Une superbe analyse de ces textes
http://www.rap2k.com/one/index.php?showtopic=37735&st=0
Qu´en pensez vous ?
Conneries...
mais si booba me deplait pas trop, ça serait bien reducteur pour le rap FR que de dire ça
Fuzati ![]()
"Booba meilleure plume du rap français ?"
Parce qu´il sait écrire ? ! ? !
![]()
vous arrivez à cliquer sur un lein desfois ?
La critique est facile mais l’art est difficile, il faut rendre à césar ce qui est à césar et à booba ce qui est à booba. Inclassable, on a tendance à sous estimer l’ourson, certains sur ce forum le traitent de bidon, de rappeur de merde pour skyrock, alors qu’ils n’ont même pas fait l’effort de réfléchir deux secondes sur les rimes de Booba. Alors je vais leur mâcher le travail, pour leur montrer « de quoi il est capable ».
Du rap impressionnisme. Je ne sais pas de qui est la formule, mais elle est bien trouvée : c’est exactement çà. Une des raisons pour lesquelles booba peut être si sous estimé, c’est parce qu’aucun de ces morceaux ne développent un thème précis en particulier, à tel point qu’on dira souvent que c’est un rapper sans thème. Faux. Booba a des thèmes de prédilection, mais il les découpe en plusieurs morceaux, les mélange en un tout, qui forme un album. C’est à l’auditeur par la suite de reconstituer le puzzle, et de se dire à chaque rime : « il en a déjà parlé, cette rime m’en rappelle une autre. » Je ne citerais pas d’exemple précis ici, il suffit de lire les paragraphes suivants pour remarquer ce jeu ‘d’appel de rime.’
Il en résulte des phrases juxtaposées qui n’ont parfois rien à voir les unes avec les autres lorsqu’on se borne à vouloir les relier sur le moment, mais qui s’imbriquent les unes dans les autres si l’on prend un peu de hauteur : comme un tableau impressionniste, les morceaux de booba sont à comprendre dans leur ensemble : plus on s’éloigne du tableau plus il devient clair, plus on s’en rapproche et plus on perçoit ce tableau sous forme de petites touches : chez booba, les petites touches qui constituent les morceaux sont des punchlines, des punchlines et encore des punchlines.
Le don des images
C’est la que booba fait la différence avec les autres : c’est sa capacité sidérante à trouver des images marquantes qui s’impriment sur la rétine en une seconde et qui nous font comprendre ce qu’il veut dire. La liste est longue et non exhaustive, je ne vais pas les citer ici il suffit d’écouter toute sa discographie. Booba a la capacité d’exprimer en une phrase ce que dira un rappeur « normal » en un couplet (« ma première parole sera ma dernière, repose en paix » : en 6 mots, booba explique que son discours restera le même quoi qu’il arrive et il parvient en même temps à ajouter une allusion à une des phrases qu’il affectionne « les premiers seront les derniers »). Il semble avoir parfaitement compris que 3 minutes 30, c’est extrêmement peu pour exprimer tout ce que l’on a à dire, et qu’il ne faut du coup pas tourner autour du pot : Enfance insalubre, comme un fœtus avec un calibre. Pas le temps d’expliciter pourquoi l’enfance est insalubre, booba envoie une image direct dans le nerf optique, un fœtus, un calibre, le tout sur un jeun de sonorité (n’oublions pas que tout cela est rappé).
Un très bon exemple de ce rap – impressionnisme fondé sur la puissance des images, c’est une rime de « garde la pêche » : « je suis meilleur que Molière, tatoué sans muselière » En 8 mots, booba mélange 3 thèmes tout en signant une superbe assonance (meilleur Molière muselière).
