Parce que le héros n'en est pas un. Il traverse le brouillard par appât du gain, par devoir ou par orgueil, suivant la classe choisie. Mais il est obligé de mourir, comme tous les autres. Parce que ce n'est pas un héros. Mais le fait de ne pas abandonner et de lutter pour sa survie va l'amener à tuer un Démon, certes faible, mais assez important pour que la Sentinelle s'intéresse à lui et donne un but à sa survie.
Cette quête, le personnage l'empruntera pour la raison que le joueur choisira, mais le fait qu'une deuxième fin existe prouve que le titre de héros n'est jamais acquis dans DmS ...