Je t'en prie ^^
Au risque de passer pour un mec qui étale sa science du piano, je me dois également de te reprendre sur les touches noires.
En fait, tu confonds touches noires et altérations, je m'explique:
Sur une gamme de Fa majeur par exemple (Fa Sol La Si bémol Do Ré Mi Fa), le Si est naturellement bémol, à tel point qu'on le note directement sur la portée.
Que tu montes ou que tu descendes la gamme, faudra toujours le jouer bémol.
Si j'ai envie d'y mettre un peu de tension, je peux l'altérer, le monter d'un demi-ton, dans quel cas il deviendra un Si bécarre, temporairement.
A l'inverse, je peux aussi diminuer la quinte, te placer un Do bémol au milieu de la partition (qui du coup, deviendra également un Si bécarre).
Bref, ne confonds pas les touches noires et les altérations. C'est juste une histoire de gammes chromatiques et d'augmentation/diminution d'une des notes de la gamme.
Là où je te rejoins, c'est que notre ami Jean Sébastien Bach (l'un des piliers de la musique occidentale) a un beau jour décrété qu'il existait une gamme majeure pour deux gammes mineures.
En l'occurrence une gamme mineure montante, exemple: Do mineur montant:
Do Ré Mi bémol Fa Sol La Si Do
Et une gamme mineure descendante
Do Si bémol La bémol Sol Fa Mi bémol Ré Do
Rapidement, sa gamme mineure descendante a été admise comme la gamme mineure de base.
A noter aussi que les altérations mènent parfois à des bizarreries, comme le double bémol, double dièse et autre double bécarre (abandonné dans la notation moderne).
Enfin bref, ce qu'il faut savoir, c'est que dans une gamme naturelle, il n'y a jamais qu'un seul do, qu'un seul ré mi fa sol la si, naturellement augmenté ou diminué (ça, c'est la gamme), puis altéré temporairement (pour créer un peu de tension - sans quoi la musique n'est rien ^^)
C'est très théorique tout ça, et livré un peu brut de pomme, m'enfin c'est la base du chromatisme (et derrière, de l'harmonie)