Je up car ce groupe mérite plus de visibilité !
L'ayant découvert il y à quelques jours, ce groupe, est, je trouve, ce que Chuck à toujours rêvé de faire hors Death. Le résultat est prenant, même si certaines mélodies sont frustrantes car très ressemblantes à celles de Symbolic (l'album sans aucun nul doute le plus mélodique) ce qui fait que l'on s'attend à entendre la suite de certaines des compos de Chuck.
Autre grand point, la basse est incroyablement distinguable et réellement virtuose. Accompagnant les grattes avec brio (à moins que ce ne soit le contraire, finalement ?), elle dirige chaque composition et nous entraîne dans l'univers que Schuldiner avait déjà commencé à développer avec Symbolic (mon Dieu que je l'aime cet album).
Enfin, la voix du chanteur s'adapte parfaitement aux compositions au tempérament clairement death metal. A mon humble avis, ce n'est pas du heavy metal comme certains le disent. Pour moi, c'est du death metal, très mélodique, certes, mais c'en est, c'est pour cela que le terme de death mélodique existe. Ce qui permet de différencier le death du heavy, c'est la structure des morceaux, les gammes utilisées et la technique guitaristique.
Je m'exlique : en heavy, la structure du morceau est surtout centrée sur la basse et le chant. Le plus souvent, ce sont les gammes pentatoniques qui priment, d'où les fortes traces visibles de son ancêtre, j'ai nommé le rock n roll, et son illustre influence, le blues. Le guitariste s'exprime surtout par le biais des soli, car les riffs sont en général constitués de simples powerchords, ce qui permet d'intégrer de nombreux guitaristes sur une chanson (cf Iron Maiden). L'effet produit est surtout une sensation de puissance et de légère joyeuse folie (sauf pour Black Sabbath, bien plus sombre).
En death, la structure est souvent bien plus complexe, le rythme également, car portés à la fois par la batterie, le jeu des guitaristes et, dans un moindre mesure, la basse. Les gammes utilisées sont très nombreuses, mais celle que l'on peu retenir dans l'exemple est la gamme classique. Mineure ou majeure dans le cas de Schuldiner, elles apportent une profondeur musicale supplémentaire, et un son un peu plus froid, mélancolique (je conseille quiconque d'écouter un extrait du printemps de Vivaldi, si je ne me trompe, où, en partant d'un thème en tonalité majeure, ce rouquin de compositeur ajoute de l'intérêt à son oeuvre en écrivant ce même thème en tonalité mineure cette-fois ci, enfin bon je m'écarte quelque peu du sujet là). Ici, le guitariste est au centre de l'attention, et doit posséder une rythmique irréprochable pour communiquer avec le jeu très technique de la batterie (je pense qu'on peut affirmer que les meilleurs batteurs tout genres confondus sont à chercher de ce côté). D'un point de vue technique, on en a pour notre grade : palm mutes bien placés, pinch harmonics, rapidité d'éxécution...
Toujours aussi ému d'entendre le son de guitare reconnaissable entre mille de Chuck Schuldiner. Et RIP à lui, lui qui malgré sa tumeur aura continué à semer des chefs d’œuvres, comme si la maladie n'était rien. En effet, malgré la mort, cet homme reste éternel.