Je voulais préciser que Sean Paul n’est pas un artiste hip-hop, mais bien un pur produit de l’école dancehall jamaïcaine. Il est né en 1975, d’une maman chinoise, peintre, et d’un père portugais, le jeune Sean passe son enfance dans une famille aisée de Kingston, ce que certains lui reprochent encore aujourd’hui (autant dire que ce sont d´infâmes connards). Il étudie dans un collège prestigieux ce qui se ressent dans ses lyrics et passe un diplôme dans une bonne école de commerce. Parallèlement à ses études studieuses, il pratique très tôt le sport à un haut niveau. Il représentera la Jamaïque dans des compétitions de natation ou de water-polo. Mais la véritable passion de Sean Paul, c’est le reggae. Ses influences sont multiples : Papa San et Lieutenant Stichie, Bob Marley ou Shabba Ranks. Il présentera certains de ses lyrics aux membres de Third World qui l’encourageront à persévérer dans cette voix. Mais c’est sa rencontre avec Jeremy Harding qui est importante. Ce dernier est en effet le boss du label 2 Hard Records et producteur de riddims. Il va ainsi proposer au jeune Sean Paul de poser un titre sur le Fearless riddim. Cela donnera le titre « Baby Girl », qui sera son premier tube. Mais conscient des progrès qu’il peut encore faire, il intègre le Dutty Cup Crew au sein duquel il fera ses armes. C’est en 1998 sur le Zim Zimma riddim, toujours produit par Jeremy Harding, qu’il va avoir son second gros tube, et son premier international. Son titre « Infiltrate » va rentrer dans les playlist des radios du monde entier. Plusieurs producteurs vont ainsi proposer à Sean Paul de poser sur leurs riddims. Parmi eux on peut citer Tony Kelly (Bookshelf riddim), Richard Browne (Intercourse riddim)… c’est l’époque où il va travailler en do avec Mr Vegas (Hot Gal Today) ou encore le rappeur DMX. (Top Shotta). D’une manière générale, Sean Paul écrits des textes qui légers et qui parlent de drague, de sapes ou de soirées. C’est le remix de « Hot Gal Today » sur le Punany riddim qui va installer l’artiste en haut des charts des radios US avec son album « Stage One ». Malgré ce succès, il ne prend pas la grosse tête et reste roots Il travaille en effet sur des titres en Jamaqiue que cela soit pour des labels comme Shocking Vibes ou Penthouse.