Etre meilleur que Molière, c’est un hyperbole pour mettre en lumière son talent, tout en s’attaquant à une figure emblématique de la littérature française : Oserai t-il mettre le rap sur le même plan que les comédies de Molière ? Le tatouage, c’est l’appartenance à son milieu, voire une référence à l’esclavage de ses ancêtres (thème récurent chez l’ourson). Comprenez donc : je suis meilleur que Molière et pourtant je suis de ceux qui sont tatoués (Une marque d’infériorité par rapport aux amateurs de Molière visés ici). Enfin, Booba se compare à un chien par la métonymie de la muselière : mais un chien dangereux, qui n’a pas de muselière, qui est donc mal encadré, imprévisible, et par-dessus tout hors la loi ( oui oui un rott sans muselière c’est illégal en lieu public). Avouez que dire tout çà en 8 mots, c’est quand même une performance.
La jeunesse des banlieuesThème ultra classique, les rappeurs sont modestes : ils parlent que de ce qu’ils connaissent.
Sur ce point, booba est assez pessimiste évidemment, mais il parvient à trouver un juste milieu entre « c est la merde dans la banlieue au secours » et « la banlieue c est chez moi, viens pas si tu veux pas t’prendre de balles ». Alors, les jeunes des banlieues ? « Une clique de barbares on va tous y passer ». Conscient, presque impuissant, Booba retranscrit l’univers oppressant de la banlieue à travers de nombreuses images : « le ciel joue à cache cache, le destin se fait vieux, couleur ébène » Phrase qui rappelle : « lunatic au microphone c’est l’Amazonie, si tu kiff pas. » Le monde que décrit booba est comme l’Amazonie où les arbres sont si hauts qu’on y voit plus le ciel. Pour matérialiser l’agressivité de la banlieue, booba ne peut qu’utiliser l’arme a feu : « Boulogne dôme de la boucherie, Sans ratures »« on sert la main à des canons sciés » « tous les blocks ont leurs glocks sous les doudounes, temps mort » Toujours la force de l’image, ici une sorte de branle bas de combat, où tout le monde est près, l’arme à la main. La conscience de la situation, booba l’a depuis ses débuts : « M´parle plus d´école, je sais qu´les refrés déconnent
Préférèrent fumer d´l´herbe et emmerder la B.R.B , Le crime paie » Fumer de l’herbe : une manière de tuer le temps : la banlieue de booba semble attendre, se chercher une occupation et finalement être complètement inutile : « ils se lèvent le matin mais juste pour pisser ; pas le temps pour les regrets » « le crime ça occupe , la lettre» « fume du hash pour mourir, fume du hash pour guérir, couleur ébène ». L’homme décrit ici cherche désespérément à s’en sortir, et guérir ici en l’occurrence c’est mourir…La drogue omniprésente dans le monde de booba ( et du rap en général, je n’ai jamais dis que le thème était original, c’est la manière de le traiter qu’il l’est.) Qu’elle soit désirée ou non (« il a beaucoup neigé, des flocons de coke sur le duffel coat , Sans Rature » « pour écrire la drogue m’est essentielle ») peut avoir des effets (relativement) positifs : « si j´hésites c´est qu´une une boulette bloque l´automatique » Que dire sinon qu’on nous fait le tableau d’une jeunesse perdue et manipulable (« j’ai demandé ma route au mur il m’a dit d’aller tout droit »)désoeuvrée noyée dans l’alcool et la drogue (« je perds mon temps avec des pite sneck,noyé dans du sky sec a goûter les variétés d´shit »)… jeunesse qui se veut menaçante mais plus par fierté que par méchanceté brute (« on dit que la vie des jeunes de rue et dure mais qui tu blâmes ? Ou est le drame j’ai pas besoin de tes larmes ») (« qui veut la paix prépare la guerre je te le rappelle, destinée ». Et puis c’est la lassitude, l’indifférence qui triomphe : « Tous fatigués de racailler, tu comprendrais si t’y été, têtes brûlées » « On est les plus divisé du monde »
« Dans les villes du 9zedou face à face que des regards froids il n’y a pas de yeux doux » Pourquoi ? Parce que ici « seul le crime paie » ce n’est pas une apologie du crime c’est plus un constat, une résignation : prendre le système comme il est et tout faire pour s’en sortir. Vivre en tant que jeune de la banlieue pour booba c’est comme « pousser comme une ortie parmi les roses et ils sont trop alors j’appelle mes khos les ronces, ma définition) Accepter sa situation et y remédier. Booba connaît tous les dangers de la rue : « la rue t’élève et te tue, ma définition » mais la rue a un pouvoir d’attraction qu’on ne peut éviter : « la rue te fascine la rue te calcine ». Booba parle t’il d’un destin inévitable ? Réponse, en images : Comment ne pas être un pitt bull quand la vie est une chienne ?
