certains pourraient beaucoup aimer...voilà,toujours dans l´optique de précher la bonne parole^^,la chronique de Obskure (qui qualifie la musique d´electro pop sombre se ramassant la modique note de 90%...)
"Morthem Vlade Art, depuis le départ, n’a eu pour combat que l’épure, jusqu’à parvenir à des phrasés musicaux quasiment abstraits, électroniques et minimaux. Ses deux derniers albums ("Antechamber" surtout, puis "Photography in things") conservaient certes des arguments rythmiques mais avaient glacé le paysage pour faire le groupe s’évader (définitivement ?) de ses ambitions orchestrales originelles. On sentait alors MVA accomplir le désir de donner à sa musique une dimension plus cérébrale.
"Absente terebenthine" retourne à une écriture plus physique, car plus "rythmique" : il présente une respiration dans la progression électronique de Morthem Vlade Art, un sursaut du coeur qui fond la "cérébralité" du duo dans un songwriting éclairé, lequel donne à entendre des titres ressemblant davantage à des… chansons. N’allez pas croire que le groupe ait perdu de son second degré ou de sa superbe : l’expérimentation et le décalage font toujours partie du paysage (les troubles instrumentaux "Dancing without learning" et "Blessingaway"). Mais MVA renoue avec les corps et met en scène, au cœur d’un décorum assez aéré, la voix extraordinaire (on ne trouve plus les mots, à ce niveau) de Gregg Anthe ("Absente terebenthine", "E-clipse", "Far away from me"). L’électronique, typée, mêle plus que jamais ambiances veloutées ou teintées au gris à des couches parasitaires, formulant une chimie de l’aller retour : rugosité, liquidité des textures.
MVA ne renonce pas au groove bâti sur le dernier album ("Paranoia", basse en sursaut pour electro-pop existentialiste : bondissante, et torturée par les guitares). Le disque, ci et là, sursaute. Comme la vie. Mais les textes d’Emmanuell D. dépassent la quête du sens, lui préfèrent souvent le mystère ("Zone"). Essence intouchable : Morthem Vlade Art assume aujourd’hui, plus que jamais, une écriture en demi-teinte et paradoxale, qui bouscule l’électronique ("Flow", rythmique en dérangement pour déliquescence progressive) tout en lui laissant installer les schémas desquels l’organe devra se démêler.
Pris dans le labyrinthe, Gregg Anthe se débat, cherche la voie. Emmanuell D., elle, a planqué la clé. Si les mélodies s’affirment, la solution de l’affaire s’éloigne. Dangereusement."
Possibilité d´écouter deux titres là:
http://www.radioblogclub.com/search/0/morthem_vlade_art
excellent...