Je suis en train de me réécouter pour la n-ième fois Irrlicht; j'étais passé un peu vite sur les débuts de KS, préférant entrer par les grandes portes "Moondawn" et "X", plus mélodiques, construits et séquencées, mais nom de dieu, le teneur en trip de cet album équivaudrait presque à celle du Zeit de TD, avec un matos pourtant réduit ! J'adore la manière dont Schulze triture ce vieil orgue imposant pour en faire surgir des temples fantomatiques, dérivant dans le vide, et dont les colonnes (qui ne portent plus que l'air et l'angoisse d'un mystère persistant), s'écartent à l'infini les unes des autres sans rompre leurs invisibles liens... ne laissant, dans l'intervalle, qu'un horizon intemporel...