Sincérité, voilà ce que sont les cantates de Bach, elles sont une photographie de l’homme dans sa vivacité quotidienne, elles sont ce qui nous rapproche le plus de ce qu’il fut.
C’est ici que son génie se manifeste dans sa plus belle clarté, cette maitrise qui lui fait couler sur le papier impromptu, un assemblage vertigineux de lignes d’une prodigieuse hardiesse, n’importe qui, et l’on peut le constater en lisant les cantates de ses confrères se serait lassé à devoir sans cesse nourrir un genre finalement hybride et monotone.
Outre la sincérité et la profondeur de son engagement, ce qui saisit quand on compare les graphismes de ses œuvres avec celles de ses contemporains, c’est la différence de complexité. Kuhnau, mattheson, Telemann et même Haendel…qu’ils sont simple, qu’ils vont vite ! Avec Bach nous sommes astreints à faire attention, on est porté au plus haut de soi. Il pousse le détail et ne perd jamais de vue la puissante architecture de l’ensemble, ce qui impressionne, c’est la condition dans laquelle son génie s’éveil, plus celui-ci est contraint par des règles, plus il se révèle d’une incroyable grandeur.
La beauté de son écriture musical n'a pas son équivalent, tout est courbes, volontiers ornemental et d'une netteté parfaite. Tout est belle harmonie, les barres qui groupent les croches épousent leur dessin, elles ne piquent pas et cela seul suffirait à démontrer l'erreur d'une interprétation carré.
Imaginez-vous l'homme, non pas avec cet air sérieux qu'on lui attribue aujourd'hui avec bien trop de facilité, mais imaginez le jouant au clavecin avec ses enfants qu'il aimait tendrement et qu'il chérissait.
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On efface pas un topic comme ça, sans aucune explication, surtout si celui-ci respecte la charte. 