Tu es très facilement influençable...
On peut faire le même genre d´analyse avec les chansons de Pascal Obispo.
cette analyse est tout à fait crédible je vois pas où je suis "très facilement influancable"...
moi booba je le vois mieux avec une plume dans le derierre que dans les mains ![]()
Le mec doit être vraiment fan pour pondre un tel pavé destiné a convaincre ses détracteurs que Booba n´est pas un guignol...
Pour Temps Mort, je suis d´accord, Pantheon c´est bidon, Ouest Side est très juste, et les nouveautés d´Autopsie 2 (Garcimore) sont complètement bidons.
Ce genre d´analyse est un ramassis de bêtises, juste bon à trouver des métaphores là où il n´y en a pas, et a chercher une leçon de morale là où il n´y a que du vent.
Donne moi un dico, trois chansons de Dalida et 3 heures, et j´te fais un décryptage facile, prouvant que "Bambino" décrit en réalité le quotidien des habitants des pays en voie de dévellopement d´Amérique Centrale, confronté à un désir de modernisme et de liberté sexuel, mais en opposition avec la présence encore forte du Clergé et de valeurs tel que l´Honneur de la famille et le Travail pour servir à la Société...
Le tout avec grands mots et tout le bataclan...
Etudiez les textes de Vakill
"Y’all can’t be serious, Vakill’s like Columbians sittin’ in a circle/my name has a dope ring to it" ![]()
oh putain la typique analyse bidon d´un artiste... Franchement tout le monde peut faire ca avec n´importe quoi, avec les mots qui vont bien et des analyses bidons je peut te prouver que Rocky 4 est un film intellectuel ...
Et yen a encore pour croire des trucs comme ca ... Booba fait ses textes comme il peut, et je doute qu´il pense a des trucs comme ca quand il le fait
"Les femmes
Tradition oblige, la femme joue dans le monde de booba le rôle de… pute. Les femmes dans les cités sont souvent stéréotypées, mais ce n’est pas booba qui les sortira de là : Il décrit ce qu’il voit, c´est-à-dire des « tass » : « J’aime bien les tass mais je veux pas dire à mes gosses que elle aiment les grosses voitures et les grosses queues ». C’est presque une insulte d’être une femme si l’on se réfère au nombre de fois où il féminise ses adversaires masculins.
Ce n’est pas vraiment du sexisme, il vous répondra sans doute qu’il ne respecte pas les filles qui ne se respectent pas elles mêmes : « si t’es sérieuse t’es ma meuf sinon t’es ma pute. Garde la pêche»"
Le mec qui a fait le truc est vraiment fort quand même, jamais vu autant de conneries ... ![]()
mattez les commentaires des gars qui ont certainement rien pigé au texte mais qui aiment quand même !! Ils doivent se dirent "ah oé il ya pleins de mots compliqué, en plus c´est pleins de trucs a lire ouua c´est intellectuel, donc booba aussi" ![]()
idem booba c´est un gros looser qui se la raconte alors que c´est un fils a papa pété de thune
je trouve que c´est parfois un peu trop poussé mais c´est souvent vrai, libre à vous de ne pas y croire...
Comment peux-tu savoir que c´est vrai ?
Même si il y a une argu´ solide, ce n´est qu´une analyse extérieure. Si tu avais suivi le processus d´écriture et de composition des chansons, au plus près de Booba, je ne dis pas. Mais ici, ce n´est qu´une analyse de fan, ne se basant que sur une interprétation divergeante.
Booba meilleure plume du rap français ?
non!!!!