( note : Ellegarden est un groupe de rock Japonnais )
La rumeur courant depuis 3 jours que, suite à un procès perdu, le groupe ELLEGARDEN allait peut-être devoir changer de nom, il était temps de faire la lumière sur cette affaire.
Tout commence quand le groupe lance des produits dérivés, dont des T-Shirts, estampillés du diminutif du groupe : "ELLE". L´idée devait être bonne car les items se vendent assez bien et tout le monde semble y trouver son compte : le groupe, le label, les managers et les fans. Enfin presque tout le monde, car quelqu´un qui n´aime pas qu´on marche sur ses plates-bandes voit cette idée d´un assez mauvais oeil.
Cette tierce personne, c´est l´entreprise Hachette Filipacchi Médias, S.A., qui n´est jamais que le plus grand éditeur de magazines au monde, ainsi qu´une filiale de premier plan à l´échelle internationale au sein du très puissant groupe Lagardère Media. Or il se trouve que Hachette édite entre autres le célèbre magazine féminin ELLE.
Mais il n´y a aucun rapport entre des produits dérivés d´un groupe indies japonais et un magazine féminin français me direz-vous ? Et bien en fait si, et c´est là d´où vient le problème ! Pour être exact, en prospère entreprise de media ayant des intérêts à l´international et suffisamment de moyens pour protéger ses ambitions, Hachette a non seulement déposé les marques de ses publications, mais a également déposé l´utilisation de ses marques pour des produits dérivés dans de nombreux domaines... incluant, entre autres, les T-Shirts ! De plus, comme toute filiale de multinationale digne de ce nom, Hachette peut s´offrir les moyens d´une foultitude d´hommes de loi pour faire respecter ses copyrights et droits d´exploitation.
Ce qui nous amène à ELLEGARDEN et ses T-Shirts et autres accesoires. L´éditeur du magazine attaque Growing Up (qui produit ELLEGARDEN au Japon) en justice pour usage illicite d´une marque déposée, et demande que les objets incriminés soient immédiatement interdits à la vente. Mais plus impressionnant, l´obligation de changer de nom de groupe, car ce dernier porte bien evidement le mot "ELLE". Le directeur de Growing Up se défend alors, soulignant qu´il s´agit bien de deux marques différentes, que le "ELLE" en tant que raccourci de ELLEGARDEN a été utilisé en tant que marque depuis 2003 au Japon, et ce uniquement dans le cadre d´activités musicales ainsi que des domaines connexes et en aucun cas dans des domaines liés à la presse magazine. Le porte-parole du groupe ajoutera en interview que l´utilisation de contractions ou de diminutifs est un processus courant dans l´archipel, qu´un groupe punk n´a rien à gagner à jouer l´ambiguïté avec un magazine féminin et que le public sait d´ailleurs parfaitement faire la différence entre les produits dérivés des deux.
Seulement voilà, au final le tribunal tokyoïte en charge de l´affaire a tranché il y a quelques jours en faveur de la filiale de Lagardère, estimant qu´il y avait bien violation de sa marque. Bilan des courses ? Plus de peur que de mal puisque le groupe s´en tire avec l´obligation de retirer de la vente les produits estampillés "ELLE", ce qui représente certainement un manque à gagner, mais en aucun cas insurmontable surtout si le label n´a pas eu à payer de compensation financière comme les annonces officielles le laissent supposer. La direction de Growing Up a par ailleurs été obligée de se fendre de quelques communiqués pour rassurer les fans et les partenaires d´ELLEGARDEN et s´excuser de tout le tracas que cette affaire avait pu leur causer.
Ca devient grave là
Obliger des groupes à changer de nom parce que des lettres dans le nom du groupe appartiennent à une firme connu 
Attention, dans quelque temps on aura droit à une plainte de la firme Final Fantasy ( FF ) visant à demander la suppression du nom du groupe Fonky Familly ( FF ) 