Mince alors. Moi qui ne voyait dans le premier prélude du premier livre du clavier bien tempéré de Bach qu'un portique introduisant harmonieusement les 23 cycles de prélude - fugue à venir. Derrière le tissu arachnéen de ces arpèges inlassables je ne voyais qu'une base structurelle, un balancier huilé pour rythmer tout le CBT.
Mais quand je vois Grimaud si proche de l'extase, quand je vois dans ses yeux l'âme qui s'envole je me dis que je n'ai rien compris. Qu'il y a tellement plus derrière ce prélude minimaliste, dessin trop grand devant lequel mon esprit étriqué ne peut prendre le recul suffisant pour l'apprécier.
Je me sens tout sauf artiste quand j'entends Grimaud 
http://fr.youtube.com/watch?v=5GQb0ilTpIg