Refrain :
Le son HH coule en moi comme la liqueur sur le verre
Il est ma vie, Kool Herc et les Watts, j'en connais les pères
JE suis tellement imbibé d'old school que j'en perds mes repères
Seul une cure de jouvence pourrait me sortir de cette serre.
Une platine, un beat, et un scratch sur un vieux vinyle
Le délice enflammant les foules est signé Sugarhill
Gang, mais le son est loin d'être un refuge à gangsta
Rembobine la cassette, écoute, le voyage commence là.
Les flammes s'embrasent dans les églises de Harlem
Les ghettos se révoltent et envahissent la scène
Un peu de soul et de funk et une hargne dans le thème
Pour cette musique trop longtemps frappée d'anathème.
Fini le gospel et les prières, les Happy Days nous lachent
Le message est passé par un certain Grandmaster Flash.
On pose une bombe dans l'auditoire, est née la Zulu Nation
Bambataa est le prophète, sa musique attise les passions.
La vie dans les bacs se fait des ennemis publics
Héritiers des Last Poets, acerbes dans leurs critiques.
La révolte commence et les nègres se trouvent une attitude
Tandis qu'on recycle le jazz, laissant couler les turpitudes.
L'ame se voit abreuvée par De La Soul et la quete est tribale
Un génie est né, prodige déclassant tout dès son arrivée
Entre dans la secte, suis le Guru, c'est le momen de vérité
Tandis que les gangsters des rues font de litaines martiales
Ce monde tout nouveau se trouve soudain chamboulé
Deux forces s'entrechoquent et détruisent tout dans leur lancéé
L'est, l'ouest, la guerre est lancée, deux territoires ennemis
D'un côté on vénère Tupac et de l'autre Biggie
La panthère noire contre le mauvais garçon de rues à la voix lourde
Laisse ce monde orphelin et la foule se veut sourde
Un café, une terrasse ou une voiture sans toit, une cigarette à la main
On essaie de profiter la vie avec la G-Funk et ses entrainants refrains
Le dernier jour cet Eden sur cette Terre arrive à grands pas
Fini la quete musicale, la danse, les graffs, tout ca passera
Le mariage des genres amenée par les Beastie Boys, les Roots
Se noie dans la décheance d'une voiture de sport dans la route
Vive les liasses de billets dans les piscines et les pétasses siliconées
Vive Lil Wayne, Rick Ross et autres Pitbull qui travestissent la douce mélodie
Né dans la génération de cette chute, j’écris cette litanie
Ce mouvement magnifique est maintenant tombé de son sommet
C'est avec un gout amer et un mal d'oreilles que je porte mon deuil
Quatre planches en bois et des clous, descendez le cercueil.
Le rap n’est pas mort, il respire profondement sous terre
Enfin, je retrouve l’espoir et finis donc mon dernier verre.
Refrain :
Le son HH coule en moi comme la liqueur sur le verre
Il est ma vie, Kool Herc et les Watts, j'en connais les pères
JE suis tellement imbibé d'old school que j'en perds mes repères
Seul une cure de jouvence pourrait me sortir de cette serre.
Merci 