Hipsters* , pardon ![]()
Je suis d'accord. Le fait d'être tout le temps "hors-mode" constitue en elle-même une mode, c'est sûr. D'ailleurs, souvent, cette volonté d'être "hors-mode" revient à vouloir trouver un côté élitiste...
Enfin bon, des faux anticonformistes existent partout, surtout en musique, ce forum en est la meilleure preuve !
Après, il existe de vrai anti-conformistes. On pourrait citer de nombreux compositeurs qui ont repoussé les limites de la musique...
Bah, pour renter a Juilliard, faut un putain de potentiel, mais c'est pas pour ca que t'es obligé de faire de la musique compliquée après (même si j'aime pas ce qu'elle fait, et indochine non plus). ![]()
Non mai arrêtez de vous soucier de conforme a la norme ou pas, tout cela n'a absolument rien a voir avec les sensations que vous procure la musique. Je me trompe?
+1.
Plus largement encore, toute manifestation "artistique" actuelle s'inscrivant dans la sphère du spectacle est, par essence, rigoureusement conformiste (en plus de participer activement au nihilisme contemporain, pour employer un gros mot). C'est le propre de la société contemporaine que d'anesthésier toute "subversion" en l'intégrant en son sein, en la comprenant, en la valorisant aux yeux de tous : "voyez ma libéralité, je vous présente ce qui me remet moi-même en cause". Et, de fait, en la phagocytant. Rien de bien neuf sous le soleil : l'État, c'est pas Hegel et ça ne l'a jamais été. ![]()
Pour vous rassurer, il y a des morceaux de Britney Spears que je pred autant de plaisir a écouter que des morceaux de Animal Collective... (enfin y'en a moins, ca oui
)
Moi j'adore le riff de Toxic ![]()
Moi je m'en fous ![]()
Pourquoi partir dans ce débat à la con alors que vous savez très bien que l'auteur n'en a rien à foutre dans le fond ?
Même pas envie de sortir les pops-corns tient.
C'est fou quand même, j'ai mis un sujet au pif parce que je m'emmerdais, je me suis dis "aller quit à foutre le bordel on va le metre dans le forum musique" mais y'a quand même
des personnes qui débatent sur ce sujet.
La semaine vous voulez quoi ? Je propose l'allégorie de la caverne par Platon, sa vous va ?
Je vais m'acheter une bonne dizaine de kilos de pop-corn ![]()
go hors norme : backstage!
des personnes qui débatent sur ce sujet.
La semaine vous voulez quoi ? Je propose l'allégorie de la caverne par Platon, sa vous va ?
j'attends ça impatiemment ![]()
Aes-Dada : je doute que ça marche pour toute expression artistique, comme formule, même dans notre "société" tolérantiste-molle-du-gland. Et puis, il y a le reste... On n'est jamais loin de Saint-Just, hein.
En fait emthree, il est devenu beaucoup plus "difficile" d'être anti-conformiste (disons que la problématique de ne pas voir ses œuvres récupérées, détournées, chez l'homme contemporain démocratique a fait son chemin) précisément APRÈS que l'art ait affirmé son autonomie vis-à-vis du reste de la société, société elle-même "répressive", dans une certaine mesure : le joug moral, chrétien, de la France de Thiers, Gambetta et de ses sbires demeurait fort ; le "sérieux" de l'existence était promu ; de même que l'avenir professionnel, chez la classe médiane bourgeoise, se déclinait sous peu de modalités (soit ne rien faire et vivre de ses rentes, soit se frotter au pouvoir en place et aux industrieux tenant les moyens de production, y compris "artistiques").
