"Everyone should know about Neon Indian !"
Ces petits protégés de Pitchfork font sensation depuis maintenant plus d'un an. J'ai récemment publié une critique de l'album, vous allez très vite comprendre l'état d'esprit du groupe. Jetez un coup d'oeil.
Neon Indian, dernier nouveau-né de l’effervescence de Brooklyn, empreint de cette explosion culturelle et résolument tourné vers cette vague des années 80 à grands coups de synthé et de beats bien trempés, est un de ces groupes qui fleurent bon la nonchalance, l’acide mais aussi les effluves d’essence, de bière et de tabac froid propre à la cave dans laquelle ils semblent composer.
Initialement Neon Indian est un projet de garage sans prétention, l’œuvre de Alan Palomo, compositeur lo-fi de talent ayant déjà fait ses preuves notamment dans un projet solo sous l’acronyme de VEGA. Palomo avance dans une optique de spontanéité : pas plus de deux jours de travail sur un son. Le résultat dépasse largement les espérances, une électro bidouillée bricolée particulièrement planante toute en restant pêchue, efficace et accessible, singulièrement adaptée à tout les lendemains difficiles, entre deux bouchées de Frosties laités ou encore pour un trajet en avion direction des terres inexplorées.
Dés la première écoute on plonge tête la première dans cette bulle psychédélique aux couleurs saturées, AM, le premier morceau, semblable à un jingle de radio-réveil défraichi agrémenté d’une rafale rétro-futuriste sortie tout droit d’une Atari 2600, nous prend par la main et nous accompagne vers le tempo salement efficace de Deadbeat Summer. Celui-ci s’impose comme un tube estival capable de faire vibrer uniformément à la manière d’un balancier tout un régiment de jeunes gens à mèche luisante mais aussi, insoupçonné, la ménagère de 50 ans retrouvant ses racines quelques peu underground.
Après quelques exhalaisons euphoriques, on renoue avec l’enchantement analogique du synthétiseur sur 6669 (I don’t know if you know), morceau apaisant sorti tout droit d’un inconscient riche sous substance enthéogène qui concorde très bien avec un Should have taken acid with you au beat démesuré et frénétiquement addictif. On sort de cette expérience avec une énergie débordante mais apaisé et surtout, une furieuse envie de réitérer.
Quelques liens pour vous faire une idée plausible :
http://www.youtube.com/watch?v=qlJ27Dcv4fc
http://www.youtube.com/watch?v=PuE8DZVwHkM
http://www.youtube.com/watch?v=3Jma6Ojg2Vg
Bonne écoute à tous !