Le bon vieil ennui des soirs de vacances nous pousse bien souvent à perpétrer des actes irréparables, mais pourtant formateurs. Voilà que dans cette logique inéluctable, je me suis aperçu hier soir en train de regarder cet ignoble opéra sur mezzo. Toute cette chinoiserie odieuse, cette juxtaposition de répliques miéleuses, les pseudo-grands moments, j'ai tout vu passer sous mon nez en une seule soirée. Je n'en suis bien évidemment pas ressorti indemne, et je souffre encore des terribles séquelles de la nuit dernière. Ce monsieur Puccini n'est en réalité qu'une ignoble bête de foire bien incapable de concevoir une oeuvre structurée. La progression pseudo-atonale n'est en réalité qu'une mascarade loufoque de musicologue du dimanche pour un le mélomane qui tendra soigneusement son oreille. L'orchestration également risible souffre de sa pseudo-modernité. Les passages de sentimentalisme féminin des cordes sont bien plus agréables, il faut savoir se cantonner à ce que l'on sait faire, et ne pas jouer aux alchimistes. N'est pas Wagner qui veut.