Quand on retournait des valeurs et en proposait d'autres, de un on le faisait VRAIMENT, on allait au fond des choses, de deux on le faisait clandestinement, et on prenait le risque de se mettre au ban de la société (quand on ne le faisait pas soi-même - paradigme de l'artiste maudit). Avant, le schéma était simple : tu ne marchais pas droit, tu refusais de te soumettre aux perspectives d'avenir de la société moderne et industrialisée des pieds à la tête ? Tu n'étais encore rangé sous aucune catégorie sociale existante - marginalisé donc. Ça a été le "privilège" des Rimbaud, Baudelaire, et de tout les autres artistes saisis par cet air du temps, que d'affirmer un nouveau statut social, auquel correspondait de nouvelles valeurs radicalement opposée à celles qui faisaient force de loi : bref, de ménager l'existence d'un site d'où aurait pu surgir l'évènement, où chaque "intéressés" et participants se soudaient autour de valeurs communes. (Quand je parle de "valeur", je parle évidemment au sens le plus fort de représentation du monde, de philosophie)
Or après les deux guerres mondiales et leurs traumatismes, après avoir constaté que l'idéal d'une "culture à part" de la société était fallacieux (puisqu'une large frange de la culture avait participé d'avec le pouvoir en place - n'écoutait-on pas du Bruckner entre deux gazages de juifs chez nos allemands ?) je dirais que la problématique s'est comme... retournée : durant l'entre-deux guerres, Dada est apparu, et dynamita joyeusement l'idéal d'un art comme pourvoyeur d'absolu, et autonomisé vis-à-vis du reste de la société. En d'autre termes, c'est la légitimité même de l'art d'atteindre la "transcendance", et de s'affirmer comme sphère à part, qui est remise en question. Et qu'est ce que Dada proposa à la place, qui pourrait constituer un dépassement de cet acte nihiliste ? Rien, ça serait aller contre sa raison d'être. Dada a t'il fait l'effort de penser un art comme radicalement infagocytable, tout en étant suffisamment probant pour assurer la communion d'esprits autour de ce dernier ? Il est clair que non. En d'autre termes, on appris piteusement que l'art devait faire preuve d'humilité, et voilà à peu près ce qu'on retînt de l'enseignement de Dada, qui rejoignait aussi celui de Sade ou de Nietzsche par ses côtés les plus forts.
Depuis, aucun dépassement n'a eut lieu. Pire encore : la vie artistique moderne/'post-moderne' (pour employer des étiquettes fourre-tout) a poursuivie son bonhomme de chemin sans même prendre note du problème dadaïste. Maintenant, elle est si étroitement intriquée dans le système démocratique, qu'aucun site nouveau ne peut se constituer en dehors de la société du spectacle, qui n'agit plus vraiment comme une épée de Damoclès répressive ou excluante, mais dont la perversité fait qu'elle absorbe, comprends, phagocyte absolument toutes les manifestations artistiques qui surgissent en son sein. Qui plus est, cette société du spectacle agit également par une stratégie de morcellement, morcellement tel que ce sont des multitudes de petites niches esthétiques qui s'ébattent sans grande incidence en son cœur, morcellement tel qu'il n'existe plus aucun socle commun, de valeurs au sens le plus fort de "représentations du monde", qui se manifeste.
Peut-on être, encore aujourd'hui, profondément anti-conformiste ; ou peut-on penser un art qui soit "infagocytable" par les forces en présence tout en assurant l'émergence d'un site collectif autour de mêmes valeurs, la question reste pour le moins posée...
Il manque un keyword ici: PRETEND!
http://dusinfernus.files.wordpress.com/2008/08/hipster-1-7746001.jpg
des personnes qui débatent sur ce sujet.
La semaine vous voulez quoi ? Je propose l'allégorie de la caverne par Platon, sa vous va ?
Forcement, pour toi ce que tu as posté n'est qu'une suite de mot sans aucun intérêt, tu l'as is toi même t'as fais pour faire ch*er ton monde.
Soit.
Mais dis que certaines personnes qui aiment se cultiver et qui le sont, apprécient de pouvoir débattre, et ce, même si le sujet de base a été lancé par un naze comme toi.
Comme ils disent , tu t'es fais disons "culturellement pwned", bye bye
.
PS: Pas la peine d'me répondre ou d'monter sur tes grands chevaux, j'reviendrai pas voir si t'as répondu.
Mon_ami_nemesis ---> sisi e l'ai deja mis ![]()
Aes : Le propos est intéressant, mais l'omniphagocytage (désolé pour le néologisme) n'est-il pas plutôt dû... simplement à une finalisation de la définition de l'art selon un certain regard social, alors que des formes autres, qui s'éloignent nécessairement de ce socle, ne sont même pas considérés traditionnellement comme telles, et donc sont exclues purement et simplement des "cercles" cultureux ? Je n'ai que l'exemple des ars moriendi en tête, mais il me paraît déjà assez frappeur.
Si, comme chez Foucault, la société se compose de sphères panoptiques surveillance-punition qui ne diffèrent que par la quantité de comportements rejetés et la sévérité des punitions, il suffit de regarder, au plus profond du plus bas égout, ceux qui sont encore refusés, pour voir les vrais anti-conformistes (ou les non-conformes) : les "anormaux". Tu sais comme moi que la folie, la maladie ou le crime ne sont que d'autres façons de vivre, catégorisées par la norme-subjectivité populaire : et ici, comme au XIXème et avant, un "statut" particulier est dressé, une mise au ban conformatrice ("nous refusons vos valeurs et vous imposons les nôtres - en l'occurence la tolérance apparente - par l'exclusion") est opérée. On est en plein dedans, non ? Le degré est peut-être moindre (quoique, je pense surtout qu'il s'agit d'un glissement dans la location plutôt que dans l'intensité), mais la nature du phénomène est la même.