Hell-oh,
Deaf Center est norvégien, c'est Red qui sera content (à moins qu'il ne connaisse déjà), et ce projet d'ambiant/musique concrète/contemporaine du duo Erik Skodvin et Otto Totland pourrait bien en intéresser plus d'un, en particulier sur leur dernier album en date, Pale Ravine, inspiré, pour quoter leur myspace, par les "old silent 8mm film reels and historical architecture".
http://www.myspace.com/deafcenter
L' "essence" de cette musique tient dans une spatialisation musicale, muette, d'endroits matinaux ou crépusculaires, et d'histoires s'y déroulant, mêlant prises de son "environnementales", rythmiques glitch, profondes nappes d'ambiant évolutif, drones liquides, fils de mélodies aux piano dans la même fraîcheur grave qu'un Eric Satie ... pour une architecture riche, dense, dont la mouvance s'enrichit toujours plus à mesure que le morceau se déroule, pour une esthétique de la promenade aux bords des lacs ou des lisières, de la contemplation recueillie et silencieuse.
Le début du premier morceau, pour ceux qui connaitraient l'américain Wiliam Basinsky, m'apparaît comme une sorte de clin d'œil au début du très minimaliste "The Disintegration Loops", ce loooooong enregistrement sur bandes magnétiques se dégradant au fur et à mesure, lequel, ensuite enregistré sur supports numériques, voient ses sonorités se désagréger peu à peu.